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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 17:14

Attente sous la pluie, un froid de canard, une fouille au corps épique, un musée aux larges baies de lumière et une exposition permanente au milieu des enfants, des fauteuils roulants, de flamands hilares, de gardiens zélés et parfois autoritaires. Et Rubens, lumineux, volcanique, tourbillonnant, magique. Rubens  peintre baroque, flamand, connu  pour ses portraits, ses études, son sens du décor.  Voici quelques tableaux qui m’ont particulièrement touchée.

 

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J’ai découvert Rubens le diplomate, pour lequel traiter « des affaires » passe par la peinture. Ainsi ce portrait d’Anne d’Autriche  vers 1622, au visage bondissant hors de la toile, au plastron chatoyant sous le fil d’or. 

 

 

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Ou bien cet autre encore, dont le velours  empesé caresse l’ Altesse et flatte sa posture.

 

 

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Devant ce "Christ sur la croix",1610-1612, j’ai entrevu le  Catholique, peintre des martyres. De la souffrance dans les muscles pâles et saillants, reproduits avec une observation exacte de l’anatomie humaine, dans ces yeux révulsés et rougis, cette bouche si expressive qu’on croirait entendre un râle. Et le linge au tour de la taille, tache immaculée et torsadée signe le dénuement  de l'homme devant la sauvagerie de son semblable.

 

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Cette « Vierge à l’enfant, entourée des saints innocents » semble entraînée dans une ronde potelée, grassouillette et protectrice où l’or, le rouge et le bleu  apportent douceur, grâce et légèreté.

 

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Rubens grand voyageur, érudit, curieux, analyse froidement les guerres et les hommes à la tête des états. Il célèbre les vertus. Ainsi « La paix étreignant l’abondance », 1633-1634, est une représentation flamboyante aux drapés virevoltants qui s’épousent  aussi parfaitement que les bras s’enlacent. Un élan sublimé par les torsades  branlantes du monument en arrière-plan, les  chevelures bouclées  et clignotantes des personnages, et cette corne lovée dans les draps au premier plan.

 

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En européen fin connaisseur de l’Italie de la Renaissance, Rubens  rivalise avec Michel Ange et le Titien. Et l’œuvre bouleverse : plénitude des corps, extase amoureuse, classicisme des traits, jeu  intense des regards. Ainsi « Vertumme et Pomone » 1617-1619.  La nymphe Pomone est insaisissable, désirable, impassible. Elle s’offre, se refuse et la caresse impossible est crispation dans la main du roi d’Etrurie, Vertumme.

 

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Pour terminer ma brève incursion dans l’univers de l’artiste, j’ai observé ce tableau représentant sa femme,  en parallèle avec le » Méduse » de Bernin qui se profile comme disciple de Rubens. Même intensité, même admiration pour les maîtres de la Renaissance. La tête inclinée et le front nu d’Hélène  Fourment, dépassant du col de fourrure, ont quelque chose de solaire et d’irréel. Et l’on ressort de cette exposition l’œil pétillant, et avec un regard nouveau, avide de rencontres, de génies, découvreurs du corps, de la lumière, de  la douleur, du sentiment amoureux, passionnés d’antiquité, de décors et d’espace.

 

 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 08:00

 

A l'heure où les mots "bombasse" et  "kéké" entrent dans le dictionnaire, je trouve intéressant de vous faire découvrir l'un des poèmes de Malika, dans le cadre du jeudi en poésie proposé par Fanfan.

 

 

Malika Kadri est comédienne et poétesse. Elle a joué dans " Une vieille maîtresse" aux côtés de Asia Argento et  "La journée de la jupe" aux côtés de Isabelle Adjani. Je lui avais consacré un article, il y a quelque temps, en modifiant son prénom. C'est aussi l'une de mes clientes à la pharmacie.

