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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 08:00
EN EVENTAIL
Ne dites pas que vous n’y pensez pas.  Le soleil caresse vos les chevilles et le vent vos jambes, l’eau  mousse  tout près de vos orteils et  au loin, dans leur prolongement de petites étoiles flottent sur l’eau. Des voiles accrochent le ciel à l’horizon,  on dirait qu’il sourit  de toutes ses dents blanches et nacrées.
Vous écoutez le ressac, comme une berceuse,  vous léchez vos lèvres salées. Les galets massent vos mollets et même si certains, pointus, vous irritent la peau, vous ne bougez pas. Ce serait désorganiser l’instant, immobile, qui semble ne pas avoir de fin. Ce serait rompre l’harmonie du cliché estival  comblant le manque, quand reviennent les envies de chaleur et de douceur sous nos latitudes. Quand février se surprend à paresser, les doigts de pied en éventail.

 

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 08:00
DEFI 138: FIFTY SHADES OF GREEN
Sujet libre pour ce 138ème jeudi en poésie chez Lilousoleil pour les Croqueursdemots
On parle beaucoup cette semaine
De variations dans un domaine
Où l’on évoque sans détour
Des goûts, des mœurs, peu de glamour
Du déguisement vient la souffrance
Fouet et latex et nulle offense
Des sentiments qu’on met en scène
De drôles d’atours que l’on étrenne
Fascination et séduction
Le coeur empli de sensations
L’amour comme une petite mort
Griffe la peau par tous ses pores
Or le printemps a des tendances
Aux couleurs pâles de l’espérance
Qui couvrent des feuilles le duvet
Et donnent aux fruits un bel aspect
Des branches plient et s’entrecroisent
Les platanes sont d’humeur grivoise
Et les forêts ont des secrets
Que l’on rêve de partager
Arrêtons-nous, donnons du temps
Aux morsures du soleil, du vent
Aux  gifles que nous  flanquent  dans l'air
Toutes ces nuances de vert…

 

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 08:00
DEFI 138: PIEGE A MINETTE
Défi 138 d’après photo chez Lilousoleil pour les Croqueursdemots
Ils m’ont plantée devant la vitrine en me demandant de choisir parmi tous ces trucs idiots, qui paraît-il caractérisent les filles d’aujourd’hui. C’est pour un magazine, pour des statistiques, pour les cinglés qui mettent tout dans des cases. C’est tellement cliché, tellement banal que j’ai enfilé le bonnet et attrapé le robot. Ce bonnet sur ma tête c’est un peu le pôle sud, c’est Scott, Evans et Oates, c’est la défaite et l’absurde. Passer à côté du kit de séduction comme eux sont passés à côté de la victoire, et faire parler de soi. Avec ça je suis l’ « anti héroïne », on se moque quand je passe ou on se dit, elle a osé, ça lui donne un look. Remarque, si j’avais risqué le champignon … Et j’ai serré Robocop contre ma poitrine en lui chantant une berceuse comme à Bella la si jolie poupée qui a pourri mon anniversaire et que je cache dans mon armoire.
Le reste franchement, la panoplie de Shakira, je zappe. Il ne manque que le short et le mini tee-shirt qui expose le nombril au vent, et je fais le buzz sur internet. C'est pourquoi on ne me trouve pas normale. Allez, tu viens le chat ! Je sais bien que toi aussi, ces pièges à minette, ça te hérisse !
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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 10:36
Québec: Chute-Montmorency

Québec: Chute-Montmorency

Sujet libre pour le défi 138 de ce jeudi en poésie chez lilousoleil pour  les croqueursdemots
C’est dans le tumulte et l’écume, un soir d’été
Le ciel accroche des nuages sur les rochers
Et les observe qui s’étirent à se jeter
Sous le bouillonnement d’une eau trouble et glacée
Depuis le pont, j’ai le vertige dessus les flots
Le vent me porte, je m’y appuie tel un oiseau
Dont la carlingue se faufile toujours plus haut
Tandis que le givre tenace colle aux hublots
J’ai de la vie cette méfiance qui me pousse
A me tenir bien à l’écart, loin des secousses
Et l’existence ainsi bordée semble plus douce
Désencombrée des rages d’un temps qui s’émousse
Et puis je lutte contre moi-même, je me débats
Ce n’est pas vivre que d’éviter jusqu’au trépas
Le bruit des chutes et les blessures et les combats
L'âme tourmentée est aussi un cœur qui bat

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 08:00
LE BONHEUR  DE MR C.
J’ai rencontré Mr C. dans l’escalier l’autre jour. Il galopait comme d’habitude, habillé en costume, un peu court le pantalon. Il revenait de chez des amis, il a souvent des invitations, des sorties, des voyages, pas étonnant, il est hyperactif. C’est un mot à la mode, hyperactif mais il lui va bien. Il est tellement sollicité qu’il lui arrive de se prendre les pieds dans le tapis, de tomber par terre, de s’ouvrir le front et de se relever comme si de rien était, tant il parcourt la ville d’un quartier à l’autre. C’est un monsieur pressé de vivre, de profiter de l’instant, de devancer les saisons. On dirait qu’il lui reste peu de temps devant lui, très peu. Ou qu’il veut gober tout ce que procure la jeunesse. Il sait que dans un avenir proche chacun pourra conserver la vitalité de ses vingt-cinq ans, ad vitam. C’est ce qu’ils disent dans MATCH. Mais aujourd’hui chaque âge a ses plaisirs et ses contraintes.
Alors Mr C. du haut de ses quatre-vingt-douze ans, m’a accostée triomphalement : « Regardez a-t-il dit, en me montrant deux pois de senteurs minuscules dans deux petits pots tout aussi riquiqui. Voilà le printemps qui arrive ! » Et, il a couru les placer dans son salon, il était heureux, guilleret. Il avait hâte de goûter à ce bonheur qui s’annonce, et comme une jeune pousse, il était droit et fier, empli de sève.
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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 19:01

DESOLEE DE N'AVOIR PU PARCOURIR VOS PAGES, BLOG EN PAUSE POUR CAUSE DE GRIPPE, HELAS CELA ARRIVE MEME AUX MEILLEURES!

