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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 08:00

Pour illustrer le défi 119 chez Martine:  " annonce pour rechercher l'âme soeur"

 

 

ame.jpg

 

 

Je cherche un partenaire

Pour le look, pour la frime

Qui sache plaire à ma mère

Et épater les copines

Faut qu’il fasse ça bien

Même si ça m’fait rougir

Genre de formule un…

Si tu vois c’que j’veux dire…

L’amour pour  la vie

Ca n’dure jamais bien longtemps

Moi je préfère payer content

L’amour pour la vie

Ca n’dure jamais bien longtemps

Moi, je ne crois plus aux violons !

 

Disait la chanson, interprétée je crois, il y a belle lurette, au temps de mes vingt ans, par Patti Layne.  J'ai retrouvée  cette merveille sur "Bide et Musique" J'ai posté ce que j'en ai retenu, vous pouvez lire le texte intégral et improbable, et écouter le titre ici.  Un texte pile poil dans le thème. Tout y est, le fun, le rire, l’audace.  Un côté nunuche aussi....Une annonce comme ça, j’aurais bien posté, j'aurais pris le risque. Mais j’aurais eu tant de réponses de messieurs pas sérieux du tout, à une dame légère, légère, que j’aurais eu du mal à faire un choix.

J’aurais craqué sur celui qui, se fichant pas mal de ma pseudo liberté, aurait demandé, dans un post romantique  : « de quelle couleur sont vos yeux ? ».  J’aurais craqué sur celui qui aurait fait mentir la chanson.

 

 

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 08:00

 

 

 08-01-2014 2729

 

Au crépuscule quand survient le silence

La nuit s'étend, impénétrable et dense

De l'encre noire, un lourd miroir de laque

Satine  l'eau, et la lune s’y plaque

Réfléchissant les hôtes de la berge

Doubles troublants, que les marais hébergent

Les herbes folles qui se pressent  au bord

Filent sur l'onde, étranges météores

Et dans le ciel les nuages s’élancent

Noirs et fumants, enchevêtrés, immenses

Tandis qu’au loin, vaincu, l'astre mourant

Emplit le  ciel de ses  larmes de sang

 

 

 

 

 

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 10:00

 

08-01-2014 20140316 101916

Photo prise depuis le Square de la Butte Rouge et donnant sur la porte de Pantin

 

Avec le beau temps qui s’installe et malgré la pollution à Paris, ou peut-être à cause d’elle, je me rends au travail à pied au moins un jour ou deux par semaine. Le trajet dure environ une demi-heure et longe le tram et l’hôpital Robert Debré. Paris à sa lisière a un air de campagne, les branchages sont hérissés de bourgeons, les maisons dévoilent leurs fenêtres comme des filles offrant   leurs appâts.  Au-dessus de moi le ciel est poudré, se couvre de terre de sienne rasant les immeubles. Il semble fondu dans une masse brillante et aveuglante comme si le matin était ce « fog » enveloppant les êtres et les lieux. Pourtant je ne traverse pas l’univers opaque et angoissant de Stephen King,  j'avance au milieu les arbres boutonneux du  parc de la Butte Rouge. Dans les hauteurs c'est un bleu pur, immaculé qui auréole les nuages. La ville au loin paraît fantomatique. Malgré la menace sur nos poumons le soleil dore les nuages et défait leurs amas cotonneux. Il nous enveloppe, sa chaleur printanière et bienfaisante agit comme une drogue.  J’ai le sentiment d’être au théâtre au moment des rappels quand on ferme les rideaux pour les rouvrir aussitôt sous une salve d’applaudissements. Nos paysages sont des décors que la nature arrange afin d’agrémenter nos vies, elle  nous envoûte sournoisement si nous la laissons faire. Alors faisons abstraction de cette vague polluante...

 

 

 

 

 

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 08:00

 

maison-toulouse-fev-2014-036.JPG

 

Dans le ciel gris de février

La nature se poudre le nez

Un léger blush dessus les branches

Qui sous le poids des années penchent

La brise comme un pinceau de soie

Couvre de paillettes le bois

Le dernier assaut de l’hiver

Le  givre sur la rosée, pervers

Peine à glacer les boutons blancs

Semés nombreux, par le printemps

Et tous ces ligneux  bourgeonnant

 Graciles et tendres adolescents

Ces nœuds, ces écorces blessées

Aux feuilles courtes ébouriffées

Ont les armes de la jeunesse

Du renouveau goûtent l’ivresse

 

 

maison-toulouse-fev-2014-035.JPG 

 

 

 

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 10:00

 

 

E-P.jpg

Mary Cassatt, Enfants jouant sur la plage

 

Assises sur la plage, elles se donnaient le dos

Attelées à l'ouvrage,  elles se moquaient des flots 

Têtue nue, ruban sage,  elles étaient le portrait

De l’insouciance offerte aux chaleurs de l'été

 

Leurs petits bras dodus se poudraient de soleil

Et de vent et de sable, et toutes deux pareilles

A de ronds coquillages sur la grève échoués

Elles chiffonnaient la nacre de leurs tabliers.

