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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 10:09

Cette semaine le casse-tête chez Sherry est : Aïe, ça pique !

 

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Je l’ai bien remarqué, depuis le premier étage, il n’est pas compliqué de l’apercevoir sautillant sur ses pattes et  dans les gouttes de soleil résiduelles d’une journée morose. Il est là qui piaille et me nargue juste dessous mon balcon. Il aime que je me torde le cou à l’observer, et passe la tête au travers du grillage, je ressemble à un guillotiné en attente du sacrifice. J’ai surtout l’air d’un idiot, salivant devant la vitrine du pâtissier. Ca lui plaît cet air béat que je prends, cette attitude de vaincu, aveu d’impuissance. Un beau chat angora comme moi, ça se bichonne, ça se caresse, ça s’embrasse. On fourre son nez dans ma fourrure, on se paie un stage de ronronthérapie d’ordinaire. Je suis le roi du canapé, l’oreiller de madame, le doudou du gamin. Je suis un bijou, un trésor, que dis-je, une divinité !

Et voilà que  cet idiot me ravale au rang de voyeur, de pervers, de pauvre type. Il se fiche de moi car je ne me risquerais pas à bondir, il n’y a qu’un étage mais tout de même ! Il m’a démasqué et ça m’agace au plus haut point. Il sait qu’au fond je suis fainéant et pas très courageux. Les bagarres : trop peu pour moi et les coups de bec, aïe, ça pique !

 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 08:00

99ème Jeudi en poésie chez ABC : la chemise

 

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Ils se sont préparés sur le coup  de midi

Pour cette foule d’étrangers impatients et transis

Les yeux écarquillés, à leurs sabots collés

Sursautant et ravis, aux portes du Palais

Applaudissant les robes et les muscles saillants,

Cerclés par des harnais, si fermes et luisants

Chaque jour des hourras, des rires et des cris

Ils seraient bien ingrats de ruer avec mépris

Ils sont les petits Dieu de la Cavalerie

Au cours de la relève, personne n’est surpris

C’est à peine si l’on voit ces jeunes gardes suédois

Qui se montrent fiers et dignes de Carl Gustav, leur Roi

Car ce sont les montures, qui attirent le regard

Portant Chemise Bleue,  magnifique étendard.

 

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 11:17

Oups ! Un peu en retard mais c’est Pâques après tout : Défi 99 chez ABC, passer une cravate autour de son poisson d’avril en lui en expliquant l’importance, en quelques vers.

 

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Arrange donc ta cravate sur tes belles écailles

Car ton accoutrement ne me dit rien qui vaille

Sur ta peau douce et lisse de belle chocolatine

Tache de mettre en valeur tes beaux grains de praline

N’oublie pas, c'est le mois de mon anniversaire

Il est impératif que tu saches me plaire

Observe ce bleu nuit qui te  sied à ravir

Entre les deux nageoires. Ah, voilà un sourire !

Quel gentleman tu fais, ainsi tu es parfait !

Si je n’avais pas d’homme, ici, à câliner

Je crois que je serais tout près de te croquer !

 

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 08:00

99ème jeudi en poésie chez ABC: noeud papillon 

 

 

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C’est une cérémonie, un bal de promotion

Posé sous le menton, il fait le fanfaron

Il volète et furète au cou d’un gai luron

Qui parade et butine le coeur de Madelon

 

Un petit air british, une dose de fantaisie

Comment ne pas y voir un peu de poésie

Il a sur la cravate un sacré privilège

Car il confère aux hommes des allures de stratèges

 

Et bien qu’il soit sérieux et se tienne tout droit

Taillé dans le coton, la laine ou même la soie

Chacune aimerait bien de près s’en approcher

Et tendre les deux mains afin de le toucher

 

Il paraît accessible, il est aussi pervers

Accroché au gosier et parfois de travers

On le croit maintenu. C’est un vilain fripon !

Il adore imiter le vol du papillon.

