Casse-tête de la semaine chez Lajemy : réflexion sur la période de l'Avent.
Préparer l’Avent c’est s’organiser avant tout. C’est pour tout le monde pareil. Il y
a l’Avent religieux, la préparation à la venue de l’enfant Jésus, la notion de paix, de sauveur, d’humanité. Il y a Jérusalem et Bethléem, le périple de Joseph et Marie,
l’étable…
Il y a ceux qui ne croient pas et qui préparent l’avant. C’est plus terre à terre, plus commercial. Ce sont des dépenses exagérées, des nerfs à fleur de peau, des idées repas à échanger, des boissons à commander,
du chocolat à partager. C’est du blabla entre collègues, des cadeaux à inventer. C’est ne pas faire comme l’année dernière mais respecter la tradition. Ce sont des susceptibilités familiales à ménager. C’est penser à réunir toute la marmaille et oublier que tata Lolo est agaçante et que Grand père rit trop
quand il a bu.
L’Avent est une réflexion sur notre condition humaine, notre capacité d’accueil et de pardon. L’avant est source d’agacement et de tracas, d’agitation, de frénésie. Mais au final, l’Avent, l’avant sont des périodes magnifiques. Elles sont propices au rassemblement, à l’écoute, à l’oubli de soi. Alors bien sûr, des associations font appel à notre générosité à ce moment-là. Quelles que soient les polémiques autour de ces initiatives, il est important qu’elles existent.
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Samedi, je suis allée avec des amis, dans un restaurant chinois près d’une gare parisienne.
C’est un peu la cantine, on se sert comme au self, on remplit son assiette, une, deux, trois fois. On exagère et on mange trop, attiré par tout, comme des gosses. De grandes tables en formica,
des assiettes empilées, la bière au verre, le vin en carafe. Simple pas de chichi, et pour le wok, on tend son assiette au chef qui fait revenir les ingrédients choisis, dans leur sauce. Ca sent
le soja grillé et la friture. Les clients vont et viennent, se frôlent, se bousculent. Certains amènent leurs chiens qui s’installent sur les chaises et qu’on nourrit à la becquée. Les serveurs
passent, débarrassent les assiettes et les petites coupelles de sauce. A côté de nous les patrons avaient mobilisé une table et consultaient leur ordinateur. Un "djeun" à la crinière décolorée se
goinfrait, avec les mains. Il y avait trois assiettes devant lui, il picorait de l’une à l’autre et faisait des photos avec son téléphone portable. Il avait le doigt gras mais s’en
fichait.




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