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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 10:00

 

Casse tête cette semaine chez Sherry: pannes et solutions

 

sommeil.jpg

 

Avec le changement d’heure, j’ai pensé à la panne d’oreiller inversée. Au réveil précoce. Parce que c’est le risque, de l’été vers l’hiver. En se couchant le soir, très tard car il y aura du rab, on abuse un peu, on croit pouvoir profiter de cette petite heure. On espère s’endormir dessus comme sur un oreiller moelleux. Cette petite heure heure-là, elle est magique, peuplée de marrons éclatés, de citrouilles évidées, de bonnets rouges bordés de fourrure blanche. Elle raconte des événements à venir, attendus et sans surprise. Elle revient tous les ans comme un cadeau sur le temps, c’est une heure pendant laquelle on ne vieillit pas. Elle devrait agir comme un élixir et stopper tous ces phénomènes hormonaux et physiologiques qui attaquent nos cellules. Et, pourquoi ne pas inverser le processus ensuite. Benjamin Button a dû connaître ça, la petite heure déboussolée….

Mais c’est sans compter sans l’horloge biologique qui traque la petite heure et la coince entre les aiguilles et la trotteuse. On peut dire que c’est de l’excès de zèle, on a beau faire, on ne se lève pas plus tard que la veille. Parce que le corps a son compte, il est persuadé d’être à l’heure. Il est en panne.  Il ne le reste pas longtemps, il s’adapte. Sa solution est là, c’est le principe de la vie. Il intègre le nouveau paramètre, il avale et digère la petite heure. Et oublie très vite qu’elle a existé.

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 10:00

 

Pour illustrer le tableau-sujet de la quinzaine chez Miletune

 

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Edward Hopper

 

Celui-là est américain. Alors c’est autre chose. Il n’y a rien à admirer chez lui. Pas d’architecture particulière, de majesté, pas de passé. Il  semble dérisoire,  n’est même pas perdu. N’a pas l’étoffe  des géants solitaires. On n’y débarque pas hélitreuillé comme aux phares d’Armen ou de la Jument. Il y a trop de bâtiments autour, de toits, de cheminées. De vie en dehors et tout près. Il n’est pas cœur battant. Il est fonction, chiffres, calculs. Il est propre, impeccable, entretenu comme tous les phares. Il n’a qu’un dieu, la lumière.  Il est à son service et guide les marins. Ici, pas de lit, de pantoufles, de photos, de livres. Ca se devine, ce côté technique, machines, radios. Il y a le phare, ses murs épais brisant des lames d’eau salée, et la maison à côté. Dehors l’humain. Ce phare-là n’est qu’un bloc.

 

Cependant il domine, comme le clocher d’une église, il rassemble, il fédère. Comme il est accessible, on vient le consulter. Il apprend la mer aux terriens. La mer, on l’attrape tout là-haut par les yeux. On lui montre qu’on est fort, au-dessus d’elle et près de Dieu, le vrai. Il y a  de la prétention à grimper dans un phare, de l’arrogance, un sentiment de puissance. Ca donne le vertige, toute cette écume, ces vagues fracassées au pied, adoratrices sacrifiées. Alors on imagine la nuit, tous ces feux, ces signaux, ces nœuds sur le littoral. Aussi beaux, aussi doux que des rubans dans la chevelure d’une enfant. De beaux repères sautillants.

 

Il me plaît ce phare, en fin de compte. Il n’a pas d’histoire comme Le Stiff ou Cordouan.  Il n’a pas la vie en dedans, mais  il éclaire le jour comme il allume la nuit. Dans ce tableau, le ciel a une couleur d’eau de vaisselle et les bâtiments semblent enfoncés dans la toile. Lui se détache, triomphant. On dirait qu’il bouge, qu’il rayonne, emportant nos rêves.  

 

Clin d’œil à l’exposition PHARES qui s’achève bientôt au musée de la Marine, à Paris.

 

 

 

 

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 08:00

 

 

Pour les jeudis en poésie chez Un soir bleu, thème: de la cave au grenier.

 

souris.jpg

 

Je les entends courir, je les entends piailler

Dessous les portes grises, aplaties, effrayées

Elles glissent, comme éprises d’un vent de liberté

Elles sautent et tétanisent les gros chats du quartier

 

De nos pièges, elles se moquent, de nos ruses elles s’amusent

L’homme n’est qu’un gros bênet,  et à ces jeux il s’use

Ce qui les fait courir, sursauter, rebondir

C’est la valse du balai qui les prend dans sa spire

 

De la cave au grenier, il fouette le pavé,

Le carrelage, la moquette et frotte le plancher

Derrière les tuyaux, elles doivent se retrancher

Les  canalisations constituent leur foyer

 

Car au fond c’qu’elles adorent c’est l’odeur du gruyère

Qui emplit la cuisine et leur museau s’y perd

De toute la maison c’est l’endroit qu’elles préfèrent

    Mais c’est aussi la loge du bourreau tortionnaire.

