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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 08:00

 

Pour évoquer mon « grenier imaginaire » comme m’y invite Un Soir bleu dans le défi 88

 

 

grenier jardin

 

Le mien serait organisé, un vrai un jardin maraîcher. Avec des carrés séparés et des touches de couleurs. Il serait parfaitement ordonné. Couvrant le sol avec des allées et des bruits de pas sur le gravier. Les visiteurs prendraient le temps de s’arrêter, de se pencher, de respirer l’odeur du passé exhalée par les souvenirs. Certains froisseraient des feuilles, ouvriraient des cahiers comme on casse une tige de basilic, comme on frotte une branche de thym en salivant par avance sur le  menu du soir. Il y aurait les disques de jazz de mon père, soigneusement rassemblés, Sydney Bechet gonflant les joues sur sa trompette, tout en haut d’une pile solide, tel un tronc d’arbre à l’ombre duquel mon humeur potagère s’épanouirait.

Il y aurait un classement par années, par catégories, par photos, cahiers, objets. Ce serait rigoureux avec des étiquettes et des images, on procède de cette manière pour les graines chez Truffaut. Il y aurait des bijoux cassés, des perles disséminées ainsi que des fraises rampant au sol. Il faudrait parfois extraire de la mémoire au rangement, en plongeant ses mains gantées dans des bacs, on s'imaginerait arrachant des patates à la terre. On s’esclafferait : oh les bottes de Mamie ! et on détecterait un carré de poireaux au loin, à la simple vue des feuilles engainantes. Il faudrait empêcher le chat de mordiller les ficelles autour des journaux comme si c’étaient de jeunes et tendres pousses de persil. De faire pipi sur la menthe comme si c’était les chaussons du grand-père. Ou le contraire. On chercherait à cueillir des salades en ramassant des vêtements de poupée, à croquer des radis en mordant dans une pièce dorée,  à  peler des oignons en pleurant sur la photo du chien Toby. On aimerait dépoussiérer un vieux sapin et le décorer de boules afin qu’il ait l’air d’un plant de tomates. Et évacuer des chaises bringuebalantes ou des verres cassés, de la mauvaise herbe tout ça. On s’efforcerait de redresser des étagères, on lève bien les salsifis, de ramasser des cintres pendouillant,  les haricots verts, ça tremblote aussi. Enfin vous l’avez compris, mon grenier serait écolo, et chacun y trouverait de quoi faire une bonne soupe, sa bonne soupe.

 

 

 

 

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 10:00

Cette semaine Sherry nous invite à réfléchir sur la notion de : gaspillage

 

gaspillage

 

Dans gaspillage il y a pillage. Piller c’est prendre chez autrui, sans lui demander la permission ou saccager ce qu’il a de beau, de bien comme ça sans raison. Il y a une notion de rancune, de vengeance, de revanche. Ou de méchanceté pure, ne pas supporter le plaisir ou le bonheur de l’autre. Ne pas accepter qu’il ait quelque chose de plus, argent, beauté, amour, santé. Il y a de la laideur dans l’acte de piller. Et la notion de guerre, de souffrance, de catastrophes historiques. Il peut s’agir de biens matériels, ou de mots, de textes que l’on s’approprie ou que l’on déforme. Aussi bien que d’un pillage archéologique ou technologique pour citer Wikipédia. Piller c’est chercher à dominer, à vaincre, à réduire à néant. Ainsi croit-on pouvoir survivre.

