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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 18:00

  Casse-tête de la semaine chez Lajemy : réflexion sur la période de l'Avent.

 

Préparer l’Avent c’est s’organiser avant tout. C’est pour tout le monde pareil. Il y a l’Avent religieux, la préparation à la venue de l’enfant Jésus, la notion de paix, de sauveur, d’humanité. Il y a Jérusalem et Bethléem, le périple de Joseph et Marie, l’étable…                                               Noël

Il y a ceux qui ne croient pas et qui préparent l’avant.  C’est plus terre à terre, plus commercial. Ce sont des dépenses exagérées, des nerfs à fleur de peau, des idées repas à échanger, des boissons à commander, du chocolat à partager. C’est du blabla entre collègues, des cadeaux à inventer. C’est ne pas faire comme l’année dernière mais respecter la tradition.  Ce sont des susceptibilités familiales à ménager. C’est  penser à réunir toute la marmaille et oublier que tata Lolo est agaçante et que Grand père rit trop quand il a bu.

L’Avent est une réflexion sur notre condition humaine, notre capacité d’accueil et de pardon. L’avant est source d’agacement et de tracas, d’agitation, de frénésie. Mais au final, l’Avent, l’avant sont des périodes magnifiques. Elles sont propices  au rassemblement, à l’écoute, à l’oubli de soi. Alors bien sûr, des associations font appel à notre générosité à ce moment-là. Quelles que soient les polémiques autour de ces initiatives, il est important qu’elles existent.

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 07:35

C'est le casse tête cette semaine chez Lajemy: raconter un paysage qui nous émeut.




J’ai choisi cette photo de ma fille avec Mimi notre petite chatte. C’est pour moi le paysage :

-         De l’innocence : fausse évidement, quand elles le veulent, elle sortent leurs griffes toutes les deux.

-         De la tendresse : aussi promptes l’une que l’autre à câliner

-         De la douceur : la joue de l’une contre le poil de l’autre

-         De la beauté : elles ondulent pour obtenir ce qu’elles désirent.

-         De la gentillesse : de ce point de vue, elles ne m’ont jamais déçue.

-         De la quiétude : parce que malgré ce que j’ai écrit, quand elles dorment, J’AI LA PAIX !!!

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 18:29


Samedi, je suis allée avec des amis, dans un restaurant chinois près d’une gare parisienne. C’est un peu la cantine, on se sert comme au self, on remplit son assiette, une, deux, trois fois. On exagère et on mange trop, attiré par tout, comme des gosses. De grandes tables en formica, des assiettes empilées, la bière au verre, le vin en carafe. Simple pas de chichi, et pour le wok, on tend son assiette au chef qui fait revenir les ingrédients choisis, dans leur sauce. Ca sent le soja grillé et la friture. Les clients vont et viennent, se frôlent, se bousculent. Certains amènent leurs chiens qui s’installent sur les chaises et qu’on nourrit à la becquée. Les serveurs passent, débarrassent les assiettes et les petites coupelles de sauce. A côté de nous les patrons avaient mobilisé une table et consultaient leur ordinateur. Un "djeun" à la crinière décolorée se goinfrait, avec les mains. Il y avait trois assiettes devant lui, il picorait de l’une à l’autre et faisait des photos avec son téléphone portable. Il avait le doigt gras mais s’en fichait.

 

Nous étions là pour grignoter, vite fait, avant de finir la soirée chez l’un d’entre nous. En jean, basket, tee shirt et polo.  Alors quand a retentit la marche de Mendelssohn, nous nous somme regardés abasourdis. Et nous nous sommes retournés comme un seul homme vers le fond du self. Au milieu d’une quinzaine d’amis en habit de fête, et des tables en formica recouvertes de nappes blanches, de chaises inconfortables comme au collège, se trouvait un couple de mariés tout ému. Elle portait une robe bleu marine et lui un costume gris. Ils ont fait péter le champagne, coupé le gâteau. Les flashs ont crépité, les applaudissements résonné, les larmes coulé. C’était un mariage traditionnel, pareil aux autres, à tous les autres. Avec de petits moyens, je n’ai aperçu que des jeunes. Pas de parents. Rejet, désaccord ? Restriction de budget, par conséquent.

Insolite et romantique, néanmoins.

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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 20:39

Le casse tête est, cette semaine, chez Lajemy: réberbères et lanternes. 



