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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 10:00

 

 

coiffeur.jpg

 

Paul Valéry a dit : "Tout ce que tu dis parle de toi. Singulièrement quand tu parles d’un autre".

Alors je me suis demandée pourquoi, lorsque je vais chez le coiffeur et que j’entends fuser des inepties à la seconde autant que des questions pro, je me prends pour quelqu’un d’intelligent et d’intéressant en comparaison.

 

Ainsi les :

-   Oh, tu as vu les bottes de Mme N., on dirait qu’elle a tué le chien et qu’elle se l’est mis aux pieds !!

-          Attention vous allez voir dans la glace, vous êtes orange, mais c’est parce que je viens  de vous faire un gommage, je vais appliquer la couleur maintenant. Ah non tiens, au revoir et merci ! Mais  je rigole !

-          Regardez Vanessa, vous avez vu j’ai trouvé votre robe de mariage dans ce magazine, des pois rouges et des volants ! Vous plaisantez j’espère, Mme V!

-          Oh la la, je te jure aujourd’hui Stéphane n’est pas rigolo, oui j’ai descendu le panier, non il n’y a plus personne en bas, une seconde je prépare un café pour ma cliente!

-          Qu’il est mignon ce petit bout, qu’est-ce qu’on lui fait ? Je vous mets une blouse, je sais vous êtes chauve, je ne me moque pas, mais si je l’assieds sur vous pour lui couper les cheveux, il sera moins craintif

-          Il sent bon ce shampoing, c’est de la pomme ? De la menthe ? De la fraise ? C’est pas trop chaud Mme Z. ? De la poire ? oui, c’est ça, de la poire !

-         Votre couleur est superbe, un beau marron, et avec vos yeux! Oh oui il fallait éclaircir, vous avez eu raison !

-          Alors je coupe les pointes, ou davantage ?

-          C’est Laurence qui m’a coupé les cheveux, je ne voulais pas mais ils étaient abîmés. Elle a trop coupé, et puis j’aime pas quand c’est une collègue qui le fait.

-          Qu’est-ce que vous faites plantée là ? Mais j’encaisse ma cliente, Stéphane, et c’est bientôt ma pause.

-          Je prends votre Rolls Mme D., je la glisse vers le vestiaire, vous avez le numéro 7. C’est vrai quoi, sur votre charriot de courses, il y a écrit Rollsser.

Il y en a bien d’autres toutes aussi  banales et pleines de vie, un tourbillon du samedi dans ce salon de coiffure. J’ai hâte de sortir, de ne plus les entendre, de lacher ce Mme Figaro tout aussi futile. Et pourtant, je sais bien qu’au fond c’est moi qui ne suis pas marrante et ne sais pas dire zut, profite de ce moment pour te détendre, alors qu’on te bichonne. Que c’est une forme de thérapie, de bien-être. Un soupir de décompression. Vive le coiffeur ! 

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 10:00

 

Pour Sherry cette semaine le casse -tête est: porte ouverte sur...

 

Photo 197

 

Ouverte sur le paradis

Dont elle dévoile quelque secret

La marche d’un soleil hardi

Sur la mousse des escaliers

Le doux bruissement du feuillage

Caressé par un vent doux et sage

Des murs capitonnés de lierre

Une pluie  d’ombre et de lumière

 

 

Photo 007 

 

Sous un ciel bas gris et mouillé

Passer la porte du cimetière,

Où les pas glissent sur la pierre

Déambuler parmi les tombes

Se faufiler dans les décombres

D’un coin de campagne irlandais

 

 

 

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Quand, au hasard des promenades

Une porte s’ouvre dans la nature

Cela sonne comme une aubade

Comme un appel, comme un murmure

On aperçoit en un éclair

De la beauté sur cette terre !