 

 

 

 

 

 

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 10:00

 

Pour évoquer l’automne en textoésie chez Suzâme

 

20-juillet-2012-2538.JPG

 

L’automne racole sur le périphérique et va

Rampant, comme une fille dévoile ses appâts

Dessous des bas résilles, montre sa chair roussie

Et tend les bras, soucieux d'attiser vos envies

 

Aguiche sans vergogne, lance des rameaux de feu

Se colle aux murs en un tango audacieux

Tout en douceur, le vent écarte son feuillage,

Avec ferveur, il  sait répondre à vos hommages

 

Si, pressé de cueillir la saison qui se vend

De franchir le grillage,  la fantaisie vous prend

Telle une demoiselle offerte dans une vitrine

La belle peut  jouer de votre humeur libertine

 

L’automne a bien deux sexes, Hermès et Aphrodite

L’ont condamné à plaire, à séduire sans limite

Sachant pertinemment que ses jours sont comptés

Il savoure  lentement, des heures la volupté

 

 

 

20-juillet-2012-2540.JPG 

 

 

 

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 08:00

 

Pour évoquer mon « grenier imaginaire » comme m’y invite Un Soir bleu dans le défi 88

 

 

grenier jardin

 

Le mien serait organisé, un vrai un jardin maraîcher. Avec des carrés séparés et des touches de couleurs. Il serait parfaitement ordonné. Couvrant le sol avec des allées et des bruits de pas sur le gravier. Les visiteurs prendraient le temps de s’arrêter, de se pencher, de respirer l’odeur du passé exhalée par les souvenirs. Certains froisseraient des feuilles, ouvriraient des cahiers comme on casse une tige de basilic, comme on frotte une branche de thym en salivant par avance sur le  menu du soir. Il y aurait les disques de jazz de mon père, soigneusement rassemblés, Sydney Bechet gonflant les joues sur sa trompette, tout en haut d’une pile solide, tel un tronc d’arbre à l’ombre duquel mon humeur potagère s’épanouirait.

Il y aurait un classement par années, par catégories, par photos, cahiers, objets. Ce serait rigoureux avec des étiquettes et des images, on procède de cette manière pour les graines chez Truffaut. Il y aurait des bijoux cassés, des perles disséminées ainsi que des fraises rampant au sol. Il faudrait parfois extraire de la mémoire au rangement, en plongeant ses mains gantées dans des bacs, on s'imaginerait arrachant des patates à la terre. On s’esclafferait : oh les bottes de Mamie ! et on détecterait un carré de poireaux au loin, à la simple vue des feuilles engainantes. Il faudrait empêcher le chat de mordiller les ficelles autour des journaux comme si c’étaient de jeunes et tendres pousses de persil. De faire pipi sur la menthe comme si c’était les chaussons du grand-père. Ou le contraire. On chercherait à cueillir des salades en ramassant des vêtements de poupée, à croquer des radis en mordant dans une pièce dorée,  à  peler des oignons en pleurant sur la photo du chien Toby. On aimerait dépoussiérer un vieux sapin et le décorer de boules afin qu’il ait l’air d’un plant de tomates. Et évacuer des chaises bringuebalantes ou des verres cassés, de la mauvaise herbe tout ça. On s’efforcerait de redresser des étagères, on lève bien les salsifis, de ramasser des cintres pendouillant,  les haricots verts, ça tremblote aussi. Enfin vous l’avez compris, mon grenier serait écolo, et chacun y trouverait de quoi faire une bonne soupe, sa bonne soupe.

 

 

 

 

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 10:00

Cette semaine Sherry nous invite à réfléchir sur la notion de : gaspillage

 

gaspillage

 

Dans gaspillage il y a pillage. Piller c’est prendre chez autrui, sans lui demander la permission ou saccager ce qu’il a de beau, de bien comme ça sans raison. Il y a une notion de rancune, de vengeance, de revanche. Ou de méchanceté pure, ne pas supporter le plaisir ou le bonheur de l’autre. Ne pas accepter qu’il ait quelque chose de plus, argent, beauté, amour, santé. Il y a de la laideur dans l’acte de piller. Et la notion de guerre, de souffrance, de catastrophes historiques. Il peut s’agir de biens matériels, ou de mots, de textes que l’on s’approprie ou que l’on déforme. Aussi bien que d’un pillage archéologique ou technologique pour citer Wikipédia. Piller c’est chercher à dominer, à vaincre, à réduire à néant. Ainsi croit-on pouvoir survivre.