Gaspiller c’est piller ce qui est à soi. C’est estimer qu’on a le droit de détruire, de saboter, de gâcher une partie de ce qui nous appartient. Ce n’est pas conscient mais c’est une forme de sadisme et de masochisme cette absence de partage. Car on  ne cherche pas à savoir si quelqu’un pourrait  profiter  de ce dont on se débarrasse. Ou si jeter, évacuer, n’est pas nuisible à notre environnement. L'autre n'est pas perçu, ailleurs n'existe pas. A une époque où les associations d'entraide  fleurissent et les voyages explosent, il y a de quoi ricaner. On bazarde le superflu, on le foule au pied comme des enfants trop gâtés. Les conséquences de nos caprices sont pourtant lourdes. Des caprices d'enfants... Ca me rappelle une chanson de Mireille Mathieu :

« Pardonne-moi ce caprice d’enfant

Pardonne-moi, reviens-moi comme avant

Je t’aime trop et je ne peux pas vivre sans toi. »

Gardons les paroles, adressons-les à la société, à l’humanité, au siècle. A la terre. Et promettons de changer.

 

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 08:00

 

Pour répondre au défi 88 des jeudis en poésie, parti de chez « Un soir bleu » : Vide Grenier

 

 

vide-grenier.jpg

 

 

Il était parti seul un matin de septembre

Devant sa porte, le contenu de sa chambre

Documents d’une vie, épluchures des ans

Déposés sans égard à la vue des passants

 

Balancés les bougeoirs, les lettres, les cahiers

Qui auraient figuré dans un vide grenier

Si des neveux pressés, vifs, et indélicats

N’avaient souhaité que de s’en débarrasser là

 

Où les mains  trop avides de curieux fouineurs

Se tamponnent en quête de l’article du  bonheur

Plongent avec délice  dans des sacs en plastique

Fouillent avec malice, coupent des élastiques

 

Et tout ce petit monde harangue le défunt,

Les restes de sa vie que l’on dissèque enfin :

"Tu étais donc à Lyon à la libération,

C’est pourquoi ce journal était dans un caleçon !

 

Les caches pour tes secrets n’étaient pas des meilleures

Dire que j’ai retrouvé un courrier du facteur

Enfoui dans un tiroir de ta table de chevet

Je me demande à quel prix, je pourrai la brader."

 

Et moi derrière la vitre de la pharmacie

Qui l’avait su fringant et dynamique aussi

J’observe cet étalage, ces vautours carnassiers

Saluant la mort  d’un homme que j’ai vu décliner 

 

Il avait conservé les trésors d’une vie

Des papiers, des objets qui n’attachaient que lui

Des souvenirs fanés, le butin d’un grenier

Qu’on n’a pas pris la peine de décemment vider.

 

 

 

 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 10:00

 

 

Selon la consigne 2, proposée par ABC sur son blog.

2) Extrait du livre "Chronique de la dérive douce" de Dany Laferrière :

"Chaque fois que
Je tiens un livre
dans ma main
je me sens rassuré
sachant
Qu'à tout moment
Je peux m'asseoir
Sur un banc et
l'ouvrir"
Laissez-vous imprégner par cette phrase et écrivez ce qu'elle vous inspire...

 

 lecteur

 

Chaque fois que je tiens un livre dans ma main, je me sens rassuré. D’habitude, ça marche. Un livre c’est comme de la peau qu’on touche, c’est chaud vivant. C’est l’interlocuteur, l’autre avec des pages de vie déroulées, que  j’apprends à  connaître. Il devient compagnon, je me permets de le bousculer, d’écorner ou de plier des pages. Ou alors je le respecte, il est beau, précieux, sacré. Il fait corps avec moi, toujours, le temps de la lecture. Il parle mon langage et je me sens conforté dans mes idées. Ou il me secoue, m’invite à la tolérance, à l’échange, au refus parfois.

 

Mais depuis que je fais la lecture à cette femme, assis au pied de son lit, le livre me semble bien inutile. Je ne comprends plus ce que mes lèvres prononcent, tant mes yeux se fixent malgré eux sur les siennes, entrouvertes. Je ne sais pas si elle écoute, si elle entend, si ça lui fait du bien, ce débit lent et monotone. Je suis payé pour qu’elle perçoive du bruit. Je n’ai pas reçu de directives. On m’a dit, lisez n’importe quoi. La bibliothèque n’est pas celle de Quichottine, éclectique, variée. Mais j’ai choisi Saint Exupéry, Vol de nuit. J’ai pensé que cette femme aimerait voler, dans sa tête. J’ai pensé que même une phrase comme « des nuages lourds éteignaient les étoiles », illuminerait la nuit dans laquelle elle se tient.