 

Le visage crispé et rougi par l’effort

Et les cils abaissés comme l’enfant qui dort

Elles créaient des images qu'elles délayaient  dans  l'eau

De curieux paysages se noyaient dans leurs seaux

 

Elles ne  se souciaient guère de la course des voiliers

Ni de leurs mâts dressés, de leurs ailes déployées

Absorbées par les jeux des enfants de leur âge

D’un drôle de  navire elles formaient l’empennage

 

 

 

 

 

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 08:00

 

GM.jpg

 

La mienne était petite et frêle, elle courait tout le temps. Le matin, c’est à peine si elle chaussait ses lunettes pour parcourir le journal tout en mangeant ses tartines. Elle assemblait ses cheveux blancs et frisés dans un chignon serré, passait le balai dans le salon puis précipitait les poussières dans l’escalier menant à la cave. Gare à qui s’y aventurait à ce moment-là, le risque c’était une pluie de miettes de pain ou d’épluchures sur la tête !

Elle allumait la radio dans la cuisine et s’arrangeait pour que le bruit des casseroles couvre la voix des animateurs. Sauf pour le jeu des Mille Francs de Lucien Jeunesse. Je n’ai jamais compris pourquoi, durant ce jeu, poêles et cuillères, fouets et plats  se taisaient. Personne ne devait franchir le seuil de la pièce quand elle s’y trouvait. Elle pendait un petit tablier bleu à son cou et l’accrochait derrière le dos. C’était sa tenue de capitaine et elle pilotait seule. Je l’apercevais depuis le jardin, sa silhouette virevoltait de la table vers la gazinière, mécanique et sèche comme une marionnette dans les spectacles de Guignol. Quand le repas était prêt, elle rameutait ses troupes, mais elle ne devait pas se répéter sinon elle  laissait tout en plan et allait de se coucher. Nous rappliquions affamés et dociles.

L’après-midi, c’était la sieste. Elle s’allongeait durant une heure et somnolait tout en élucidant  des mots-croisés à moins que ce ne fût le contraire.  Puis elle se levait d’un seul coup, droite et raide, comme téléguidée. Elle m’appelait :

-          Joséphine !

Ca lui plaisait Joséphine, ça lui rappelait l’Impératrice qui était née dans son île, bien qu’elle n’aimât pas beaucoup cette esclavagiste. Mais j’étais sa Joséphine, sa Princesse, son Impératrice. Je lui préparais son goûter, un thé parfumé à la menthe du jardin et une madeleine. C’était un moment privilégié, elle me racontait son enfance, les îles, l’arrivée en Métropole, la guerre de 14 et le grand-père. Ses yeux délavés par le grand âge prenaient alors des couleurs. Ses mains déformées par l’arthrose se posaient sur mes cuisses et elle disait :

-          Profite de ta jeunesse, tu sais, à mon âge, on n’attend rien !

Elle est partie un soir d’avril 1985, elle avait 89 ans. Son pas vif, ses yeux espiègles, sa tendresse un peu rude me manquent. Aujourd’hui c’est ta fête « Mémé », je pense à toi.

 

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 20:13

 

 

pause

 

 

 

POUR UNE BALLADE AVEC MON CHERI DANS LA VILLE ROSE, A BIENTOT!

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 08:00

Pour le défi 117 chez M'amzelle Jeanne : jeudi libre, en poésie.

 

Aristote.jpg

 

Aristote le Sage,  distingue les vivants

Qui jouissent des plaisirs, des bonheurs de l’instant

Les vertus de la pluie, les caprices du beau temps,

Et profitent des étapes ponctuant le voyage

Qui mène les enfants aux confins du grand âge

Pour eux chaque seconde est capture  précieuse

Ont-ils suivi le vol de ces mouettes rieuses

Dont les battements amples et le cou étiré

Sont manœuvres et feintes  vers la proie repérée ?

Ont-ils appris à lire les ouvrages des Dieux ?

On voit tant d’étincelles s’allumer dans leurs yeux !

 

D’autres, tout près de soi, ont  déposé les armes

Et leurs journées s’étirent, monotones et sans charme

Comme écrasés au sol, empêtrés dans la glu

Ils errent, chancelants, ébrieux et sans but 

Pourquoi empruntent-ils aux spectres leur démarche ?

Quelles désillusions  entravent donc leur marche ?

Ils sont déjà mourants  dans des habits de deuil

N’osent s’éloigner des portes dont ils passent le seuil

 

Les plus entreprenants s’en vont prendre la mer

La belle  langue  bleue ne conte pas de chimère

Une fois embarqués et face aux éléments

Dans les creux de la houle et ses miroitements

Ils lisent en eux-mêmes ; paysages et lointains

Déposent  des secrets  dans le cœur des marins

Partir au bout du monde et son âme quérir

Obsède ces vagabonds aux multiples désirs

Naviguer sans attache, s’ouvrir à l’aventure

Oublier les saisons, s’enfoncer dans l’azur

Puis accoster au port, en bravant les tempêtes

Et s’ancrer dans la terre, des souvenirs en tête

Enrichis de trésors que chacun leur envie

Ces voyageurs se plient aux hasards de la vie

Faut-il craindre le sort, redouter le destin

Quand les constellations vous tracent le chemin ?