Gaspiller c’est piller ce qui est à soi. C’est estimer qu’on a le droit de détruire, de saboter, de gâcher une partie de ce qui nous appartient. Ce n’est pas conscient mais c’est une forme de sadisme et de masochisme cette absence de partage. Car on  ne cherche pas à savoir si quelqu’un pourrait  profiter  de ce dont on se débarrasse. Ou si jeter, évacuer, n’est pas nuisible à notre environnement. L'autre n'est pas perçu, ailleurs n'existe pas. A une époque où les associations d'entraide  fleurissent et les voyages explosent, il y a de quoi ricaner. On bazarde le superflu, on le foule au pied comme des enfants trop gâtés. Les conséquences de nos caprices sont pourtant lourdes. Des caprices d'enfants... Ca me rappelle une chanson de Mireille Mathieu :

« Pardonne-moi ce caprice d’enfant

Pardonne-moi, reviens-moi comme avant

Je t’aime trop et je ne peux pas vivre sans toi. »

Gardons les paroles, adressons-les à la société, à l’humanité, au siècle. A la terre. Et promettons de changer.

 

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 08:00

 

Pour répondre au défi 88 des jeudis en poésie, parti de chez « Un soir bleu » : Vide Grenier

 

 

vide-grenier.jpg

 

 

Il était parti seul un matin de septembre

Devant sa porte, le contenu de sa chambre

Documents d’une vie, épluchures des ans

Déposés sans égard à la vue des passants

 

Balancés les bougeoirs, les lettres, les cahiers

Qui auraient figuré dans un vide grenier

Si des neveux pressés, vifs, et indélicats

N’avaient souhaité que de s’en débarrasser là

 

Où les mains  trop avides de curieux fouineurs

Se tamponnent en quête de l’article du  bonheur

Plongent avec délice  dans des sacs en plastique

Fouillent avec malice, coupent des élastiques

 

Et tout ce petit monde harangue le défunt,

Les restes de sa vie que l’on dissèque enfin :

"Tu étais donc à Lyon à la libération,

C’est pourquoi ce journal était dans un caleçon !

 

Les caches pour tes secrets n’étaient pas des meilleures

Dire que j’ai retrouvé un courrier du facteur

Enfoui dans un tiroir de ta table de chevet

Je me demande à quel prix, je pourrai la brader."

 

Et moi derrière la vitre de la pharmacie

Qui l’avait su fringant et dynamique aussi

J’observe cet étalage, ces vautours carnassiers

Saluant la mort  d’un homme que j’ai vu décliner 

 

Il avait conservé les trésors d’une vie

Des papiers, des objets qui n’attachaient que lui

Des souvenirs fanés, le butin d’un grenier

Qu’on n’a pas pris la peine de décemment vider.

 

 

 

 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 10:00

 

 

Selon la consigne 2, proposée par ABC sur son blog.

2) Extrait du livre "Chronique de la dérive douce" de Dany Laferrière :

"Chaque fois que
Je tiens un livre
dans ma main
je me sens rassuré
sachant
Qu'à tout moment
Je peux m'asseoir
Sur un banc et
l'ouvrir"
Laissez-vous imprégner par cette phrase et écrivez ce qu'elle vous inspire...

 

 lecteur

 

Chaque fois que je tiens un livre dans ma main, je me sens rassuré. D’habitude, ça marche. Un livre c’est comme de la peau qu’on touche, c’est chaud vivant. C’est l’interlocuteur, l’autre avec des pages de vie déroulées, que  j’apprends à  connaître. Il devient compagnon, je me permets de le bousculer, d’écorner ou de plier des pages. Ou alors je le respecte, il est beau, précieux, sacré. Il fait corps avec moi, toujours, le temps de la lecture. Il parle mon langage et je me sens conforté dans mes idées. Ou il me secoue, m’invite à la tolérance, à l’échange, au refus parfois.

 

Mais depuis que je fais la lecture à cette femme, assis au pied de son lit, le livre me semble bien inutile. Je ne comprends plus ce que mes lèvres prononcent, tant mes yeux se fixent malgré eux sur les siennes, entrouvertes. Je ne sais pas si elle écoute, si elle entend, si ça lui fait du bien, ce débit lent et monotone. Je suis payé pour qu’elle perçoive du bruit. Je n’ai pas reçu de directives. On m’a dit, lisez n’importe quoi. La bibliothèque n’est pas celle de Quichottine, éclectique, variée. Mais j’ai choisi Saint Exupéry, Vol de nuit. J’ai pensé que cette femme aimerait voler, dans sa tête. J’ai pensé que même une phrase comme « des nuages lourds éteignaient les étoiles », illuminerait la nuit dans laquelle elle se tient.

