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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 08:00
Le 8 novembre 1942, les armées US et anglaise débarquèrent en Afrique du Nord, à Casablanca et Oran notamment, afin de préparer le débarquement de 44 en Normandie. C'était l'opération ",Torch".

Le 8 novembre 1942, les armées US et anglaise débarquèrent en Afrique du Nord, à Casablanca et Oran notamment, afin de préparer le débarquement de 44 en Normandie. C'était l'opération ",Torch".

C’est Jill Bill qui pilote ce 123ème jeudi en poésie pour les Croqueurs de mots : sujet libre pour moi (Hommage à Robert Bonneton)

 

C’était un ami de mon père

Trop jeune pour mourir à la guerre

Quand l’Armée US débarqua

Sur les plages de Casablanca

 

Depuis déjà plusieurs semaines

On en avait la bouche pleine

Il avait décidé d’en être

Ne pas attendre à la fenêtre

 

Conscient de vivre une page d’histoire

Qui aiguillonnerait sa mémoire

 Il aimait traîner au dehors

Dans sa poitrine ça cognait fort

 

Et, fasciné,  sur la jetée

Il allait souvent se poster

Obnubilé par l’or du phare

Par ses faisceaux  dans la nuit noire

 

Il frissonnait, s’impatientait

Vers l’horizon les yeux plaqués

Scrutait le ballet des étoiles

Rêvait parfois d’une grand’ voile

 

Jusqu’au soir où il avisa

Un scintillement bien trop bas

Pour s’être étourdiment coupé

Du tourbillon d’argent lacté

 

Une lueur, puis deux, puis trois

Et à cent, son cœur explosa

Il détala, les joues en feux

Hurlant, beuglant : « là, ce sont eux ! »

 

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 10:00
LEZARDER ENTRE OMBRE ET LUMIERE

 

Je me dis qu’il serait bien agréable parfois de me reposer  sur un banc, la tête au soleil protégée par un chapeau de paille. Je laisserais le vent malmener ma tunique rutilante et soulever le crin de ma chevelure. J’étirerais mes pieds nus dans mes tongs. J’attendrais que la journée s’écoule molle et prévisible, uniquement lestée de lumière et d’obscurité passant sur moi comme l’ombre d’un parasol. Je ne penserais à rien, pas même que l’insolation me guette. Les champs fraîchement tondus indiqueraient qu’août touche à sa fin. L’air serait moins lourd et  plus frais que ces derniers jours. Un lézard poursuivrait sa course folle sur le muret derrière moi en se faufilant sous mes épaules. Le chatouillis d’un papillon butinant mon corsage me troublerait délicieusement. Serais-je donc animée, vivante ?

Et je retomberais en léthargie jusqu’à l’automne, jusqu’à ce que mon costume flétrisse et tombe, laissant ma carcasse de fer rouiller sous le gel et la pluie.

 

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 08:00
DEFI 122: LA REGLE DU JEU
 

Poésie pour le défi 122 chez les Croqueurs de mots : sujet libre

 

A un mois du grand jour nous hissons les couleurs

C’est à nous que revient ce fantastique honneur

Les reflets de nos parures étincelantes

Ont séduit une foule enthousiaste, rugissante

 

La ferveur d’un pays, son hymne et son drapeau

Le Brésil affiché en nuances sur le dos

Nous attendons que juin se prépare et décolle

Pour déployer nos ailes et prendre notre envol

 

Il y aura c’est promis bataille et concurrence

Des oiseaux décidés à mettre de l’ambiance

Mais ceux-là ne saurons que courir ou marcher

A l’aide d’un ballon virevoltant à leurs pieds

 

Nous sèmerons hourras, bravos, feux artifices

Mettrons les cœurs en joie peu avant le solstice

Donnerons coups de bec, imposés en un lieu

Où goals et échecs sont la règle du jeu

Poésie pour le défi 122 chez les Croqueurs de mots : sujet libre

 