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 10:00

 

Le casse tête cette semaine chez Sherry est: couleur

 

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C’est l’une des couleurs du cœur, de l’émotion, du sentiment. Du poulpe. C’est un peu ça non ?  Le cœur, ce muscle, a des tentacules qui s’enroulent et nous étranglent. Lorsque j’ai aperçu ce tag, griffonné sur les murs d’une station-service désaffectée, au coin de ma rue, j’ai compris que ma couleur serait celle-là. Rouge poulpe. Elle symbolise, tout  comme le tag, une sorte de dépendance, un attachement irraisonné, une petite mort par abandon de soi. L’incapacité à exister sans l’autre, l’objet d’amour. Je ne parle pas de l’amour partagé, grisant, porteur. J’évoque  l’entrave, le frein,  la destruction. Rouge poulpe, comme l’encre du cœur. Comme une toile, un piège, dans lesquels on s’empêtre, on se débat.  On souffre… En croyant vivre…

Alors bien sûr, je trouverais normal et juste que la raison déplore. La raison est cette machette qui sectionnerait les ventouses, sans pitié, si elle pouvait. La raison, le bon sens, la lucidité, nous aident à tenir debout et détestent le rouge poulpe visqueux, tentaculaire. Car il sourit triomphant, il bat, tonitruant, il est sournois. Et nous cloue au mur en nous laissant exsangues. Mais  la raison ignore les dégâts occasionnés par le rouge poulpe, un petit malin a eu le courage de l’exprimer. Cette couleur est une tache aussi indélébile que la tache de sang sur la clé de Barbe Bleue. Crachée dans nos yeux, elle nous aveugle.

 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 10:00

 

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C’est tout ce qu’on voit de lui en ce moment, un bref éclat, une lueur, qui n’aveugle personne, ne réchauffe pas. Une tache blanche sur fond gris, comme ces pellicules de films abîmées, qui cassent au milieu d’une projection. C’est un peu mon état d’esprit, la sensation d’être assise dans un fauteuil au cinéma, et alors que l’action se met en place, que les personnages s’étoffent, que les scènes acquièrent une intensité et qu’on touche au drame ou à l’hilarité générale, clac, ça coupe, ça fige.

Un rayon de soleil paraît, et on attend la suite, de l’or dans les cheveux, des bras nus, des clignements d‘yeux. Lézarder à la terrasse d’un café, s’asseoir sur un banc dans un jardin, cheminer dans un sous-bois. Mais là-haut quelqu’un refuse d’appuyer sur le bouton, quelqu’un se dérobe. Et coupe nos élans, nos désirs. Les manteaux s’imposent encore, les écharpes, les bonnets, les gants ? Une semaine encore, on nous assure que ça ne durera qu’une semaine de plus… Les jours allongent inutilement, parce qu’à part ce petit plus de jour disponible, ils n’offrent pas encore, ici, dans la région parisienne, la suite du film. Vous savez, la charge de la cavalerie, les indiens, les cow boys, Ian Solo et Dark Vador, le final de Alien. Et au bout la lumière, intense, impérieuse, dominante. Devrons-nous attendre l’artifice du changement d’heure pour que le printemps daigne afficher sa mine enjouée de héros vainqueur ?

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 10:00

 

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Musée de cire de Madrid

 

Aujourd’hui chacun veut se sentir vivant, exister c’est montrer son image. Sur internet, à la télé, dans son quartier. Par l’intermédiaire d’un ordinateur, d’un IPAD, d’un téléphone portable. Chacun s’isole pour se relier au monde. Et afficher son univers. Je vous entends et je vous vois tandis que j’écris, car vous et moi illustrons parfaitement cela. Mais nous avons nos vies, nos professions, nos familles. Nous sommes des « geek » occasionnels. Et notre notoriété reste modeste. Quoique moi, je suis une « star », dans mon quartier. Dès que je sors de la pharmacie, on me salue, on me fait la bise parfois. J’ai mes fans, mes groupies. Mes relations : tenez Barak et moi… Je plaisante. A peine…   

Car ce que certains recherchent c’est une petite heure de gloire. On dit faire le buzz, on compte le nombre de tweets, les vues sur le Web, on admire des excentricités, des écarts de langage, des expressions deviennent cultes. Il n’y a plus de frontière entre le grotesque, le sensationnel, l’événementiel, l’exceptionnel. Ce qui compte est de faire parler de soi et de croire que la gloire est arrivée, que fortune est faite. Ce qui compte c’est le paraître, l’enveloppe, le néant. Aujourd’hui on est riche de bulles.  Autrefois, souffler dans la mousse c’était pour jouer, et regarder les bulles s’envoler, éclater. De nos jours, les bulles n’éclatent plus, elles enflent indéfiniment. Et deviennent des références.  