 

Elle a une respiration hachée qui s’emballe dès que je baisse la voix et reprend un rythme régulier quand je recommence à lire. C’est comme un petit orchestre dont je serais le chef et elle l’instrument de musique. Et dont la partition se déroule au travers des mots. Je m’aperçois avec le temps, que nous  deux ça fonctionne. Nous sommes une entreprise, nous créons des mélodies sur des phrases. Quelque chose flotte dans l’air qui rend les rideaux moins poussiéreux, et laisse entrer le soleil. Au fil des jours, nos sourires se rencontrent posés sur des mots, bien qu’elle ait les yeux fermés. Ses joues rosissent, ses mains tremblent un peu sur le drap. Je sais qu’elle savoure l’heure que je passe auprès d’elle. Elle réalise qu’elle n’est pas l’unique bénéficiaire de ces tête-à-tête. J’ai de la chance, je peux à présent m’asseoir sur un banc, seul, ouvrir ce livre à tout moment, et entendre notre musique.

 

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 10:00

 

 

placard.jpg 

 

 Pour Suzâme et l'association "Poévie"  de Nanterre, à laquelle j'ai soumis ce texte le 3 octobre. Sujet: un lieu imaginaire, cabane, cachette etc..

 

J’avais pour habitude lorsque j’étais enfant

D’aller me réfugier dans la chambre des grands

Elisant pour cachette, une magnifique armoire

Où parfois je rêvais, assise dans le noir

 

Accroupie sous les robes, la tête dans leurs plis

Je frottais mon visage aux jupons d’organdi

Caressais des foulards, froissais quelques dentelles

Et m’endormais souvent, candide demoiselle

 

Je m’inventais un Prince qui n’aimerait que moi

Saurait me dénicher, et braverait le froid

Fouillerait les placards,  soulèverait la soie

Et me protègerait, de son épée de bois

 

C’était un univers, un cocon doux, ouaté

Le parfum de ma mère, si piquant et fruité

Me transportait ailleurs, dans le pays des fées

Où le temps est lenteur, chaleur, félicité

 

Parfois, pour m’amuser, j’enfilais des chaussures

Bien trop larges pour moi, de deux ou trois pointures

Je revêtais aussi le voile de mariée

Déballant un carton enfoui sous un corset

 

C’était une caverne, un théâtre, un endroit

Où l’âge que l’on a est celui de son choix

Lilliput ou Gopal, un lieu imaginaire

Que j’avais forgé là, dessous les étagères

 

 

 

 

 

 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 10:00

 

 

Pour illustrer le casse-tête de la semaine chez Sherry : est-ce que ça existe encore?

 

 cahier1.jpg

 

J’ai rouvert mon cahier de compositions de CE2 à cette page : leçon de choses, écrit au porte-plume, juste à côté de la géographie.  Je sais au moins que ça n’existe plus. Aujourd’hui on parle de Sciences de la Vie et de la Terre, SVT. Les mots sont clairs et ont un lien direct avec le monde et ses mystères, avec la vie et ses cycles. Sur la couverture des livres on aperçoit des dauphins, des marmottes, des alpinistes, une photo de la terre. Il y a la vie et il y a la terre. Tout ce qu’un enfant découvre en regardant la télévision, en surfant sur internet, en voyageant. Et qu’on lui explique à l’école.   

 

cahier3

 

Mais Leçon de choses ça ne veut rien dire. A l’époque je savais bien qu’on allait parler de la pomme et de ses pépins, de la poule et de ses poussins en classe. Et je ne cherchais pas à comprendre en quoi ces choses méritaient des leçons. Je me souviens que j’avais lu, ou que quelqu’un, ma mère peut-être, m’avait raconté l’histoire du Petit Chose d’Alphonse Daudet. C’était un maître d’études, un pion, dans une école. Il était triste car tout le monde se moquait de lui. Alors pour moi, au début,  c’était un moment où on partageait la tristesse de la maîtresse. C’était tout sauf  les hommes, les animaux et les plantes. Je me demande qui a inventé ça, leçon de choses. Ce terme-là n’existe plus, et ça n’est pas un mal. SVT, n’est pas venu tout seul. Il y a d’abord eu Sciences Naturelles ou Sciences Nats. Mais à part le fait qu’il était question de nature, ce n’était pas très précis. Alors oui, SVT, c’est un progrès. Qui crée des images dans la tête, à une époque où n’a pas besoin de décrire pour qu’elles surgissent. Où on trouve rasoir, les longues descriptions de Balzac. SVT, si on cherche un sens caché aux mots à la manière de Camille Laurens, signifie : surtout voir tout, autour de soi.

 

 cahier2

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