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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 13:03

 

Cette semaine chez Sherry le casse-tête est: douceur

 

Photo-016a.png

 

Douceur du vent dans mes cheveux

Douceur comme si la main de Dieu

Caresse d’un printemps retrouvé

Avait choisi de les mêler

Comme si l’aile d’un étourneau

Battait juste derrière mon dos

Comme si un soleil étourdi

Avait valsé sans faire bruit

Froufroutant autour de ma tête

Ami rêvé des jours de fête

En ce dimanche quatorze avril

Où j’étais découverte… d’un fil…

Dans les jardins de Chantilly

Au cœur d’un bel après-midi

 

 

 

 

 

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 08:00

Défi 100 en poésie chez Tricôtine : tête à claques

 

bebe.jpg

 

Tourne la tête obstinément

Refus de boire absolument

A treize mois, c’est énervant

Cette habitude qu’ont les parents

A toute force, de vous fourrer

Le biberon dans le gosier

Quand, délicat, votre palais

Aimerait plutôt s’abreuver

De jus sucrés et colorés

Comme dans les pubs à la télé !

Comment  mater ces têtes à claque

Insupportables et maniaques,

Ces gens vous gavent et vous traquent

Et la boisson aphrodisiaque

De ces esprits fort démoniaques

Est une larme de cognac !

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 10:00

 

20-janvier-2013-1398.JPG

 

Ces détritus rouillés, abandonnés au sol

Sont des vieillards usés tout au bout de leur course

Ce qu’il  reste de vie brisée dans son envol,

  Aux  âmes sacrifiées filant vers la Grande Ourse

 

Au cours de la visite quand le printemps sourit

Et qu’une lumière crue s’étale sur les ruines

La tôle martelée sous un soleil dru, luit

Et nos cœurs  enfiévrés soulèvent nos poitrines

 

Lors, une belle odorante se fraie un chemin

Au milieu de l’horreur  distille son parfum

Et la brise enivrante comme un diablotin

De la saison fredonne le délicat  refrain

 

Toutes choses se répondent  en une étreinte brève

Oradour en avril est douloureux de vie

Des herbes folles y poussent tout en gorgeant de sève

Les carcasses désolées d’un drame qu’on oublie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 08:00

Défi  numéro 100 chez Tricôtine : écrire un texte court avec trois expressions maxi, liées au mot tête.

 

mujer.jpg

 

Cela suscite bien des débats, des bagarres aussi, et  échauffe nos têtes. Autour de nous, dans nos familles, ils n’ont pas à cacher qu’ils, elles, aiment différemment. Les battements de cœur, la voix tremblée, les pommettes rosies, les pensées obsédantes, ils éprouvent cela pour une personne de leur sexe. Et ils, elles, agacent ou dérangent. Dans bien des cas, on supporte, on accepte, on admet rarement.

Trois exemples me viennent en tête. Trois jeunes gens dans mon entourage,  moins de trente ans, ne demandant qu’à vivre leur jeunesse pour le moment. Ils ne sont préoccupés ni d’adoption, ni de procréation médicalement assistée. L’une s’est mariée au Québec, une vingtaine d’amis proches s’était déplacée pour partager ce moment avec elle, avec elles. Sa mère est de mes amies, j’ai pu feuilleter l’album photos du mariage. J’y ai vu beaucoup d’amour et de romantisme, deux mariées, deux robes blanches, avec dans chacune un morceau de tissu ou de dentelle rappelant la robe de l’autre. J’y ai vu beaucoup de pudeur aussi. A Paris, elles évitent de s’afficher ensemble dans leur milieu professionnel, et leurs amies, leurs relations, pour la plupart, en sont, comme on dit…

Il y a ce jeune homme aussi, guitariste de talent, qui donne des cours à un petit garçon de neuf ans, lequel ne raterait une leçon pour rien au monde. Si ses parents savaient… Je n’ose imaginer leur réaction, ce serait trop « prise de tête ». Et cet autre enfin, évoluant dans le milieu de la mode, les chapeaux plus particulièrement.  J’ai déjà placé le précieux mot trois fois, je n’ose parler de cet accessoire qui confère un beau port de …  à celui qui le porte. Ma fille et ses copines adorent la compagnie de ce garçon, car sa sensibilité est très proche de la leur.