 

 

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 08:00

 

 

Jeudi en poésie chez Lilou : Souvenirs, Comme en CM2,

 

 

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Aller sur le chemin le cartable à la main

Traverser le jardin, rattraper les copains

Et réciter ses fables

Se souvenir des tables

 

Dans la cour de l’école, jouer à la marelle

Sauter sur ses guibolles, se voir pousser des ailes

Et le rouge au visage

Jouer les enfants sages

 

Entrer en rangs serrés, deux par deux alignés

Avant de se poser, attendre sans broncher

Que le maître s’installe

Qu’il donne le signal

 

Etudie en silence, écris sous la dictée

Concentré  et méfiance, évite de copier

Le voisin peut toujours

Te  jouer quelque tour

 

Regarde le tableau, retiens des phrases, des mots

Ecoute les leçons, et oublie les oiseaux

Qui chantent à la fenêtre

S’égosillent à tue-tête

 

A l’heure de la récré, tu auras le loisir

De les intimider, de te mettre à courir

De jouer aux indiens

Aux cow boys, aux lutins

 

C’est ta dernière année de réelle insouciance

Les notes, les carnets n’ont pas trop d’importance

Alors profites-en

Et vis le mors aux dents

 

Apprends au moins les bases, repère tout ce qui doit

Rester dans ton cerveau, et qui fera de toi

Un collégien demain

Heureux sur le chemin.

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 10:00

 

 

apothicaire

 

Il n’est pas toujours facile de trouver les mots derrière le comptoir. Le premier contact se fait au travers de l’ordonnance qu’on nous tend en silence. Lorsqu’un client ou une cliente qui ne venait que pour une boite de Doliprane ou  de vitamine C jusque-là, déplie une grande page blanche estampillée Hôpital Gustave Roussy, Villejuif, ou Centre des maladies du sein, Hôpital Saint Louis, l’instant devient grave. Sa main tremble un peu et le teint vire au jaune pâle. Le sien, le nôtre. Les mots échangés sont : pour demain, ça  va ? Il faut que  je commande. Le malade répond: oui, le protocole commence lundi prochain. Puis il pose une question technique : le mélange pour mon bain de bouche, je le fais dans une bouteille en plastique ? Je la place au réfrigérateur ? Et nous rassurons le plus calmement possible et d’un ton neutre : oui bien sûr !

 

Les yeux se cherchent ou s’évitent, cela dépend de la confiance, de la peur, de la timidité, de la foule autour. Cela dépend de la fatigue, des enfants, du moral. Du temps aussi, un rayon de soleil, une pluie de grêlons, la neige au dehors. Tout a son importance.  La maladie doit être acceptée et combattue, intégrée et chassée. Et tout ce qui contribue à alléger le poids qu’un malade traîne en permanence, est un petit bonheur qu’il serre contre lui.

Je l’ai servie ce matin, elle avait ce teint de cire et un bonnet noir posé par-dessus. J’ai pris le temps de l’interroger, ce à quoi je me risque rarement. La fréquence des chimios, la violence des nausées, la grand lassitude, les frissons… Elle m’a dit, j’avance, j’ai pas le choix. On verra après. Elle m’a souri, j’ai secoué la tête en silence comme pour dire : vous manifestez un courage qui me dope. Et ça lui a fait du bien, cette petite admiration muette dans mes yeux.  Elle m’a posé la question qui n’osait  pas franchir ses lèvres : J’ai besoin de comprimés pour la repousse des cheveux, que me conseillez-vous ? On aurait dit qu’elle ne voulait pas paraître coquette ou futile. Que mes questions l’avaient enhardie. Qu’elle me demandait : à votre avis, j’ai  encore le droit d’être belle ?

En partant, elle m’a remercié de l’avoir écoutée, de lui avoir consacré un peu de mon temps. Et ça a éclairé mon après-midi.

 

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 08:00

Défi 96 cette semaine chez Lilou à la barre des CROQUEURS DE MOTS : Rupture

 

 

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 A toi que j’aime,

Quand tu es partie, j’ai su que je ne te courrais pas après. Que ma fierté ne le permettrait pas. Sagan n’a-t-elle pas dit : les êtres orgueilleux ne savent pas aimer. Je n’ai peut-être pas su, ou voulu m’engager, je pense que c’est l’une des raisons de ton départ, mon manque de tendresse durant ces moments légers et tendres en ta compagnie. Je ne peux pas expliquer et ne souhaite pas le faire, cela fait partie de mon caractère, cette raideur, je ne connais pas l’insouciance. Je tâcherais de m’amender à l’avenir. Mais pour toi, c’est trop tard, je le réalise.