 

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 08:00

 

      Défi 98 chez Quichottine: jeudi en poésie, sujet libre

 

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Quand l’obscurité tente de couvrir  la neige

Le sol repousse encore les ombres de la nuit

C’est une lutte d’amour, une conquête, un siège

Car le doux manteau blanc résiste tel un étui

 

Il capte du crépuscule tous les rayons bleutés

Dans un dernier sursaut éblouit les passants

Transforme la fureur en sons confus, ouatés

Et la ville s’emmitoufle  dans son fourreau  d’argent

 

C’est alors que s’allument ensemble les réverbères

Déversant de l’or pâle comme de gros boutons

Cousus dans le paletot de l’infernal l’hiver

Qui refuse de céder sous mars et ses bourgeons

 

L'on s'aperçoit aussi que la saison est en peine

Car malgré sa rudesse,  elle sait émouvoir

Des larmes de glace coulent le long d’étranges  gaines

Forgées dans le métal des yeux de la nuit noire

 

 

 

 

 

 

 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 10:00

Le casse-tête cette semaine chez Sherry est : eau.

 

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Ce fut ma première vision du lac, une étoffe, du velours  miroitant au soleil de juillet. Une superposition de reflets bercés par un vent tiède, un éventail de nuances bleutées serpentant vers l’autre rive. Je m’y vautrais, m’y noyais, j’étais une amoureuse banale et trahie. J’avais le vertige et contemplais un autre lac, limpide et clair. Et faux. J’avais été une midinette. Hier encore, l’eau de tes prunelles alimentait ma soif d’amour. J’aurais pu rester  des heures, perchée dans les hauteurs, le regard aimanté et humide. Toute volonté éteinte. Ma peine s’atténuait, je n’étais plus que cette chose attirée par l’eau.

 

J’étais loin de la berge et du clapotis des vaguelettes, il y avait foule autour de moi. Alors j’avais ignoré l’appel des profondeurs, ce trou noir que l’on devine et qui tournoie au centre de l’étendue glacée. Je n’étais pas assez folle, assez malheureuse ou forte. Je n’aurais pu remplir mes poches de cailloux et avancer, déterminée telle une Virginia Woolf en proie au mal de vivre. J’avais mis de la distance, de fines branches balançaient devant moi, tels des cils. Comme pour me fermer les yeux, un instant, m’inciter à l’oubli. A ne plus voir ensuite que l’eau paisible et dormante, bordant les rives d’un été italien propice aux belles histoires d’amour.

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 08:00

Chez Quichottine, le défi 98 consiste en une conversation entre fleurs en respectant leur langage.

 

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Elles m’avaient avertie, chacune dans son langage. Il avait fallu que je les calme et les oblige à se taire puis à s’exprimer à tour de rôle, sans se couper la parole. Mais c’est qu’elles m’enivraient, dodelinant du chef à qui mieux mieux.  De vraies tigresses, de vraies ogresses ! Elles gonflaient leurs jolis pétales nervurés comme  les petites filles font tourner leurs jupes. Dressées sur leurs tiges, révoltées, elles hurlaient au mensonge, à l’hypocrisie.

Lilas blancs, impatiences, roses en boutons et oeillets me suppliaient de ne pas succomber. De ne pas fourrer mon nez dans leur parfum trompeur. Une déclaration d’amour pur, puissant,  passionné… Mon œil ! Ne sois pas bête. Je suis pour l’amour libre disait l’œillet et moi pour l’amitié poursuivait le lilas. Les roses  m’assuraient qu’il ne tiendrait pas ses promesses.

Regarde disait la violette, je feins la modestie, l’humilité. Quant à moi ajoutait la tulipe jaune, focalise toi sur ma couleur. Elle ne traduit pas l’amour  ou sa force, mais la fuite et l’infidélité. Un bégonia  se prétendait cordial, un camélia m’assurait de son estime. Un cyclamen louait ma beauté, me jurait fidélité, tandis qu’un brin de muguet m’annonçait le retour d’un hypothétique bonheur. Ce bouquet ne signifiait rien, je ne disposais que  de ce dont j’avais envie de croire. Une orchidée raffinée, une pervenche mélancolique désignaient un mimosa à l’ardeur platonique. Il n’osera rien indiquaient-ils, cet homme te fait marcher. Un freesia enfonçait le clou, ce type résiste, il ne veut pas de toi, même s’il prétend le contraire.

J’avais découvert le billet glissé entre deux immortelles qui semblaient dire, désolées : tu appartiens aux souvenirs. Quatre mots griffonnés sur un carton glissé dans une enveloppe. Quatre mots fanés : je te quitte, adieu.  La farce était trop belle, et les fleurs m’avaient acceptée comme l’une des leurs, elles m’avaient prévenue, en douceur. Je me souviens, j’avais ri aux éclats.

 

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