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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 17:41

 

Le casse-tête cette semaine chez Sherry est : nature insolite

 

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Poule et coq dans la baie d'Ha Long

 

Quel beau caquetage dans la baie

On ne s’entend même plus parler

A force de se bécoter

Ces deux- là vont  bien s’étrangler

 

 

 

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Un rocher insolite dans la baie d'Ha Long

 

Quand passe-muraille change de mur

Et qu’il préfère la nature

Pour ses nombreuses aventures

Il garde toujours ses chaussures

 

 

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 10:00

 

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Pour les textoésies de Suzâme : Secrets d'ange ou d'être, plume ou enclume...

...secrets d'enfance et de maturité.

 

Nous étions quatre collégiennes, onze ans à peine

Et souhaitions que, dans la classe, les autres nous aiment

Aujourd’hui on dirait : elles se croient populaires

Se font admirer, toujours prennent de grands airs

 

Nous avions inventé un code très secret

Aucune  ne  devait l’écrire, juste chuchoter

Programmant des réunions, nous faisions le point

Au cours des  récréations, sans aucun témoin

 

Les autres nous suppliaient de leur permettre

L’accès au cercle très fermé de nos « paraître »

Et nos moues d’hésitation, notre grande bêtise

Suscitaient des réflexions, de la convoitise

 

Mais comment révéler que derrière nos soupirs

S’engouffrait un trou béant ; l’art de ne rien dire

Etait une supercherie qui fut découverte

Ce secret était du vent sur une île déserte

 

Nous apprîmes à nos dépens grâce à ce caprice

Qu’un secret non dévoilé laisse des cicatrices

S’il ne peut être divulgué, doigté, prudence !

Le monde doit tout ignorer  de  sa présence

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 10:00

 

Consignes de ABC pour son atelier d’écriture : commencer un texte par : « Au détour de» et le terminer par « Puisqu’il en a toujours été ainsi ! »

 

Au détour d’une visite dans  la Cathédrale Sainte Marie d’Auch, j’ai rencontré Claire. Elle me souriait du haut de ses vingt-deux ans. Je ne sais pas pourquoi je me suis arrêtée pour lui parler. Elle a six ans de plus que moi et je n’ai plus seize ans, je sais, c’est incompréhensible. Elle m’a accaparée. Dans le bon sens, je veux dire, elle a retenu mon attention. J’ai mis de côté ce pourquoi j’étais entrée, l’architecture d’une église, les vitraux, les statues, le sentiment de paix intérieure. Comme une grande sœur, Claire a passé son bras autour de mon cou, mais elle n’a rien dit. Elle  savait mon agacement, l’église et moi, ma réticence à  croire en l’Esprit Saint. Je suis froidement cartésienne, ne crois que ce que je vois. Et c’était elle que je regardais. Elle contait sa vie d’étudiante aux beaux-arts, ses travaux à l’institut Central de restauration de Rome. Une tenue sage, un regard de feu, des joues empourprées, elle ne laissait pas indifférent. Elle semait du bonheur comme d’autres du blé dans les champs. Parce que le blé apporte de la nourriture. C'était sa nourriture à elle, Claire, le bonheur, celui  qu’elle procurait, que l’autre ressentait. Le bonheur est une composante de l’Amour. L’église est le lieu de l’Amour. Je devais prendre le temps de comprendre ça. Si j’étais là, ce jour n’était pas anodin. Si je ne voyais pas grand-chose de cette magnifique Cathédrale, ça n’était pas grave. Ce qui importait était le temps passé avec elle, au cours de l'exposition qui lui est consacrée, alors qu’elle déroulait sous mes yeux les étapes de sa courte vie.

 

C Castelbajac

Claire de Castebajac 1953-1975

 

J’ai rencontré une jeune fille au regard habitéepar le Christ, malgré la maladie et les épreuves. Partie en 1975 elle aurait  eu cinquante-neuf ans aujourd’hui. Son visage franc, la détermination qui s’y affiche, la certitude d’avoir compris que sa jeune vie devait tendre à servir Dieu, m'ont fascinée. Je dois reconnaître qu’en sortant, le ciel m’a paru plus bleu, le soleil plus vif. Certains diront que tout ça c’est de la foutaise. Claire elle-même se moquait des bigotes. Mais la grâce n’est pas uniquement une question de foi. Il arrive que l’écrasant silence alentour devienne une clameur et qu’on s’arrête pour l’écouter. C’est de l’ordre de l’intime, ça ne s’explique pas, puisqu’il en a toujours été ainsi.