Je ne tiens pas à m’accrocher, je trouve cela ridicule, même si l’on affirme que le ridicule ne tue pas. Que l’humiliation est l’un des versants de l’amour. Je n’ai pas de crampons ni de piolet, je n’escaladerai pas cette montagne. Et je me connais parfaitement. A trop me prosterner devant toi, je réussirais à te reconquérir qui sait, mais jusqu’à quand ? Quelle serait la date de ton prochain départ ? Je devrais vivre un semblant de bonheur avec ce poids sur le cœur. Je te détesterais en fin de compte, je te haïrais.  Et je ne me supporterais plus. Je me lèverais un jour et aurais envie de gifler ce visage  qui me fixe dans la glace.

Aussi, ne manifeste aucun étonnement, aucune surprise devant mon manque de réaction et mon mutisme. Je t’aime encore trop et j’ai mal, je ne veux plus affronter  ce qui reste des jours anciens. J’ai planqué toutes les photos qui me les rappellent. Je les détruirai si j’ai un peu de courage.

Alors permets que je t’embrasse une dernière fois, que je t’étreigne et respire ton parfum. Et que je te tourne le dos, comme à tout ce qui me rappelle nos folles équipées et nos dérives.

                               

  Adieu mon amour, adieu  à toi  période bénie de ma vie, adieu Ma Jeunesse.

 

 

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 10:00

 

Le casse-tête cette semaine chez Sherry est : rencontre.

Le week-end dernier, accompagnant mon mari lors d’un déplacement professionnel sur Lille, j’ai pu découvrir, en chemin, que la plage de Dunkerque est un lieu de rencontre très prisé.

 

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On y défie le froid et on se moque du vent,

On se rassemble et piaille, c’est  un évènement

 

 

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As-tu vu celui-là qui se laisse porter

Au-dessus de nos têtes par  Eole glacé

 

 

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Eh, poussez-vous de là, voyons, que j’atterrisse !

Que sur ce filet d’eau mes petites pattes glissent !

 

 

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Quelle belle envolée

Un décollage parfait !

Planer à l’unisson

Flotter au diapason !

 

 

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Et tutoyer le phare

A l’horizon blafard

 

 

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Moi, j’ai une petite faim

Ici on ne manque de rien

 

 

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Oublions les voiliers

Qui semblent nous narguer

Voyageurs solitaires

Au loin transis en mer

 

 

 

 

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 08:00

 

Défi 96 chez Lilou : Parlez-moi d’amour

 

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Quand il est là, c’est l’évidence et on y croit

Loin des frissons,  des tremblements, tout cet  émoi

C’est une présence qui installe un bonheur dense

La paix en soi, une lumière, une joie immense

 

Il est odeur, sourire ou geste, il est souvenir

Tu  le repères les yeux fermés, il est avenir

Il est  appui,  maître ou moteur,  guide ou soutien,

 L’âme s’y abreuve et s’en nourrit, il est maintien

 

Même l’absence est un prétexte, l’entretenir

Ravive une flamme qui ne saurait pas s’évanouir

Et l’idéal se met en place, chasse le banal

            Quand l’éloignement redresse et fixe les coeurs bancals.           

 

Les années posées sur lui comme des bandelettes

Couvrent parfois petits malheurs, suppliques muettes

Enfin qu’importe puisque les mains, puisque les yeux

Se cherchent et fondent lorsque les cœurs sont  amoureux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 10:00

 

 

EN PAUSE

 

 

Empreinte cette semaine chez Sherry

 

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Un soir d’été à l’heure exquise

Chaleur épaisse couvrant la nuit

Des rubans de lumière  se brisent

Et se poursuivent  à l’infini

 

 

JUSQU'A

 

 

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Certains choisissent l’ombre, leur doux  profil, admirent

Et puis doucement  sombrent, dans l’onde qui les attire

D’autres empruntent les rayons d’un soleil aveuglant

Jolie feinte aux barques   sur la rivière  glissant

 

MERCREDI

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 08:00

Défi 95 chez Lénaïg: tout ce qui est grand est étonnant

 

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Se tournant vers la mer, ne songeant qu’à l’action

Ils cherchent du regard la terre de leurs ancêtres

Et s’ils courbent l’échine, ce n’est pas soumission

Mais repli salutaire, juste avant de renaître

 