Le canal de Corinthe la nuit, a quelque chose de magique. Des lanternes le long de ses flancs accentuent la profondeur et l’étroitesse du chenal. Au passage des bateaux on se demande si ce n’est pas un ruban d’eau  tressé qui se déplace. Et penché depuis le pont, on a le vertige.





En me promenant à travers vos posts, j’ai surtout vu de la lumière, reflets, contre jour, perspectives, majesté des réverbères qui se découpent dans le ciel. Il y a quelque chose d’hypnotisant, de magnifique, d’inquiétant. Pas étonnant que le réverbère soit  un élément indispensable de nombreux films policiers, fantastiques ou d’horreur.







 


Affiche du film " Le cabinet du docteur Caligari"





















Vous connaissez certainement mieux celle-ci:



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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 15:54

Dernier thème de la semaine pour Dana: divagation personnelle.



C’est le dernier texte pour Dana. Et curieusement j’ai envie de parler de la tombe des petites filles modèles. C’est l’époque, novembre, la Toussaint, et une communauté qui  s’arrête c’est un peu une petite mort. Or, pour moi les cimetières  sont très gais, très doux. On y côtoie des âmes qui se promènent et ont tout plein de choses à raconter. Et comme Dana passe le relais à Lajemy, il n’y a pas vraiment de fin.

 

Camille et Madeleine sont enterrées à Verfeil, dans le sud ouest, au nord de Toulouse. Un petit musée leur est consacré dans une salle de la mairie. Pour le visiter, il faut téléphoner, prendre rendez-vous. Et j’aime l’idée qu’on ouvre la porte rien que pour moi. C’est tout petit, un peu vieillot, dans les vitrines on aperçoit des trucs de mémé, dirait ma fille. Des bijoux de baptême, des gants de communion, des coquetiers, quelques robes et jouets, tout jaunis, couverts de rouille. Quelques lettres, quelques photos couleur sépia. Et l’esprit de la comtesse flotte au dessus, on pense à Sophie, à ses malheurs, à ses bêtises. On contemple les exemplaires des célèbres romans : Les petites filles modèles, Les vacances, Les malheurs de Sophie.  Des éditions de l’époque à celles de la bibliothèque rose. Et  quand on est une grande bécasse comme moi, on redevient petite fille.

 

Camille est morte jeune, phtisique, à trente quatre ans. Son fils disparaît à dix huit ans. Madeleine  a vécu jusqu’en 1930. Restée célibataire, elle s’est occupée de sa célèbre grand-mère dans ses dernières années. Camille et Madeleine ont réellement existé disait la Comtesse : « ce sont des portraits, la preuve en est dans leur imperfection même ». Leur tombe, à l’entrée de la ville, isolée du reste du cimetière de Saint Sernin par un enclos,  est peu visitée mais fleurie. Les inscriptions sur les dalles de marbre sont presque effacées. Aller à Verfeil, c’est faire un curieux détour dans l’enfance. La nôtre.

 

J’aimerais ajouter, que « Le thème de la semaine », a réellement existé, la preuve en est dans son imperfection même. Imperfection ? Je ne vois vraiment pas où.

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 18:17

Cette semaine le thème est, chez Dana: coutumes et traditions de nos régions.


Coutumes et traditions de ma région…. A Paris, dans une foule cosmopolite, colorée, communautaire ? Mais de quoi je vais parler moi ? Ya pas de tradition régionale, de petits riens qu’on se transmet jalousement et qui font le « cachet » du coin. Il y a des villages.  Pour les illustrer, j’ai choisi des images de marchés comme celui de Belleville, du marché d’Aligre ou de la place Monge. On y rencontre des maghrébins, des asiatiques, des africains, des libanais et des français de souche dans une joyeuse cacophonie.

 









Au milieu du marché à Belleville, le métro.












De bons petits plats d'Afrique du nord et du  Liban










Dégustation à la japonaise















 Tradition française, avec le sourire.










Boucherie musulmane et même sourire.





Chacun a ses habitudes, religieuses, culinaires,
sportives, culturelles. On pratique entre soi, en petits groupes, je ne vais pas décrire par le détail. Je me contente de citer : le couscous du vendredi des gens d’Afrique du Nord, le sabbat des juifs, la messe dominicale des chrétiens, les dragons en papier du nouvel an asiatique, l’apéro au café, non, on dit le happy hour des djeuns, les virées théâtre, resto, expo des bobos, la piscines des musclés, le tennis, le golf en banlieue. Aller au ciné, fleurir son balcon ou son coin de jardin  quand c’est possible, inviter ses amis.

