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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 17:37
CYCLONE LA SE BOURIN NOU / LE CYCLONE EST NOTRE FLEAU
CYCLONE LA SE BOURIN NOU / LE CYCLONE EST NOTRE FLEAU

J’y étais. Non pas à Saint Martin ou à Saint Barthélémy. J’étais semi épargnée, semi planquée ? au Gosier en Guadeloupe. Irma j’en ai entendu parler dès mon arrivée le 21 août. Tout le monde ici évoquait les tempêtes tropicales, l’improbable cyclone. Mais « ou sav » (vous savez) ici on a l’habitude, tous les ans de septembre à décembre c’est pareil. Et puis en métropole on exagère ou minimise, on ne sait pas. Mes amis m’ont dit, maintenant tu es vraiment guadeloupéenne. Quand on n’a pas vécu un cyclone, participé à l’attente, à l’angoisse, aux préparatifs d’avant fléau, on n’est qu’un touriste dans l’archipel.

Lundi 4 septembre. Nous sommes en vigilance orange : préparez-vous. Les nuages comblent une partie du ciel. Le temps est magnifique, le ciel bleu lavande, la mer calme, à 32°. Très mauvais ça, un bon terrain. Le monstre se prépare. Des merles envahissent les routes par endroits. La nature est muette, pas un chant d’oiseau, pas un battement d’ailes ou si peu. Destreland le centre commercial est bondé. « Cyclone la ka passé, zot ka barricadé » (le cyclone va passer, barricadez-vous). On achète bougies, transistors, packs d’eau, conserves, scotch. Bricorama est pris d’assaut, des planches, des clous. Ça bouchonne aux stations-services. La Marine du Gosier est comblée par les bateaux de Saint Martin que certains ont rapatrié. A la Pointe des châteaux la houle est forte, on joue avec les vagues et le ressac.  On joue à la culbute, on mange du sable. C’est si rare une telle rage des éléments!

Mardi 5 septembre. 15h, La pluie arrive, cesse, repart. Les grenouilles qui ne chantent que la nuit d’habitude, se croient autorisées à donner un concert. Le ciel a la couleur gris sale de plumes de pigeon. La chaleur est étouffante. Nous  passons en vigilance rouge : prière de rester chez soi. Devant la chambre de notre hôtel les palmiers dansent, échevelés. On les croirait impatients de briser les vitres. A 18h30, le vent hulule, les palmiers ondulent de plus en plus, ensorcelants. Ils perdent leurs fruits rouges, une nuée de poules et leurs poussins tournent autour et les picorent. Stan le chat du voisin est prié de rentrer chez lui. Jeannie, une amie envoie des photos de Marigot à Saint Martin,  les dernières avant que les liaisons ne soient coupées. Des balustrades submergées. Nous n’aurons de nouvelles que 48 h plus tard. Réfugiée à l’hôpital qui a perdu son  toit, Jeannie n’a plus de maison.

Mercredi 6 septembre. 6h20. C’est le déluge. Le vent et la pluie s’acharnent sur la tôle du volet métallique que j’entrouvre. Au loin tout est gris, fondu, indiscernable. Mais les palmiers dansent la samba juste devant moi accompagnés des grenouilles épuisées qui auraient dû se taire au lever du jour.  8h 30 premiers hululements de sirènes. 10h 40, la pluie incessante strie le ciel. Midi le vent reste fort et les nuages éclairés par un soleil invisible ont meilleure mine. Depuis la piscine de l’hôtel, en hauteur, on aperçoit la mer agitée, bicolore, moussue. Vers 18 h la houle décroit, on peut sortir. La chaleur est accablante. Peu de dégâts ici. Allons une forte houle, les grandes marées, on connait ça aussi en métropole ! Mais les rues sont désertes, les magasins fermés, les rares passants en proie à la torpeur. Dans l’hôtel des chambres ont été mises à la disposition de la Croix Rouge. Des équipes, téléphones, bardas, sacs à dos vont et viennent sous ma fenêtre. Le malheur a frappé tout près, il est temps de s'y rendre.

Marigot Saint Martin, juste avant le passage d'Irma

Marigot Saint Martin, juste avant le passage d'Irma

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 21:31
EN PAUSE

SUR LA ROUTE... DE MES PENSÉES. BLOG EN PAUSE EN JUILLET ET AOÛT CETTE ANNÉE BONNES VACANCES À TOUS!

 JE PASSERAI VOUS VISITER.

À BIENTÔT

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 08:00
GENIAL!