 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 10:00

Cela commence dès la sortie de l’aéroport, dès que la route s’ouvre devant le car. La méthode n’est peut-être pas bonne, se projeter  à l’extérieur  quand l’extérieur se cogne aux vitres d’un bus climatisé. Le dépaysement, la plongée dans ce monde, autre, survient comme un décor de Noël. Surprise et émerveillement. Images et clichés  pour de vrai. Mitraillés comme les souvenirs bombardent la mémoire, en vrac. Et dans l’avion au retour, on trafiquera dans sa tête un discours, pour les amis. Les subtilités, les variantes, nord, centre, sud Vietnam, glisseront ensuite dans le récit. Comme  pour Jason Bourne, la mémoire de la peau se livre par saccades. Comme pour Jack Kérouac, l’urgence, la hâte de tout retenir, exister ce n’est que ça, voir, obligent à cogner les mots comme des glaçons dans un verre.

 

Sur la route, rizières noyées ou chevelues, étendues vertes à perte de vue, buffles, zébus, chapeaux coniques trottinant au milieu, véritables banquiers des trésors du pays.

 

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Ca et là, en plein champ, des tombes telles des pagodes miniatures, vous initient en douceur. Manger, vivre, mourir, c’est pareil. En ville dans la moiteur, lacs, pagodes et temples se racontent des légendes avec la grâce policée de l’Orient.  

 

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La pagode au pilier unique à Hanoï

 

Des scooters nombreux, anarchiques, quadrillent les rues comme des croisillons de pâte décorent une tarte.Visite des villes en cyclopousse, au plus près de l’effervescence, de la folie, au ras des camions. Plongée dans la marée toxique des gaz d’échappement. Des autochtones masqués, s’en prémunissent. Des filles se couvrent de la tête au pied, de peur que le soleil ne les noircisse. Ou  bien, dignes et droites elles conduisent leurs scooters comme de fiers destriers. Tiens, ces lycéennes toutes de blanc vêtues, dans le costume traditionnel, sont des papillons de jour à l’allure troublante. On peut aussi charger des paniers, des colis, des gâteaux, édifices périlleux, sortes de tours aveuglantes, et vogue le scooter !

 

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Sur les trottoirs on se restaure. Sièges en plastique, tables basses et soupe Pho, baguettes et vermicelles. On mange tout le temps, beaucoup de légumes et vite, on s’active. Ah la ligne svelte et légère des asiatiques ! La nourriture, nems, riz, poisson, poulet, porc, crêpes, liserons d’eau, champignons, soupe, noix de coco, fruit du dragon, jacquier, mangue…Tant de recettes, de raffinement, peu de graisses, exemplarité diététique.

Le colonialisme est prégnant, s’impose par ses bâtiments de couleur ocre, aux volets verts. Il ne lui reste que cette légitimité-là.

 

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Les marchés font leur folklore au ras du sol. Denrées périssables, viande ou poisson, on chasse les mouches avec des sacs plastiques. Odeurs fortes parfois rances, couleurs, confinement, caractéristiques.

 

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 Ces curieux paniers à balancier, les marchandises tanguent en leur creux. Flottants, dans la lumière étonnante du matin, les marchés du Delta du Mékong, petites villes sur l’eau, charrient pastèques, bananes et patates douces.

La baie D’Ha Long. Paysage grandiose de monts fracassés par la queue d’un dragon irrité. Désordre paisible, colère placide.  Mer verte, rochers couverts de végétation et chauves par endroits, bateaux, villages de pêcheurs, roches aux formes évocatrices, chien, poule, coq, chaussures.

 

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La campagne. Cours d’eau émeraude,  camaïeu d’une verdure luxuriante, fleurs de lotus, nénuphars, papillons noirs, œufs d’escargot, libellules, bourdonnement d’insectes, cris de singes, et au loin des chèvres perchées dans les montagnes, des orchidées pleurant sur leurs flancs.

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C’est l’abord, ce qui reste en premier. Avant l’étude du Feng Shui, du culte de Boudha,  des ancêtres Chams, du communisme D’Ho Chi Min, des guerres d’Indochine et du Vietnam, et du Sadec de Marguerite Duras. Avant d’évoquer Vietminhs et vietcongs. Mais je retiens  surtout, une attitude, une coutume, un comportement ancestral, paysan, digne. Le vietnamien est un homme accroupi.

 

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Ainsi il entretient ses rizières, vend ses légumes, mange la soupe, se poste le soir sur le seuil de sa maison étroite, prie son Dieu. Il est pauvre souvent, vit dans des cabanes en tôle parfois ; son humilité est sa grandeur. Au sol, à terre, sous un ciel souvent bas et gris, il allume un bâton d’encens dont la fumée lui permet de communiquer avec Lui, Tout Puissant, au firmament.