 

Ah, j’y viens… Quand tout ce petit monde se côtoie, se frotte et confronte ses diversités, ça fait de belles choses. On compare les religions, les cuisines, on donne son avis sur les films et les expos, on s’invite pour le thé ou l’apéro. Enfin, dans l’idéal. Souvent le bonjour dans l’ascenseur ou devant les boites aux lettres, fait le lien tout simplement. On se souhaite les fêtes respectives, on se questionne, on se complimente. Parce que c’est Paris, ça ne va pas plus loin. Respect de l’intimité et indifférence sont proches. Sourire, poignée de mains et questionnement poli sur la santé des adultes et la scolarité des enfants suffisent.

J’ai envie de dire que la coutume à Paris est de s’observer du coin de l’œil. Cela peut être suspicieux, conflictuel ou solidaire. C’est comme des boules de billard  qui se tamponnent. C’est Paris, certains adorent et ne pourraient pas vivre ailleurs. D’autres fuient. Moi j’ai choisi d’y résider, j’aime l’anonymat commode de la ville. Mais je m’en échappe souvent, il y a de belles  traditions à découvrir partout en France.

 

 

 

 

 

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 19:03

Le thème est cette semaine chez Dana: Les petits bonheurs qui suffisent à parfumer la vie.








L'odeur qui convient le mieux à mon parcours
est celle de la menthe. On dit "nana" en arabe.
Elle symbolise l’Afrique du Nord.








Les premières phrases que j’ai apprises durant mon enfance à Casablanca sont : « shrob la té et gib el roubs ». Verse le thé et donne le pain. La té, le parfum de menthe et le glouglou de la théière, les étals au marché et les gâteaux, divins, juste à côté. Les après midi chez la voisine et les festins les soirs de ramadan, toujours la menthe et la quesra, le bon pain rond tout juste sorti du four et tartiné de miel ou de beurre.




 








Il y avait la menthe à l'eau, avec les parents à la terrasse des cafés. Et plus tard le GET 27, en virée avec les copains.











C’est médicinal aussi la menthe. L’alcool de menthe sur un sucre avant le long voyage qui menait de Casa vers Toulouse où je retrouvais mes grands parents durant les vacances. Et plus tard, le macaron au menthol sur les tempes pour des lendemains qui déchantent après les soirées arrosées.










 





C'est intellectuel la menthe, je me souviens de
Diabolo Menthe, un film des années 70, de
Diane Kurys  je crois, où l’héroïne découvrait le monde désenchanté des adultes. Et le
générique d’Yves Simon a marqué toute une génération. Et puis j'y pense tout à coup il y a cette chanson d'Eddy Mitchell: "couleur menthe à l'eau"...








C’est culinaire. Exotique bien sûr, dans le taboulé et accompagnant les nems. Mais  sur le bord de l’assiette, ça fait très nouvelle cuisine dans les restaurants branchés. Et dans les mojitos, c’est planant… Vous l’avez
compris, je festoie un peu, parfois.

 

La menthe c’est l’évasion, le bien-être, le retour aux sources. C’est la fraîcheur.  

Ça pousse tout seul dans les jardins et ça plaît beaucoup aux chats. Mais souvent on l’oublie, elle grandit, la tige carrée se développe et les inflorescences coniques aussi. Elle n’a plus de saveur, il faut la couper. Dommage.



 







Mais la menthe c’est aussi les bonbons, dans les séminaires, au cours des exposés. Dans les hôtels, à la réception, un geste machinal, et hop. Et les pastilles Vichy, ça sert d’alibi à mon mari, qui ne veut pas que je m’aperçoive qu’il en a grillé une petite, le soir juste avant de rentrer.
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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 14:43




Le thème de la semaine dans la communauté de Dana est, "Boîte aux lettres".

Autrefois c’était la boîte à émotions.  On y postait des cartes de vœux, d’anniversaire, des lettres d’amour parfumées et d’autres, de rupture, empoisonnées. Il y avait les cartes postales, de partout en France. Les feuilles étaient manuscrites, on y dessinait de petits cœurs, on y collait les lèvres pour laisser la trace de son rouge à lèvres. Des grains de sable s’en échappaient parfois, des articles de journaux découpés, des larmes écrasées aussi.

Dans les boîtes aux lettres il y avait de la vie. Des échantillons, des fragrances  se libéraient dans nos mains. On pouvait conserver jalousement sous le matelas, ou froisser avec rage et jeter à la poubelle.