 

 

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Aziza parle de sa langue : le rebeu

 

 

La genèse est à chercher

Dans les caves et les cages d’escalier

 

Cage d’escalier

Antichambre par les deux mondes imposée

 

Loge du comédien pour souffler

Mais aussi académie où le dictionnaire s’est matérialisé

Comme une génération spontanée

 

Torturés, inversés, lavés , inventés et cassés

 

Les mots dans les caves se sont réfugiés

Une sonorité est née

Musique déjà récupérée

J’y étais

 

Des mots de guetteur

Annonçant les arrivées et les départs

Sont les premiers imprimés

 

Petit à petit

L’appartenance à une bande s’est affirmée

 

Les mots «  situation »

ont fait leur apparition

Les mots « émotion »

ont fait leur propre description

 

le rebeu est né de la rencontre des cités

et de la marche sur Paris

il sera remplacé par un nouveau  français

fait de poésie

 

Aragon et Saadi

Sur Elsa Triolet penchés

 

Saint Augustin et Ghazali

Sur le chemin de la vérité engagés

 

Michelet saluant Ibn Kaldoun

L’Histoire à notre portée

 

Mohand O Mohand et Rimbaud

S’échangeant des rimes

Par dunes interposées

 

Le chemin des égarés et les mille et une nuits

Sont nos livres de chevet

 

Che  Guevara et Mandela

Sont nos héros d’aujourd’hui

 

Mais c’est dans les cages d’escalier

Sous des marches dégradées

Que nos rêves d’enfant sont enterrées

 

Malika Kadri


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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 20:09

 

Lancé par Fanfan, voici le défi N°103 

 

 Deux sujets au choix : vous  prenez  celui qui vous inspirera :

 

1- Vous écrirez un petit texte (prose, poème, comme ça vous chante) en utilisant les titres des chansons de Tino Rossi. Il est permis d'utiliser des mots de liaison pour la cohérence du texte

 Pour celles et ceux qui ont un instant pensé au suicide, je propose 

Un second sujet:

2- Vous écrirez un texte dont toutes les phrases commenceront par :"Je me souviens ..."

Et, la dernière se terminera par:

"Mais qu'est- ce que je f... dans cette galère? "

 

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Je me souviens que j’avais choisi le deuxième sujet car il convenait mieux à mon caractère.

Je me souviens que j’avais agi comme on choisit un menu au restaurant, en tenant compte de ses goûts, en se préoccupant de sa ligne et des  circonstances.

Je me souviens qu’il m’avait entraînée là pour un repas d’affaire et  j’avais cru qu’il tenterait autre chose.

Je me souviens que tout en réfléchissant aux arguments qu’il exposait, je regardais ses dents grises, écartées et bien alignées, des dents de négociateur.

Je me souviens de son discours de bonimenteur, sa cravate et son costume bleu sombre, ses cheveux gris, ses yeux perforants, tout en lui paraissait banal, c’aurait pu être n’importe qui.

Je me souviens d’y avoir cru, je m’étais projeté un film depuis le jour où j’avais su que j’allais le revoir.

Je me souviens qu’il avait prononcé mon prénom tout à trac, comme ça au bout de trente ans, puis avait ajouté, c’est bien comme ça que tu t’appelles ? Je me souviens qu’il s’était étonné de ce que je n’avais pas changé depuis tout ce temps. Je me souviens d’avoir ricané, doucement.

Je me souviens de son petit cartable de directeur, de l’imper dessus son ventre bombé. Je me souviens de sa guitare et de  l’allure baba cool de ses vingt ans.

Je me souviens de la fac, de l’amphi, du groupe de copains en bas à droite. Je me souviens qu’il me faisait la cour, alors.

Je me souviens qu’il avait commandé un coca, pas d’alcool surtout. Je me souviens d’avoir réclamé un  pétillant avec des bulles dorées.

Je me souviens d’avoir eu froid, je tremblais et ma tête tournait. Je me souviens de pauses dans sa petite leçon bien sue et récitée en y mettant le ton, comme s’il hésitait, comme s’il pensait : peut-être que…

Je me souviens d’avoir souhaité qu’il arrête ce cirque et me regarde sincèrement en disant : alors toi aujourd’hui, ça va comment ?

Je me souviens d’avoir eu ce besoin réellement,  qu’il mette  fin à cette  mascarade car nous allions bien tous les deux dans nos vies respectives, et  ne savions comment  nous l’avouer.

Je me souviens qu’en partant et en  me faisant la bise, il avait insisté : je compte sur toi, hein, pour ce contrat ?