 

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 10:00

Reçue du Sénégal, de la part de Renée

 

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Dans ses yeux de braise  flotte une douce lueur

Coiffure et natte  unique en rehaussent l’éclat

Bijoux ambrés,  boubou virginal,  quelle splendeur !

Sur une peau d’ébène, fantastique apparat

 

 

 

Reçues du Québec de la part de Mireille

 

Carte3

Clin d'oeil à Karl Lagerfeld    

 

Se dérobe aux regards, derrière un éventail

De verdure. Précieux, dresse fièrement la tête

Comme un ténor de la mode ; offre  le détail

De ses tours grises, ainsi qu’un  jabot  blanc d’esthète.

 

 

 

Carte1 

 

Dans Montréal illuminé,

Un carrosse blanc, rouge et doré

Piaffe dans la neige car à minuit

Cendrillon quitte son taudis

Auprès du Prince sera conduite

A rencontré l’amour si vite !

 

 

Merci à toutes deux, dont les cartes font rêver.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 08:00

Pour commenter le tableau de Daumier, sujet de la quinzaine, proposé par Miletune

 

daumier avocats

 

Le sourire en pleine lumière d’une hydre à trois têtes happe le regard. Un sourire décomposé et pourtant harmonieux comme le discours persuasif, éloquent d’un expert du barreau. Chaque visage a l’éclat de la justice, la certitude tranquille du bon droit, et le port de la robe accentue la majesté des traits. Ces têtes pensantes et dodelinant crèvent la toile, on les toucherait presque. Elles demeurent indifférentes cependant, centrées en elles-mêmes, conscientes de leur importance, de leur pouvoir. Une sorte d’orgueil de caste, de clan, ou l’adoption d’une stratégie, une attitude de circonstance.

 Les cravates, les documents portés près du cœur, comme autant de preuves de  foi et sincérité,  offrent à la scène un air de virginité. Voyez comme la bête  se donne et dépense une énergie folle dans la défense du citoyen !  Derrière la porte close dans son dos, l’étendue de son talent s’exprimera tout à l’heure. Elle rencontrera le public, envoutera l’auditoire, c’est presque gagné. Un halo doré, éblouissant se répand  sur ce corps monstrueusement efficace. Et lorsque les têtes seront toutes trois auréolées de lumière, elles tourneront lentement.  Elles nous ferons face, nous fixeront, un rictus carnassier appliqué à l’endroit sacré de la parole. 

 

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 10:00

Voici ma participation aux textoésies de Suzâme dont le thème est : Naissance…un cri, une vie, un être.

 

 

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Il y a des rencontres qui parfois nous surprennent

Le hasard, un contexte, un ailleurs déroutant

La chaleur, la moiteur, un décor envoûtant

Nos désirs  ne sont plus de stériles rengaines.

 

Il suffit d’un parfum ou du chant d’une aigrette

Du souffle chaud du vent le matin dès l’aurore

Et le cœur s’emballe,  et le corps entier d’éclore

Car la vie qui s’y installe, autrement, pour la fête

 

En l’âme exaltée enfle  un écho troublant

C’est un regard critique que l’on pose sur soi

Et l’être alors s’éveille, s’ébroue, donne de la voix

S’époumone et s’agite, comme  fait un enfant.

 

S'époumone et s'agite comme naît un enfant...


 

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 08:00

Le défi de rentrée chez Voilier consiste à laisser naviguer notre imagination sur le thème « Chants d’Encres », à partir d’une bande sonore issue de l’album de Patricia Dallio : « L’encre des voix secrètes », et dont le titre est « Intrigue». 

 

Ce serait un murmure, un chuchotement, un bruit de métal, de porte qui claque, une machinerie qui s’emballe, le début d’une intrigue au cinéma et la bande sonore qui l’accompagne. Ce serait une annonce, un départ, prévenir, indiquer l’imminence d’un danger. Et pourquoi pas un avant-goût du bonheur, du triomphe, du succès…

 

Ce serait une musique d’ambiance au restaurant, et l’évitement des regards constituerait le plat principal, le couple comprendrait qu’il n’en est plus un.

On penserait à  une consultation chez le médecin, à une chaise raclant le sol, avant le diagnostic suspendu au-dessus des têtes.

On imagine un concert, des notes, disparates, échappées des coulisses, prémices d’un show éblouissant.

On se laisse porter, les yeux fermés, allongé sur un tapis, une voix douce s’adresse à nos muscles, nos articulations, nos corps noués.

 

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On déambule dans les salles immenses mises à la disposition d’une exposition d’art contemporain, ferrailles hétéroclites,  blocs de ciments entassés, colorés, agressifs, et fond sonore adéquat.