 

Elle a une respiration hachée qui s’emballe dès que je baisse la voix et reprend un rythme régulier quand je recommence à lire. C’est comme un petit orchestre dont je serais le chef et elle l’instrument de musique. Et dont la partition se déroule au travers des mots. Je m’aperçois avec le temps, que nous  deux ça fonctionne. Nous sommes une entreprise, nous créons des mélodies sur des phrases. Quelque chose flotte dans l’air qui rend les rideaux moins poussiéreux, et laisse entrer le soleil. Au fil des jours, nos sourires se rencontrent posés sur des mots, bien qu’elle ait les yeux fermés. Ses joues rosissent, ses mains tremblent un peu sur le drap. Je sais qu’elle savoure l’heure que je passe auprès d’elle. Elle réalise qu’elle n’est pas l’unique bénéficiaire de ces tête-à-tête. J’ai de la chance, je peux à présent m’asseoir sur un banc, seul, ouvrir ce livre à tout moment, et entendre notre musique.

 

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 10:00

 

 

placard.jpg 

 

 Pour Suzâme et l'association "Poévie"  de Nanterre, à laquelle j'ai soumis ce texte le 3 octobre. Sujet: un lieu imaginaire, cabane, cachette etc..

 

J’avais pour habitude lorsque j’étais enfant

D’aller me réfugier dans la chambre des grands

Elisant pour cachette, une magnifique armoire

Où parfois je rêvais, assise dans le noir

 

Accroupie sous les robes, la tête dans leurs plis

Je frottais mon visage aux jupons d’organdi

Caressais des foulards, froissais quelques dentelles

Et m’endormais souvent, candide demoiselle

 

Je m’inventais un Prince qui n’aimerait que moi

Saurait me dénicher, et braverait le froid

Fouillerait les placards,  soulèverait la soie

Et me protègerait, de son épée de bois

 

C’était un univers, un cocon doux, ouaté

Le parfum de ma mère, si piquant et fruité

Me transportait ailleurs, dans le pays des fées

Où le temps est lenteur, chaleur, félicité

 

Parfois, pour m’amuser, j’enfilais des chaussures

Bien trop larges pour moi, de deux ou trois pointures

Je revêtais aussi le voile de mariée

Déballant un carton enfoui sous un corset

 

C’était une caverne, un théâtre, un endroit

Où l’âge que l’on a est celui de son choix

Lilliput ou Gopal, un lieu imaginaire

Que j’avais forgé là, dessous les étagères

 

 

 

 

 

 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 10:00

 

 

Pour illustrer le casse-tête de la semaine chez Sherry : est-ce que ça existe encore?

 

 cahier1.jpg

 

J’ai rouvert mon cahier de compositions de CE2 à cette page : leçon de choses, écrit au porte-plume, juste à côté de la géographie.  Je sais au moins que ça n’existe plus. Aujourd’hui on parle de Sciences de la Vie et de la Terre, SVT. Les mots sont clairs et ont un lien direct avec le monde et ses mystères, avec la vie et ses cycles. Sur la couverture des livres on aperçoit des dauphins, des marmottes, des alpinistes, une photo de la terre. Il y a la vie et il y a la terre. Tout ce qu’un enfant découvre en regardant la télévision, en surfant sur internet, en voyageant. Et qu’on lui explique à l’école.   