Etes-vous Ribbs ou brochettes ? Côte de bœuf ou saucisses ? Le barbecue c’est une philosophie. C’est convier du monde,  ne pas rester dans la demi-mesure. C’est mettre le rosé au frais, inventer de mégas salades, citronner le taboulé. Sortir les assiettes et les couverts en plastique, la nappe et les serviettes en papier. Voter pour la sangria à l’apéro, faire tinter les glaçons, chasser les guêpes sur la véranda ou dans le jardin. Se brûler le bout des doigts, se les lécher.  Avaler du CO2, se battre avec des piques en bois, croquer dans des poivrons, des oignons grillés entre deux morceaux de viande à trous trous. Eloigner les chats des sardines. Prévenir les voisins… Pour les sardines.

Le barbecue, c’est convivial, c’est estival et c’est génial !

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 08:00
SA FORMULE

Les vacances pour certains c’est le bout du monde. Des paysages, des climats, des odeurs, une gastronomie, des coutumes pas comme chez nous. L’évasion c’est offrir au regard un univers qui déboussole parce qu’on ne soupçonne pas qu’il existe. D’où l’on revient plus riche, neuf, déconstruit, éparpillé,  rafistolé, initié. C’est rapporter des images dont les couleurs accrochent l’œil, attrapent les sens, aspirent les cœurs.

Et pour d’autres c’est changer d’air. Le bord de mer, la campagne, la montagne, pas très loin. C’est rester en France et parfois même ne pas quitter sa région, c’est juste offrir à l’œil un autre paysage, au corps un rythme différent, à l’esprit le repos des méninges. Une question de budget, de désir, de perception.

Les vacances c’est avant tout ne rien faire d’important à une heure précise, en/à un temps donné. Ça me suffit.  Pour apprendre de soi, de l’autre, de la nature, il faut s’intéresser. Les voyages, les vacances on confond en général. Découvrir, s’évader, ne penser à rien ? A chacun sa formule.

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 09:00
BONHEUR SIMPLE

C’est la fête aux Tuileries. Des bolides qui grimpent, tournent, volent, rebondissent. Les cris de joie, de frayeur. Des odeurs de churros, de friture, de barbe à papa.  De la poussière  plein les semelles,  l’eau du grand Splash, des brumisateurs dans l’allée centrale. Le cortège des familles, poussettes et trottinettes. « Je veux une glace, la carabine : trop dangereux à ton âge, tu peux gagner la peluche au chamboule tout ? » Des petits enfants alibi de grands parents en mal de train fantôme, de grande roue ou de Bateau pirate. Des  joues en feu,  des robes légères, des jambes poilues dans des shorts. C’est mieux qu’à l’école, quand les parents organisent la kermesse. C’est moins bien aussi, ya pas les copains. Oh c’est rigolo de toutes manières !

Moi ce que je préfère, c’est la pêche aux canards. Car je replonge 23 ans en arrière quand j’y menais ma fille sur ses petites jambes potelées. Campée devant le bac, sa ligne à la main, hypnotisée par les oiseaux de plastique jaune, elle affichait ce sourire extatique qui n’appartient qu’à l’enfance. Celui du simple bonheur de vivre.

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 19:00
Alfred Sisley, Le pont de Moret, 1893

Alfred Sisley, Le pont de Moret, 1893

C’est à Moret sur Loing, c’est sur la plage. Ils amènent les sandwichs, le barbecue, s’installent au bord de l’eau claire où frétillent les gardons, déploient les couvertures, les chaises pliantes. Se régalent de bières, chips et salades. Arborent maillots et cuisses bronzées. Se tartinent de crème, poussent des canoës dans l’onde aux écailles dorées. S’agglutinent, avides, devant les boutiques des glaciers. Plongent des lignes que le courant porte vers des canards sagement alignés derrière un chef autoritaire et cancanant. Nourrissent des cygnes majestueux, observent les évolutions obliques des bernaches. S’étourdissent au soleil, tête levée, subjugués par le balancement des feuilles de cerisiers sauvages. Lorgnent vers des péniches dont les carcasses abandonnées se dorent le long des berges. Se désolent : un oisillon tombé d’un nid va mourir.

S’éloignent dans la ville, sous la cagna. Plus un bruit. Ils s’éparpillent autour de l’église, photographient des façades du moyen âge, achètent des sucres d’orge. Et se retrouvent devant le domicile d’Alfred Sisley. Comme une évidence, au cœur d’une cité de lumière autrefois  calme et immortalisée par le peintre.

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 08:00
emprunté à "Le blog de Gabray 31: promenade en sous-bois.

emprunté à "Le blog de Gabray 31: promenade en sous-bois.