 Tressaillements, cœur hypertrophié, pupilles dilatées, oreilles bourdonnantes à l’heure du premier rendez-vous.

Ce serait un matin de fin d’été à la campagne, des champs vallonnés,  voluptueux, tondus, se préparant à l’automne, au givre de l’hiver.

Je suis assise à la terrasse d’un café, une fontaine  chuinte sur une place aérée, des voitures circulent avec lenteur, ciel gris ; un souffle d’air chaud dans mon cou,  tournoiement de notes dans ma tête. Un  jeune homme  lit « Les frères Karamazov » à la table d’à côté. Dégringolade de cheveux roux sur les pages.  Comme il est beau !

Je me promène dans un sous-bois en me gorgeant de mûres, je m’assieds sur un banc caché sous les arbres, et la forêt vient à moi, les feuilles, les branches des frênes conversent dans leur langage porté par le vent, la trouée d’eau verte de l’étang vrombit de mille élytres. Un planeur promène sa masse sombre juste sous les nuages, mon regard file tout là-haut vers la dentelle ciselée par le soleil dans le matériau végétal.

 

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C’est la rentrée, la routine, l’agitation nerveuse et stérile. Le renouvellement de tâches devenues lassantes. Un instant encore, à se harnacher de sons comme  d'un bouclier, une protection. Partir, dans le désordre de la pensée. Le monde, cotonneux, perçu comme un chatouillis…

 

 

 

 

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 10:00

 

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POUR MOI LES VACANCES COMMENCENT. JE LAISSE MON BLOG A MIMIE MA PETITE CHATTE. MAIS JE NE LUI  FAIS PAS CONFIANCE. JE VOUS RETROUVERAI AVEC PLAISIR LE 10 SEPTEMBRE ET JE VOUS PRESENTE MON DERNIER TEXTE EN ATTENDANT...

 

 

 

Pour illustrer le thème "émerveillement" dans les textoésies de Suzâme

 

 

 

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DESENCHANTEMENT

 

Je m’étais invitée chez lui en Normandie

Emerveillée de peu, admirative aussi

Comme de ces châteaux qu’on bâtit sur le sable

Et qui vous stupéfient par leur structure instable

 

Il avait des sourires, des regards perforants

Qui brisaient cette armure, forgée avec les ans

M’obligeaient à me tordre, à ramper vers le jour

Que l’or de ses pupilles disait être de l’amour

 

J’aspirais à l’entendre, à jouir de sa présence

Et dans la solitude, sublimer son absence

Et c’est pour mieux le fuir, pour me repaître enfin

Que je m’offrais à lui et me louais en vain

 

Car il a piétiné mon élan  et ma flamme

Avec la volupté dont  on comble une femme

Et mon sang palpitait sous les assauts féroces

De ses mots dégradants, de ses formules atroces

 

On dit que la nature, l’air et le vent apaisent

Découvrir  Etretat, l’aiguille et ses falaises

Opérer un transfert, un désenchantement

Survienne de l'enfer, un émerveillement!

 

Il se peut que les Dieux croient parfois au bonheur

Qu’en exauçant nos vœux, ils pansent nos douleurs

Debout sur cette plage le nez dans les embruns,

Je me fonds au rivage, le coeur en paix soudain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 10:00

 

 Inspiration libre, avant les vacances qui arrivent, en fin de semaine pour moi...

 

 

2009 036

 

Août est encore installé et brûle l’été

Mais déjà les arbres comme les saisons s’affolent

Ajustent leurs parures,  dansent une farandole

Car septembre à la porte, refuse de trépigner

 

 

 2009 122

 

Dans les rues de Caylus, écrasée de chaleur

Il promenait sa truffe et des yeux de clown triste

Comme si le Moyen âge, et toute sa splendeur

Avait dans son regard laissé des cicatrices.

 

 

2009 134

 

Quel accueil sur le toit, quel est ce trouble-fête ?

Un dragon de métal à la pierre enchainé

Il se tapit dans l’ombre et crache sur les têtes

Des visiteurs qui passent et foulent le gravier

Qui rompent le silence, et par leurs galipettes

Brisent l’éclat vernis de ce beau ciel d’été

 

 

2009 021

 

S’asseoir là, sur la pierre, juste face au  reflet

Se fondre dans la lumière et se laisser couler

Le long de la rivière, des pétales argentés

Couvrent les plaies amères des âmes tourmentées.

 

 

 

 

 

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  • : instants de grâce, parcours chahutés, affirmation de soi. J'aime saisir ces moments dans la vie qui font vibrer et se sentir vivant.
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