 

cahier3

 

Mais Leçon de choses ça ne veut rien dire. A l’époque je savais bien qu’on allait parler de la pomme et de ses pépins, de la poule et de ses poussins en classe. Et je ne cherchais pas à comprendre en quoi ces choses méritaient des leçons. Je me souviens que j’avais lu, ou que quelqu’un, ma mère peut-être, m’avait raconté l’histoire du Petit Chose d’Alphonse Daudet. C’était un maître d’études, un pion, dans une école. Il était triste car tout le monde se moquait de lui. Alors pour moi, au début,  c’était un moment où on partageait la tristesse de la maîtresse. C’était tout sauf  les hommes, les animaux et les plantes. Je me demande qui a inventé ça, leçon de choses. Ce terme-là n’existe plus, et ça n’est pas un mal. SVT, n’est pas venu tout seul. Il y a d’abord eu Sciences Naturelles ou Sciences Nats. Mais à part le fait qu’il était question de nature, ce n’était pas très précis. Alors oui, SVT, c’est un progrès. Qui crée des images dans la tête, à une époque où n’a pas besoin de décrire pour qu’elles surgissent. Où on trouve rasoir, les longues descriptions de Balzac. SVT, si on cherche un sens caché aux mots à la manière de Camille Laurens, signifie : surtout voir tout, autour de soi.

 

 cahier2

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 08:00

 

Dans le cadre des jeudis en poésie  chez Lilou-Fredotte voici ma participation sur le thème du feu

 

 

yellowstone_fire_1988.jpg

 

 

 

Il est brûlant désir au cœur des amoureux

Qui ne peuvent le fuir et l’appellent de leurs vœux

Il s’empare des yeux, y dépose des flammes

Qui consument les corps et perforent les âmes

 

Il est chaleur et bienfait dans la cheminée

Il danse sur le bois sec en rondins découpés

Et les fagots au parfum de sève s’amenuisent

 Quand dans l’âtre, d’étroits cônes de pin carbonisent

 

Il couvre les forêts, se répand sur la lande

Il folâtre en une joyeuse sarabande

Ravager et détruire est sa priorité

 Le circonscrire exige une lutte acharnée

 

Dans les livres, il est présenté comme un pervers

Il est le diable, le bras armé de Lucifer

C'est une menace, ce sont les flammes de l'enfer

Elles sont tenaces, ces croyances délétères

 

Parfois sur la Grand-Place on installe un bûcher

Quelle insubordonnée Pucelle a-t-on damnée ?

Bâillonnera-t-on le jugement, la pensée

En dressant ce simulacre d’autodafé ?

 

Il instille et distille le courage et la force

Et de la dynamite, constitue  une amorce

Quand, de nous, triomphant, il cherche à s’emparer

On le  nomme émotion, délire, joie, feu sacré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 10:00

 

 carte026

 

Mireille m’a envoyé l’automne québécois par courrier. Je ne sais pas comment elle a pu l’enfermer tout entier et l’aplatir dans une enveloppe. Mais voilà qu’il triomphe  sur l’écran tel  un général d’armée. Il brandit ses couleurs comme des épaulettes. On reconnaît son grade aux larges barrettes rouge orangée dont il couvre les monuments. Il possède l’allure et la prestance des grands chefs, on le voit gravir les escaliers lentement, il prend son temps. Il ménage ses effets, le vent lui jette des confettis qui jonchent le sol et craquent sous les pas. Le ciel s’adapte, ce n’est pas lui qu’on observe aujourd’hui, sa couleur, ses nuances forment les bataillons qui portent le héros. Le Château Frontenac, l’Oratoire Saint Joseph célèbrent un grand stratège tout comme Notre Dame sacra Napoléon. L’automne est un guerrier rusé, qui cède le pas chaque année et resurgit flamboyant l’année d’après, enveloppant parcs et collines de son manteau de feu.

 

carte025

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 08:00

 

 

 

Voici mes élucubrations pour répondre au défi lancé par Lilou- Fredotte

            Pour ce 87ème défi, je vous propose de jouer les astrologues.

                         On a tous en tête les douze signes du zodiaque

                         ou encore l’horoscope chinois.  Je vous propose donc de créer vos propres signes du zodiaque.