A un mois du grand jour nous hissons les couleurs

C’est à nous que revient ce fantastique honneur

Les reflets de nos lames pures,  étincelantes

Ont séduit une foule enthousiaste, rugissante

 

La ferveur d’un pays, son hymne et son drapeau

Le Brésil affiché en nuances sur le dos

Nous attendons que juin se prépare et décolle

Pour déployer nos ailes et prendre notre envol

 

Il y aura c’est promis bataille et concurrence

Des oiseaux décidés à mettre de l’ambiance

Mais ceux-là ne saurons que courir ou marcher

A l’aide d’un ballon virevoltant à leurs pieds

 

Nous sèmerons hourras, bravos, feux artifices

Mettrons les cœurs en joie peu avant le solstice

Donnerons coups de bec, imposés en un lieu

Où goals et échecs sont la règle du jeu

Poésie pour le défi 122 chez les Croqueurs de mots : sujet libre

 

A un mois du grand jour nous hissons les couleurs

C’est à nous que revient ce fantastique honneur

Les reflets de nos lames pures,  étincelantes

Ont séduit une foule enthousiaste, rugissante

 

La ferveur d’un pays, son hymne et son drapeau

Le Brésil affiché en nuances sur le dos

Nous attendons que juin se prépare et décolle

Pour déployer nos ailes et prendre notre envol

 

Il y aura c’est promis bataille et concurrence

Des oiseaux décidés à mettre de l’ambiance

Mais ceux-là ne saurons que courir ou marcher

A l’aide d’un ballon virevoltant à leurs pieds

 

Nous sèmerons hourras, bravos, feux artifices

Mettrons les cœurs en joie peu avant le solstice

Donnerons coups de bec, imposés en un lieu

Où goals et échecs sont la règle du jeu

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 08:00
DEFI 122: JEUX DE MOTS LAIDSDEFI 122: JEUX DE MOTS LAIDSDEFI 122: JEUX DE MOTS LAIDS

Défi 122 : Cétotomatix pour les Croqueurs de mots : jeux de mots laids et autres proverbes

 

En petits filous

Comme ils se chamaillent

Et foncent partout

Où que la canne aille !

 

Vous rugissez et je me borne

A vous faire entendre raison

 Alors mes six lances se heurtent

A un mur d’incompréhension

 

C’est une gamme de bijoux

Comblant toutes les natures

Car il est vrai, entre nous

Que l’argent brille et l’or dure

 

 

 

 

 

 

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 08:00
ROSES DE PRINTEMPS

 

Si elles choisissent le printemps

Et s’épanouissent en peu de temps

C’est qu’elles préfèrent la fraîcheur,

Le  vent léger, la douce torpeur

 Des jours timides, des ciels humides

La rosée qui  déplie les rides,

Aux lueurs vives de l’été

Aux  heures longues empoussiérées

Dans la lumière nue elles dansent

Vertige, éclat et  transparence

Retroussent leurs jupons volants

Frêles  demoiselles de French cancan

Voyez les chats qu’elles ensorcèlent

Tels Paradis artificiels 

Car la caresse de leurs pétales

Enivre et retient en vassal

Comme doigt souple, long et fin

Le plus rebelle des félins

 

 

 

 

 

 

 

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 10:00
A LA CAMPAGNE

J’aime le soleil quand il brille sans chauffer et ne m’oblige pas à cligner des yeux. Il est juste posé dans le ciel pour m’inciter à sortir et parcourir la ville, les champs, ou longer la rivière. Il illumine mes dimanches après-midi. Des papillons blancs guident mes pas en voletant au-dessus des herbes et des épis bordant la rive. Le vent dans mon dos porte les voix des enfants, et la course des voitures depuis la route. Le carillon de l’église domine un silence jusque-là rythmé par mes baskets foulant sol humide. Je suis seule. Pas tout à fait, il y a les vaches derrière les barbelés de l’enclos. Elles me suivent en troupeau, de loin. Leurs sabots martèlent bruyamment le terrain de pâture. L’une d’elles, plus curieuse, plus hardie, se rapproche pour me faire admirer son tatouage à l’oreille. Elle s’éloigne alors que j’approche ma main de sa tête aux yeux doux. Le ciel s’assombrit tout à coup, les nuages moutonnent et mangent les couleurs. En gloutons. Je les vois se précipiter dans l’eau dont ils troublent la transparence. On dirait qu’ils s’y concentrent tous un instant, puis le soleil luit de nouveau.