Je me souviens de m’être exclamée une fois seule dans la rue, et alors que les badauds se retournaient sur mon passage : Mais qu’est-ce que je f… dans cette galère !

 

 

 

 

 

 

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 08:00

 

Défi 103 en poésie chez Fanfan : sujet libre, et sujet de la semaine chez Miletune

 

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Il a choisi de les quitter

De fuir ces compagnons guindés

Qui sur le mur bien installés

Préfèrent de loin observer

L’agitation vaine de la foule

Les ondulations  de la houle

Ont les yeux ronds, la bouche triste

Retranchés au bord de la piste

Oublient de rire et de chanter

Ont le cœur gris, les bras figés

Et ce qui  restait de la vie

A quitté leur visage aigri

Alors il s’offre une parenthèse

Et dans ce kiosque tout à son aise

S’autorise à  scruter le monde

Au travers de ses loupes rondes.

 

 

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 10:00

 

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….C’est aujourd’hui. Voilà ce que j’ai retenu du film Gatsby le Magnifique, version 2013. J'y ai vu la passion amoureuse,  la fraîcheur,  la naïveté, les barrières sociales teintées de racisme, le plaisir et la fête, les illusions perdues, la corruption, le narcissisme et l’irresponsabilité mondains, le luxe, la condition féminine, New York émergeant de la poussière et de la souffrance. J'ai plongé dans la piscine, ce carré de ciel bleu dans lequel se noient nos espérances, je  me suis agenouillée devant ce Dieu à lunettes qui voit tout, trop. Il y a des regards, de l’émotion, de la violence contenue, de la lumière, des voilages aériens, du cristal, des rubis, l’alcool coule à flot et les filles sont trop maquillées. Sauf Daisy peut-être, si fragile, un rien coquette, indécise, contrariée. Malmenée ?

 

Et si je te disais, vieux frère, que Gatsby s’arrange avec tout ça, qu’il évolue au rythme du rap et des chansons de Beyonce, de paroles susurrées par Lana Del Rey. Ses chemises ne sont belles que défroissées, ses cheveux gominés rappellent Laurent Delahousse, sans la houppette. Ses belles manières cachent des habitudes de caïd de banlieue, une horloge fracassée laisse supposer que le temps n’existe pas, et le téléphone traîné au bord de la piscine est déjà portable. Et si j’affirmais que Léonardo di Caprio est à la fois Scott l'élégant, et Redford le ténébreux. Que Carey Mulligan est moins évaporée que Mia Farrow, aussi lucide ou folle, mais n'est-ce-pas la même chose, que Zelda. Si je prétendais que Nick et nous, sommes ballotés par un monde qui ne demande qu’à nous broyer. Ah cette épingle de cravate sertie d’une molaire, portée par  un mafieux dans le film. Tout un symbole ! L’époque s’efface devant le récit, les blessures intemporelles, les douleurs insoutenables, le passé inoubliable. Devant hier, aujourd’hui, demain et toujours.  Au son de la trompette, une espèce de fatalité nous ralentit et nous pèse, comme dans les romans de Faulkner.  Alors oui, j’apprécie cette version du livre, au Charleston plus qu’épuré, et dont les personnages me hantent encore.

 

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 10:00

 

Un air de printemps, en textoésie chez Suzâme

 

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Des matins froids, des ciels pluvieux

Des nuages gris, soleil vicieux

Une  longue écharpe et un manteau

Encombrent mon cou et mon dos

Le soir venu quelques frissons

Me font déserter le balcon

A la terrasse des cafés

Les téméraires prennent le frais

Et c’est à peine si l’on pense

A prononcer le mot vacances

Pourtant les arbres ont recouvert

Toutes les branches nues de l’hiver

Des hirondelles s’aventurent

Dans ce labyrinthe de  verdure

Du sol mouillé monte un parfum

De fleurs des près et des jardins

Et les couleurs par petites touches

Maquillent la saison farouche

Qui se démène tant qu’elle peut

Refuse de jouer le jeu

De se laisser percer à jour,

Dévoilant ses plus beaux atours

 

 

 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 08:00

Défi 102 chez Jill Bill : Peintre / Peinture

 

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Il était installé au fond de la boutique