                         il en faut au moins six.

                         A partir de là vous avez le choix entre :

                                     -  décrire tous les signes succinctement avec les principaux traits de caractère

-  soit choisir un seul signe que vous développerez

                                             -  soit les prendre deux par deux en cherchant les points convergents ou divergents

    -  soit faire l’horoscope de la semaine signe par signe.

 

 

 

Signe: LAMBORGHINI

Forcément nés quelque part en été

 

lamborghini.JPG

 

Les natifs du signe ont du soleil plein la tête

Et jamais ne rechignent à rire et faire la fête

Ils aiment autant les champs et les vertes prairies

Que l’univers d’Audi et ses carrosseries.

 

 

 

 

SIGNE: MERCEDES

Nés au croisement de la terre, des airs et de la mer

 

Mercedes

 

Amateurs d’étoiles à trois pointes, les Mercedes

Dans la vie, sont capables de belles prouesses

Combatifs, belliqueux, n’ont pas peur de la casse

Et tracent leur chemin avec beaucoup de Classe

 

 

 

 

 

SIGNE:INFINITY

Nés aux  Etats-Unis du monde

 

Infiniti.JPG

 

Ils posent à l’horizon un regard majuscule

Et veillent jalousement sur le précieux pécule

A deux chiffres, qui caractérise ces quidams

Aventureux et fiers du groupe Renault Nissan

 

 

 

SIGNE: CONCEPT CAR PEUGEOT

Nés entre Mars et la lune

 

Peugeot-Concept-Car.JPG

 

Un côté cabotin, mais pour eux ce n’est rien

Un châssis en carbone, un petit air hautain

Avec courbes girondes, manières de séducteurs

C’est qu’aux natifs du signe, l’amour ne fait pas peur

 

 

 

 

SIGNE: PGO

Nés dans la rigueur de l’hiver en pensant à l'été

 

pgo.JPG

 

Ces grands caméléons n’ont pas peur des répliques

En toute circonstance, vaillamment ils s’appliquent

A chauffer des moteurs Volkswagen Coccinelle

A  plonger dans l’effort comme s’ils avaient des ailes.

 

 

 

SIGNE: EXAGON

Nés sur Saturne au printemps

 

Exagon.JPG

 

Ils traversent l’existence comme si c’était un rêve

Leur folie des grandeurs ne connaît pas de trêve

Ils sont collectionneurs, fous de technologie

Les satisfaire en tout, relève de la magie

 

 

 

Les photos ont été prises au salon 2012, Porte de Versailles.

 

 

 

 

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 10:00

 

Photo-014.jpg

Photo prise dans le Musée Piscine de Roubaix

 

 

Cette semaine chez Sherry le casse-tête est : Recto, verso

 

Recto, elle se drape dans les plis de sa dignité. Ne dépassent que les mains, les bras, le visage classique de tragédienne. Délicatement ourlés ces bras, longues et fines ces mains, nerveuses, élancées les cuisses que l’on devine sous le drap. En prières, extatique ou dévote, tête basse,  elle est femme. Vénérée, adorée, respectée, épouse, fille, confidente. Mère aux jambes fuselées, aux épaules, dodues accueillantes et dont les seins renflés se tendent vers l’enfant. Elle est refuge, moelleux, tendresse. Elle est multiple, unique, totale. Elle est abnégation, renoncement…

Verso, elle offre sa nudité à la lumière crue des spots. Avec des courbes, des muscles, des hanches, de la chair à agripper. De la peau en pierre, presque tiède au toucher tant la vie est piquée dedans. On ne peut détacher les yeux, elle est naturelle, impudique car la pudeur n’a pas de sens. Elle écarte les bras, les cuisses, le corps entier prend la lumière et s’en fait une robe sans pli. Elle n’est ni ingénue, ni innocente. Elle est fascinante, sensuelle, amante. Elle est muse. Elle est femme, aussi.

 

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