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 08:00
DEFI 137: SANS ATTACHE

 

Défi 137 chez Martine pour les Croqueurs de mots  : Partir

Sans regret mais sans joie

Ni maître, ni Dieu, ni foi

Ma liberté pour droit

Me défaire de toi

Redéfinir ma voie

Et quitter mon emploi

Ne plus avoir de toit

Ou vivre dans la soie

Pour oublier ta voix,

Ce douloureux  émoi

Quand sur ma peau, tes doigts

Pianotaient, maladroits

Je n’étais qu’une proie

Un jouet que l’on broie.

Comme une biche aux abois

Qu’immobilisent l’effroi

La peur, le désarroi

Dans un sursaut, tu vois

Je m’enfuis, je perçois

Un avenir moins étroit

Loin de tes airs sournois

Je n’ai pas d’autre choix

Echapper à ta loi

A tes mots discourtois

Partir…

 

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 08:00
ONZE MOIS
Voici comment j’aimerais voir se dérouler l’année. Je souhaiterais d’abord que le pire soit derrière nous, que tout ce qui est malsain, horrible, inhumain soit le passé. Il reste onze mois pour démentir des prédictions maléfiques et veiller à ce que nos routes soient aussi limpides que des fleuves, sinueuses parfois, élargies ou chahutées mais calmes, lumineuses et serpentant dans une nature accueillante et domptée.
Il suffirait d’embarquer tous ensemble pour le voyage vers l’amitié et la tolérance, de nous tenir sur le pont d’un petit bateau fluvial, le nez dans la brise, en nous protégeant du soleil, de nous tartiner de crème pour seule arme. Il suffirait de cligner de l’œil, redoutant des rayons agressifs comme pour nous interpeller les uns, les autres, nous inviter à la farce, aux rires, aux blagues. Il ne tiendrait qu’à nous de diriger le navire vers des rivages où ne compte que ce qu’il y a de bon dans le cœur des hommes. Le plus difficile est d’emprunter la passerelle qui s’élève au-dessus de l’eau, nous éloigne d’une terre ferme et rassurante, et nous pousse vers un navire que l’on craint de voir glisser sur des gouffres amers.
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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 08:00
DEFI 136: IMPERMEABLE

 

Défi 136 chez Enriqueta pour les Croqueurs de mots: décrire un vêtement qui nous est cher.

 

Vous êtes là aujourd’hui pour admirer ma robe et pour me voir glisser en faisant miroiter au soleil chacune des plumes qui la composent. Eh bien, vous avez raison, il me semble, c’est la plus belle de ma collection, elle a les couleurs chaudes de l’automne, et je l’exhibe aussi aux plus beaux jours du printemps, l’été ou en plein hiver. Car elle est ma singularité et ma fierté. Imperméable,  elle ne ternit pas et s’adapte à mes mouvements avec souplesse et légèreté. Un grand couturier  l’a conçue là-haut en conciliant modernité et géométrie, en déposant de petites plumes sur ma gorge et de longues pennes sur mes flancs, en me façonnant de courtes plumes dressées sur l’arrière train. J’ai de l’allure n’est-ce pas ?

 

 

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 14:08
DEFI 136:  SACCAGE
Décrire un vêtement qui nous est cher, tel est le défi 136 de ce jeudi en poésie chez Enriqueta pour les Croqueurs de mots
C’est un petit manteau que j’avais oublié
De ceux qu’on pend au clou derrière la porte d’entrée
Quand on laisse au dehors le givre et l’air glacé
Et qu’on se vautre au creux d’un canapé douillet
Il était bien coupé, me couvrait les épaules
Sans jamais trop peser, aussi doux qu’une étole
Limé aux emmanchures, il était le symbole
De mes jeunes années, du droit à la parole
Je n’aimais pas le col, tout couvert de fourrure
A l’aide d’un crayon j’ai gratté la doublure
Et j’ai redessiné une toute autre parure
Conforme à mes idées, mes choix et ma nature
Je croyais que chacun était libre d’exprimer
Ses idées, sa folie, ses rêves et ses regrets
Mon paletot idéal, mon costume préféré
Etait plutôt banal, je le portais sans arrêt
Quelqu’un un jour l’a pris et me l’a déchiré
Sos prétexte que mes goûts ont ses yeux agressé
Ce n’est pas vraiment grave, un vêtement saccagé
Ce n’est que de la rage, du dépit, un rejet
Ce n’est qu’une bêtise, un acte de barbarie,
Et ce n’est pas la guerre, ni l’horreur et les cris
La haine pure et brutale, l’intolérance aussi
Qui ont cloué la presse et ravagé Charlie.

 

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