Un jour de canicule quand on a décidé de s’en aller à la fraîche et de gagner le bois. Le soleil est rose, tout juste réveillé. On a prévu les sandwichs, la crème solaire, le short et les lunettes fumées. La thermos aussi. On a envie de fleurs et de parfums, d’ombre et de brise, du chant des grives. Marcher dans les sous-bois, avaler des kilomètres, de petites ailes aux talons. Dix heures déjà, la chaleur monte. Le soleil file sous les nuages, tout devient gris sauf les pétunias qui s'échappent des bacs postés sur les chemins en lisière du bois. On croise des joggers, des familles à vélo, des enfants en trottinette, le troisième âge performant. De petites coulées d’eau chantonnent. Y plonger la main, se rafraîchir la nuque. Ne pas laisser le soleil  d’après-midi vous ronger la peau et le souffle vous manquer. Alors rentrer une fois les sandwichs avalés, se caler dans un fauteuil, un bouquin à la main. Et autoriser Phébus à filtrer sous les persiennes.

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 19:53
ILLUSION

C’est une fin de semaine calme, pas toujours ensoleillée comme sur la photo, à laquelle nous venons d’assister. Oublier l’actualité, les devoirs, la politique, ses querelles. Se dire que juin est une fête, de lumière de musique. Un passage où s’engouffrent nos rêveries et nos projets futurs. Plus que janvier, il est booster. Ses jours longs et chauds se font promesses et tentations. Poussent aux rencontres, heurtent le hasard, portent à sourire. Ses soirées font tinter les glaçons dans les verres, ses nuits  enivrent. Les robes se font légères, les shorts permissifs n’en déplaise à certains. Juin c’est le sentiment qu’on peut tout oser, c’est la jeunesse des cœurs, la volonté d’agir, le sursaut de l’âge.

Sauf que cette année, juin comporte deux  week-ends de réflexion et de devoir. Durant lesquels il faudra décider, raisonner. Après lesquels confrontés à nos choix, nous  réaliserons une fois de plus que la jeunesse est illusion.

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 23:34
AVATAR

 La semaine sainte. C’est le titre d’un roman d’Aragon. Peu aisé à la lecture, une foultitude de personnages, de descriptions de lieux, d’habits, importants les vêtements que portent nos élus,  de sentiments. Des questionnements sur soi, sur ce à quoi l’on croit. Est-on de la vieille garde, vénère-t-on la royauté poussive et maladive du vieux roi Louis XVIII. Espère-t-on le retour de l’Aigle Bonaparte? Raille-t-on le petit caporal? Vers qui vont les espoirs, pour qui vibre Paris ? L’un s’enfuit à la sauvette, l’autre se fait attendre. Les cent jours se précipitent. Et deux régimes sont à bout de souffle. Le récit d’Aragon fourmille d’anecdotes, d’habitudes, évoque les métiers d’autrefois, annonce une bouffée de modernisme.  Or nous sommes en 1815, durant la semaine des Rameaux…

Puisqu’il s’agit d’Aragon, l’allusion au communisme du 20ème siècle n’est pas loin. Porteuse d’espoir la Russie de Staline ? L’espoir, le renouveau en politique, les attentes d’un peuple, ses illusions, tout ça me parait contemporain. Très 21ème.  Nous vivons actuellement la désorganisation d’un monde, le rajeunissement des pensées. Pas de Roi, pas d’Empereur toutefois. A la tête du pays, c’est notre avatar que nous avons porté. Jeune, beau, enthousiaste, pressé, sûr de soi et conquérant. Sans titre ni particule. Et dont les ailes de cire doivent se préserver du soleil.

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 11:27
Van gogh, amandier en fleurs

Van gogh, amandier en fleurs

Mon printemps est un peu celui de Van Gogh. Chlorophyllé, blanc et tarabiscoté dans un ciel azur. Aéré, léger il danse au soleil comme libéré, en apesanteur. Il s’étire et déroule les nœuds que l’hiver lui a tricotés. Il se croit éternel et promène sa beauté le long des allées, sème des parfums sur le chemin. Son mouvement est perpétuel et la course du vent dans les feuillages l’accélère. Il libère des pollens, inflige ses blessures en contrepartie à l’enchantement. Sous les marronniers le ciel se fendille, s’écarte, se replie. C’est un kaléidoscope à fixer sans modération, une hypnose bénéfique. Un remède absolu à la déprime. Un baume sur le cœur.

Van Gogh, marronniers en fleurs.

Van Gogh, marronniers en fleurs.

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  • : instants de grâce, parcours chahutés, affirmation de soi. J'aime saisir ces moments dans la vie qui font vibrer et se sentir vivant.
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