Ces jeunes vont mûrir et s’affirmer, feront les choix de vie qui s’imposeront parce qu'ils ont de l'amour à donner.  Je suis certaine qu’aucune loi, aucune discrimination, aucune brimade ne les arrêteront. Si la France ne permet pas, ou accepte à contre-cœur, ils, elles iront à l’étranger. Il est tout à fait juste que la PMA soit réservée préférentiellement aux couples hétérosexuels, il est urgent de réviser la notion de famille quand les cas d’incestes et de bébés congelés se multiplient sur notre sol. Il est indispensable que l’équilibre des enfants soit préservé, qu’il n’y ait aucun doute possible sur l’identité du père, de la mère, sur l’origine du nom, il est impératif que les adultes s’oublient un peu et se mettent à la place de. A la place d’autres adultes qui ne demandent qu’à vivre leur différence, à la place d’enfants qui ne demandent qu’à être aimés. Adopter un texte, légiférer, ne suffit pas et à l’heure actuelle, malheureusement, cela divise plus que ça ne normalise une situation bien embarrasante. Car à la base bien sûr,  c'est  une question de tolérance, d'équilibre et de respect  les trois autres piliers de la famille.

 

 

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 10:00

 

 

 2009-241.jpg

 

Ce pourrait être n’importe  quel  bord de mer au soleil. Un ciel bleu, des bâtiments aux murs  blancs, des palmiers ronds et épanouis. On pourrait en faire une carte postale.  Prétendre que c’est  le Maroc, la Grèce ou l’Espagne, se représenter la Corse ou la Côte d’Azur.  Des photos comme celle-ci sont faites pour voyager et s’échouer dans des boites aux lettres, véhiculer des messages d’amitié et de courtoisie.  Elles apportent une part de rêve, parfois on les emporte au bureau, elles constituent une parenthèse  au cours d’une journée ordinaire et morose.  Et c’est parti : les embruns, la nappe de chaleur au loin, au-dessus des vagues argentées, le ressac, les feuilles de palmiers dodelinant,  le cri des mouettes,  la sueur au goût salé perlant  dans le cou, les lunettes de soleil, l’odeur de crème solaire, la glace à la vanille,  Lolo et Titi faisant les pitres devant l’objectif,  les lingettes rafraîchissantes dans le sac à dos,  le chapeau de paille, mamie en short,  les soupirs de papi à  qui la marche ne réussit pas, les explications du guide, les plaisanteries grivoises du bout en train de service, un voilier perdu tout seul, de l’eau clapotant à perte de vue, l’horizon  et sa ligne coupant le ciel,  le va et vient des curieux et des touristes.

Parce qu’on ne voit qu’un cliché, on imagine tout.  Parce c’est nulle part, c’est forcément quelque part  en soi.  Une page blanche ou une toile vierge à barbouiller d’anecdotes et de souvenirs. Et cette  photo impersonnelle devient tout un univers.

 

 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 08:00

100ème jeudi en poésie chez Tricôtine, le thème cette semaine est : casse-tête

 

printemps.jpg

 

 

Le printemps s’est posé, feu de joie  dans ma tête

Et les journées s’étirent  au  départ de la  fête

Oubliés les chapeaux, les manteaux et les gants

Pour la saison nouvelle, légers, les vêtements !

 

Voici qu’au soleil tiède j’ai ouvert grand les bras

Comme un amant fougueux, il s’est jeté sur moi

Et ce parfum de rose, de muguet, de lilas

S’empare de  mon cœur, enivre  nos ébats

 

J’ai choisi d’être jeune et de rire, de danser

Jeter mes vieilles robes, m’épanouir, dévorer

Les heures de ma vie en jetant au panier

Les soucis, les angoisses, à moi la liberté !

 

Mais cette griserie, cet entrain, cette liesse

Qui m'assaillent aujourd’hui comme pour rompre une laisse

Ne sont  que feu de paille, sortilège de diablesse

Une farce de la nature contrôlant mes faiblesses

 

Entretenir la flamme et me renouveler

Entériner les drames, et surtout ne jamais

Admettre que le temps passe et mange les années

Est un casse-tête auquel je n’aime pas songer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 10:00

 

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Un après-midi d’août 2008, le ciel est  gris et la Loire serpente longeant Amboise et ses tours. Puisque le printemps ne se décide pas ou parce qu’il prend son temps pour embaumer avril, j’ai décidé de feuilleter mon album virtuel et de m’arrêter à ce jour où  l’été n’était pas convaincant non plus.