Un rien désabusé en ce lieu touristique

Les curieux promenaient des yeux doux et rêveurs

Sur les oeuvres exposées ; peu de vrais connaisseurs

 On s’extasiait souvent, on vantait les couleurs

Il souriait un peu et soupirait parfois

 Il faisait de son mieux, il élevait la voix

 Répondait aux questions prétendument techniques

 De passionnés causeurs au profil atypique

 Il repérait aussi des amateurs séduits

Muets, admiratifs au visage épanoui

 Dont les yeux s’embuaient de reflets pailletés

 Ne savaient expliquer ce qui les retenait

 Au bord d’un paysage, d’un corps abandonné

Comme si dedans la toile siégeait  la vérité

 Acheter, le plus souvent, dépassait leur budget

Le peintre gentiment alors leur proposait

 De choisir, d’encadrer, une épreuve d’artiste

 De s’offrir un trésor, de piocher dans la liste

 De toutes ces forêts, de ces bois, de ces champs

 Qui donneraient une âme à leur appartement

 Ils repartaient conquis, joyeux propriétaires

 Et l’artiste comblé abaissait les paupières

 

 

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Peintures d'André LHERMET 

 

 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 13:00

 

Un repas entre amis, convivialité, bons mots, éclats de rires, échanges, souvenirs partagés. Le plat réussi du maître ou de la maîtresse de maison, félicitations des invités, coups de fourchette enthousiastes, soleil sur la terrasse ou air de jazz flottant dans le salon. Tintement des verres, œil brillant, joues rougies. Et bouteilles de vin. Rouge, blanc, rosé choisi avec amour, maintenu à température, accompagnant chaque mets afin d’en exhausser le goût. Dégustation, claquement de langue contre le palais, léger parfum de cassis ou de pomme, robe transparente, velours sous les papilles, divin mariage avec les fromages.

 

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Mais le vin ce n’est pas que ça. C’est une histoire, une rencontre, des voyages. Nous avons la chance de vivre au pays du bon vin, parcourons le territoire, visitons les caves, questionnons les viticulteurs, écoutons les vanter leur production. Et parfois, s’ils ne mettent pas assez de conviction dans leur voix, méfiance, cela peut cacher des trésors. Aménageons nos propres caves, vérifions les conditions de conservation, de stockage. Un bon vin ça se bichonne comme un bébé, et quand les amis arrivent et s’enthousiasment devant ce petit que l’on exhibe, soyons fiers. Ce n’est que l’étape ultime, l’enfant nous échappe un peu déjà. Ouvrir une bonne bouteille, c’est du bonheur teinté de nostalgie comme lorsqu’on dépose Loulou devant la maternelle !

 

PS : Merci à toi, Pierre, qui parle si bien du vin.

 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 18:31

Il faut doux et le soleil brille alors...

 

 

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...Jusqu'à la fin de la semaine

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 10:00

 

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J’aime beaucoup cette photo, c’est un peu le mythe de la caverne, le moment exact où l’on accède à la connaissance en tournant le dos au confort des habitudes. Et le confort actuellement pour moi, c’est l’écran sur lequel je note tout ce qui me passe par la tête entre deux apparitions du soleil. J’aligne parfois des mots comme ils viennent et sans me demander où ils mènent. Mon chat, à mes pieds se cure les griffes, dans une belle indifférence. Puis il se lève et miaule,  un brusque besoin de barboter dans un rayon jaune avec les moineaux, sur le balcon. Alors je râle, mais quand la campagne entre par la porte-fenêtre dans un bruissement d’ailes et de feuillages, je me dis que j’ai de la chance d’habiter au calme si près de Paris. Et je soupire, contentement d’aise, satisfaction ponctuelle et courte.

Mais la connaissance ! Il paraît que nous n’y accédons pas tous, il y a des élus, plus motivés, plus perméables et avides que d’autres. Plus chanceux aussi peut-être. Le savoir, la perception, des termes bien mystérieux. A mon échelle, je crois  d’abord au bonheur, que l’on acquiert dans les livres et  dans les petites choses de la vie. Des moments partagés, des sensations, des odeurs, des souvenirs et des lieux… L’arrivée du printemps... Et je soupire.

 

 

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