 

 

Citation d’Aristote : « Il y a trois sortes d’hommes, les vivants, les morts et ceux qui vont sur la mer. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 10:00

 

Félicité est l’une des nouvelles les plus connues de Katherine Mansfield (1888-1923) et l’une de celle que je préfère. Je ne sais pas pourquoi, j’ai  envie de l’évoquer avec vous.

 

reception

 

Bertha est une jeune femme de trente ans à qui la vie a déjà tout donné. Elle a atteint cette félicité qui la fait vivre dans une bulle. « Comme si vous veniez tout à coup d’avaler un morceau brillant de ce tardif soleil d’après-midi, qui continuerait à brûler dans votre poitrine, envoyant de petites fusées d’étincelles dans chaque parcelle de votre être, dans chaque doigt et chaque orteil »

Bertha a une belle maison avec un beau jardin, ah ce magnifique poirier que l’on aperçoit par la porte-fenêtre du salon : «  Au fond, contre le mur, s’élevait un grand poirier élancé, en sa plus riche floraison. Il se tenait là, dans sa perfection, comme abrité contre le ciel vert de jade ». Bertha a un merveilleux bébé : « Tu es mignonne, tu es très mignonne dit-elle en embrassant le bébé tout chaud. Je t’aime ! Je t’adore ! » Elle l’appelle « le bébé » et la confie aussi souvent qu’elle le peut à Nany tout en regrettant bien sûr de devoir le confier à Nany. Bertha a un merveilleux mari, Harry, toujours un peu pressé : Oh ! c’est toi, Ber ? Ecoute je serai en retard, je prendrais un taxi, je viendrai aussi vite que je pourrai… », un peu impatient aussi.

Ils forment un couple mondain, aisé, connu qui adore  recevoir des gens connus, aisés, mondains. Ce soir, la réception est particulièrement réussie : « Ils sont des amours –des amours- et elle aime les recevoir là, à sa table, leur donner une nourriture et des vins délicieux. En fait, elle voudrait tant leur dire combien ils sont exquis, quels groupe décoratif ils forment, et comme ils se font mutuellement valoir, et lui rappellent une pièce de Tchekhov. »

Décoratif le groupe, comme la belle maison, le bébé, Nany, la jolie robe blanche de Bertha, ses souliers, ses bas verts, la tenue de couleur argent de la nouvelle amie, Miss Fulton, dont s’est entichée Bertha. Décoratif comme ce poirier « élancé tout fleuri, … qui semblait s’étirer, trembler, pointer dans l’air pur…..jusqu’à presque toucher le bord de la lune d’argent » Dans son décor, Bertha est heureuse, Bertha s’envole, submergée de bonheur.

Cependant au moment du départ de Miss Fulton,  la scène est ainsi racontée : « Harry se rapprocha de Miss Fulton dans le hall, lui mit les mains sur les épaules, la rapprocha avec violence face à lui. Sa bouche forme les mots : « je vous adore » Ses narines frémirent, il murmura «  Demain », et, de ses paupières, Miss Fulton dit « Oui. ». Décoratif comme Harry dans la vie de Bertha.

Bertha courut vers les portes-fenêtres, et s’écria : « Oh ! que va-t-il se passer à présent ? »

« Mais le poirier était aussi merveilleux que jamais, aussi couvert de fleurs, et aussi calme ».

 

KM

Katherine Mansfield

 

Si ce texte vous rappelle un peu les déboires sentimentaux qui agitent les hautes sphères de l’état, sachez que j’y ai pensé avant vous.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 08:00

 

Jeudi en poésie libre pour le défi  116 chez Jill Bill

 

Alice-AAlleaume.jpg

 

Elle fut  de la Maison Chéruit, première vendeuse

Evoluait dans  le Gotha, robes somptueuses

De l’élégance, perles sur soie, lignes harmonieuses

 

Elle dévoilait tout son talent chez les mondaines

Tailles de guêpe, décolletés, et  ports de reine

 

Le monde entier la consultait, passait commande

De robes en  biais elle  habillait les plus grandes

Comme de sweaters, jerseys, fourrures, à la demande

 

 

pyjama-de-bain.jpg

 

 

Elle posait court vêtue, en pyjama de bain

Ou étrennait  la  Walkyrie,  chère à  Lanvin

 

 

Walkyrie.jpg

 

 

De belles matières,  audace et style, quel savoir-faire !

Des coupes fluides, des tons joyeux,  du rose,  du vert

Toute une époque, les jours heureux, bien avant-guerre

 

Quand Place Vendôme les années folles s’enroulaient

Autour d’elle que la postérité choisirait

 

 

 vitrine

 

 

Clin d’œil à l’exposition Alice Alleaume, le Roman d’une Garde-Robe, au Musée Carnavalet à Paris.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  • : instants de grâce, parcours chahutés, affirmation de soi. J'aime saisir ces moments dans la vie qui font vibrer et se sentir vivant.
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