Car lorsque je regarde cette photo, j’ai tout de même le sentiment d’accompagner le fleuve, de me couler dans son lit et de fuir loin devant moi. De chausser des bottes de sept lieux, de grimper sur les toits des maisons et de saluer les arbres. De converser avec eux, de glisser sur les feuillages comme on glisse sur la neige. Je me vois parcourant les chemins de ronde du château, contemplant les siècles qui ont enduit les remparts de fumée grise et rongé la pierre. Des drapeaux fleurdelisés me caressent le visage et je suis la reine du jour. Tout me paraît démesuré, le ciel moutonne et me déroule un manteau ouaté, je n’ai qu’à m’élancer pour m’y lover, la Loire s’étale à l’infini.  Tout me paraît minuscule et étroit dans  les rues en filets,  agrémentées de perles multicolores et scintillantes que sont les voitures.  Tout me semble pointu et coupant, les toits, les cheminées, les tours. Tout est métallique et froid, tout est lourd, orageux, pesant.

J’ai envie de piaffer, de ruer, de m’envoler et de stopper net dans ma course, d’appréhender l’espace autour de moi comme en apesanteur, de ressentir de l’ivresse, la caresse du soleil sur ma peau et la fraîcheur du soir tombant. L’attente fébrile d’un printemps tardif est frustrante et grisante à la fois. Autant qu’une journée d’été durant les vacances, quand la lumière se refuse.

 

 

 

 

 

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 10:09

Cette semaine le casse-tête chez Sherry est : Aïe, ça pique !

 

20-janvier-2013-2504.JPG

 

Je l’ai bien remarqué, depuis le premier étage, il n’est pas compliqué de l’apercevoir sautillant sur ses pattes et  dans les gouttes de soleil résiduelles d’une journée morose. Il est là qui piaille et me nargue juste dessous mon balcon. Il aime que je me torde le cou à l’observer, et passe la tête au travers du grillage, je ressemble à un guillotiné en attente du sacrifice. J’ai surtout l’air d’un idiot, salivant devant la vitrine du pâtissier. Ca lui plaît cet air béat que je prends, cette attitude de vaincu, aveu d’impuissance. Un beau chat angora comme moi, ça se bichonne, ça se caresse, ça s’embrasse. On fourre son nez dans ma fourrure, on se paie un stage de ronronthérapie d’ordinaire. Je suis le roi du canapé, l’oreiller de madame, le doudou du gamin. Je suis un bijou, un trésor, que dis-je, une divinité !

Et voilà que  cet idiot me ravale au rang de voyeur, de pervers, de pauvre type. Il se fiche de moi car je ne me risquerais pas à bondir, il n’y a qu’un étage mais tout de même ! Il m’a démasqué et ça m’agace au plus haut point. Il sait qu’au fond je suis fainéant et pas très courageux. Les bagarres : trop peu pour moi et les coups de bec, aïe, ça pique !

 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 08:00

99ème Jeudi en poésie chez ABC : la chemise

 

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Ils se sont préparés sur le coup  de midi

Pour cette foule d’étrangers impatients et transis

Les yeux écarquillés, à leurs sabots collés

Sursautant et ravis, aux portes du Palais

Applaudissant les robes et les muscles saillants,

Cerclés par des harnais, si fermes et luisants

Chaque jour des hourras, des rires et des cris

Ils seraient bien ingrats de ruer avec mépris

Ils sont les petits Dieu de la Cavalerie

Au cours de la relève, personne n’est surpris

C’est à peine si l’on voit ces jeunes gardes suédois

Qui se montrent fiers et dignes de Carl Gustav, leur Roi

Car ce sont les montures, qui attirent le regard

Portant Chemise Bleue,  magnifique étendard.

 

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 11:17

Oups ! Un peu en retard mais c’est Pâques après tout : Défi 99 chez ABC, passer une cravate autour de son poisson d’avril en lui en expliquant l’importance, en quelques vers.

 

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Arrange donc ta cravate sur tes belles écailles

Car ton accoutrement ne me dit rien qui vaille

Sur ta peau douce et lisse de belle chocolatine

Tache de mettre en valeur tes beaux grains de praline

N’oublie pas, c'est le mois de mon anniversaire

Il est impératif que tu saches me plaire

Observe ce bleu nuit qui te  sied à ravir

Entre les deux nageoires. Ah, voilà un sourire !

Quel gentleman tu fais, ainsi tu es parfait !

Si je n’avais pas d’homme, ici, à câliner

Je crois que je serais tout près de te croquer !

 

 

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  • : instants de grâce, parcours chahutés, affirmation de soi. J'aime saisir ces moments dans la vie qui font vibrer et se sentir vivant.
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