 

Aujourd’hui, c’est un fourre tout impersonnel. Les émotions c’est pour internet, on ne reçoit plus de courrier mais des messages qu’on lit et qu’on efface avec le doigt. On effleure une touche, doucement, pas de trace. Les sentiments sont balayés, délayés. Dans la boîte aux lettres, ya les factures, les impôts, les frais d’hôpital, les promos de la Redoute et l’avis d’abonnement à Elle ou Picsou magazine. Des pubs aussi pour le restaurant japonais qui vient d’ouvrir et cartons du mage Amidou qui fait revenir l’amour avec un talisman. Les cartes postales arrivent encore, de partout dans le monde. On voyage et on le fait savoir. Quoiqu’internet c’est pas mal aussi, pour ça. Pour se parler d’ailleurs.

 

Ma boîte aux lettres à moi, est dans ma tête. C’est ma réserve à trémolos puisqu’il n’y a plus vraiment d’endroit où empiler  les  moments d’humeur. Où caser des souvenirs. Ca n’est pas plus mal, j’entasse et quand ça déborde, je refoule dans ma mémoire, je fais le ménage. C’est comme le facteur quand il passe et qu’il ramasse le courrier. Jusqu’à la prochaine levée.

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 21:46

Le thème de la semaine est cette fois chez Dana: instrument de musique


Il ne s’agit pas tant de musique et d’instrument que de la motivation de l’artiste.  Tout est là. L’artiste est  tellement inspiré que composer, se concentrer, enregistrer des notes, des rythmes, des séquences musicales, occupe une bonne partie de sa journée. Il est  si doué, tellement génial !  D’ailleurs dans le groupe, il est  considéré comme le boss. C’est lui que les filles veulent voir, entendre. Devant lequel elles se pâment. Ses solos à la guitare sont divins, je vous dis pas. Quelle présence, à force de se passer des DVD de Dylan et de Jimmy Hendrix, il est passé maître. Dans l’art de bluffer les minettes,  de cristalliser l’attention. Et cet air de ne pas y toucher, ce côté poète incompris. Rimbaud s’en allant les mains dans ses poches crevées…

 

Ca y est vous avez saisi le truc.  Le temps que ça prend pour devenir populaire, voire célèbre. Et l’énergie que ça demande, il faut se donner à fond, aller au bout de son potentiel. Y comprennent pas les parents, y n’ont pas de projet, pas d’ambition. La guitare, ça se pratique, ça s’entretient, ça se peaufine. Alors les cours, le lycée, les devoirs sur table…

 

Merci j’ai donné, tempété, hurlé. Et puis je me suis résignée. J’ai fait confiance… En tremblant… N’empêche aujourd’hui, mon étudiant, me nargue avec trois accords. Il a trouvé sa voie et la musique, c’est pour le fun, l’équilibre. C’est important. La guitare c’est sacré. Tant pis pour moi si je ne comprends pas. Ou si je fais semblant.

 

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 11:14


Thème de la semaine pour la communauté de Dana: Autoportrait.


Difficile, la tâche est particulièrement difficile. Parler de soi, nommer ses qualités, ses défauts. Montrer le bon profil un peu comme les stars au cinéma. Ombre et lumière, atténuer ce qui déplaît, enjoliver, marquer qu’on est lucide, équilibré et juste envers soi-même. J’ai un peu de mal, j’aime croire que je suis une belle et bonne personne, que je n’ai jamais blessé, peiné, oublié quiconque.

C’est faux bien sûr.

 

Pour me raconter, j’ai choisi l’enfance, quand rien n’était grave et que l’imagination était la base de tout. J’ai ressorti mes cahiers de récitation et les dessins qui accompagnaient les textes. J’avais huit ans quand j’ai réalisé le premier. Le poème évoquait les grand-mères et à l’époque je me voyais un peu comme ça… Plus tard. Du genre attentive, écoutée, tricoteuse. Mais j’ai bien peur de ne pas être à la hauteur aujourd’hui. Je cours partout, tout le temps et mes futurs petits enfants devront s’accrocher à mon tricot. Surtout que… Je ne tricote pas.

 

Sur le deuxième dessin, œuvre de mon père cette fois, on voit une mère et sa fille. La tendresse, les cadeaux, les bisous. C’est un peu ma mère et moi, ou ma fille et moi aujourd’hui. C’est tout ce que j’aime, le partage et la joie. Avec les siens, avec les autres. Avec vous, dans la communauté.

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