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 18:38

chartres beauval et paillart avril 2014 037

 

 CHUT!

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 10:00

 

cafe-1.jpg

Edward Hopper: Automate

 

 

 

Soleil d’après-midi déversé dans le cou

Assise à la terrasse elle s’ennuie de vous

La main sur une tasse et l’autre bien à plat

Elle tressaille au contact glacé du formica

 

Tout contre la soucoupe, un livre qu’elle ne lit pas

Les poussières de la ville ont terni son éclat

Et son visage las trahit de l’amertume

Son regard est noyé quelque part dans la brume

 

A la table voisine un homme lui sourit

Elle soupire et se cabre tandis que ses yeux fuient

Les cloches de l’église agressent sa mémoire

Le bonheur se dérobe, peut-elle encore y croire ?

 

Chevalier sans armure, elle a jeté l’épée

Et les bras écartés, ôté son bouclier

C’est votre botte en touche qu’elle attend résignée

Vous êtes en retard, l’avez-vous oubliée ?

 

 

 

 

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 10:00

 

08-01-2014-4630.JPG

 

Ce dont je rêve en ce moment c’est une table en bois, face à la mer. Je viendrais m’y installer dès le matin, quand le soleil caresse la peau plus qu’il ne la brûle.

Le vent pousse un souffle tiède qui  m'enveloppe les épaules. J’ai devant moi un jus de mangue et un colibri tout vibrant,  le bec plongé de dedans, et dans une assiette, de l’ananas en tranches et des groseilles pays. J’ouvre ma thermos, mon café a  le goût de la terre brune et vanillée de la Maison Chaulet. J’y plonge un morceau de sucre de canne blonde et parfumée. Les vagues ont la langueur des îles et se déposent en s’étirant sur le sable dans un chuintement d’écume. Il n’y a personne sur la plage à cette heure, à part quelques pêcheurs qui s’en vont au loin placer leurs casiers à langoustes. La mer déroule ses couleurs, métallique et froide à l’horizon, bleu roi puis vert émeraude et transparente sur le sable. Je n’ai pas la force de me lever et de me tremper les orteils, je n’ai pas envie de me soustraire aux rayons qui filtrent à travers les cocotiers. Je ferme les yeux, sur une grosse boule rouge comme si le soleil  s’était incrusté dans mes lunettes. Et je les rouvre devant le spectacle irréel d’une voile blanche filant dans le ciel, emportant avec elle mes désirs anesthésiés.

 

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 08:00

Thème libre, pour ce jeudi en poésie chez Cétotomatix pour les Croqueurs de mots

 

cerisiers 

 

Elle réussit chaque année

A  convoquer ses vieux  amis

Qui,  noueux, tremblants et usés

Nous bombardent de confettis

 

Il s’agit de dire aux passants

Combien la vie est une fête

Et de compter avec le vent

Qui décoiffe toutes les têtes

 

Alignés, fiers comme à la noce

Ils visent le trottoir et l’asphalte

Joyeux, polissons et véloces

Ils ne s'accordent aucune halte   

 

Des boutons arrachés aux  branches,

Jonchent les  pieds des cerisiers

L’hiver croit tenir sa revanche

Sur un printemps bien installé

 

Un moelleux amas de pétales

Amortit chacun de nos pas

Le long d’un trajet  rose pâle

S’unir au temps avec éclat !

 

 

 

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