Comme l’hiver s’enfuit chassé par des vents doux

Dans ces pays d’Europe d’où viennent les tortionnaires

Eux sous les alizées, rêvent de ce moment fou

Qui les consacrera, hommes, libres et volontaires

 

Ils ont le cœur usé et le corps décharné

Ils ont les mots brûlés et la voix éraillée

Ils ont des chants, des pleurs et des cris étranglés

Ils ont dedans leurs chaînes une douleur tatouée

 

Ils sont ainsi dressés, alignés et immenses

Ils ont la dignité des âmes en souffrance

Ont subi exactions et tortures et outrances

Aujourd'hui assemblés et calmes en apparence

 

D’un naufrage meurtrier, symbolisent la blessure

A l’Afrique arrachés, au golfe de la Guinée

Anonymes de la traite, eurent vie de meurtrissures

Triangle reconstitué d’un commerce négrier

 

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Les statues de l'Anse Caffard édifiées à l'initiative de la ville du Diamant en Martinique 

 

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 08:00

Dans son défi  95 Lénaïg nous propose :

 

 Un texte-sandwich ! Encadrons-nous de deux citations extraites d'un roman pour imaginer une histoire entre les deux !

Commençons notre page par ceci : "[...] La nuit avait des yeux, le vent de longues oreilles et nul jamais ne se rassasiait d'autrui." Et terminons-la par cela :"[...] - Tout dépend du vent, il y en a qui vous font tomber, et d'autres qui raffermissent vos attaches et vous fortifient." Je préciserai à la fin de la semaine le titre et l'auteur du roman.

 

valse

 

La nuit avait des yeux, le vent de longues oreilles et nul ne se rassasiait d’autrui. Elle ne pouvait que tomber amoureuse. Lancé dans la foule comme un tronc mort balloté par les flots, lui dérivait. Détaché,  il faisait mine d’ignorer le groupe, en sirotant un punch, les yeux baissés. C’était de la stratégie, elle avait déjà croisé de ces tombeurs. La première fois, le type l’avait prise au piège au cours d’une autre  "soirée cocktails", en lui tendant un mini éclair à la pistache.

Celui-là n’esquissait pas un geste, il laissait venir à lui les "grandes cruches". C’était la nuit, elle avait chaud et s’installa sur la terrasse afin de converser avec le vent. Elle savait qu’il la suivrait, piqué de n’avoir pas réussi à l’aimanter.

Il s’accouda au balconnet, loin d’elle. Il espérait encore, avait confiance en lui. Cette manière de croiser les jambes et de tirer sur sa cigarette. De passer une main dans ses cheveux frisés. Il la provoquait, plaçant son corps  svelte dans une flaque de lumière posée par la lune sur la dalle. Et tandis que d’autres sortaient comme eux, attirés par la fraîcheur, puis retournaient bruyamment dans  salle, ils ne disaient mot. Ne bougeaient pas. Ils savaient l’un comme l’autre, que leurs vies se tamponneraient. Ce serait foudroyant, passionné et bref. Peut-être pas. Mais par la suite, l’existence aurait une tout autre saveur.

 

Il l’agaçait à ne pas céder, à ne pas tenter de lui faire la cour. Elle l’excitait, cette froideur, cette carapace, ce dédain ! Quelle sensualité dans le long serpent déployé de ses cheveux ! Il serra le poing, les mâchoires, elle esquissa un sourire. Ils n’échangeaient pas un regard mais se devinaient. Des voix leur parvenaient du salon, assourdies. L’orchestre entonna une valse qui les pétrifia.

Comme si quelqu’un avait sifflé le début d’un match, leur enjoignant de cogner, de faire mal. Comme si le monde autour d’eux n’attendait qu’un divertissement, à leurs dépens. Comme si tous ces gens se prenaient pour le vent. Ils se laissèrent porter et se rapprochèrent.  Puis il la saisit par la taille et  l’entraîna à l’intérieur parmi les danseurs. Grisés, ivres, ils ne résistaient plus. Ils avaient compris, ils avaient admis.Tout dépend du vent, il y en a qui vous font tomber et d’autres qui raffermissent vos attaches et vous fortifient.

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