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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 08:00
OENOLOGIE EN DECEMBRE

Décembre est un bon cru. Pourtant son caractère est changeant, il est tantôt sec ou sucré, tantôt tranquille ou pétillant. Certains jours il pique à vif tant le vent fouette les joues et se faufile sous les manteaux. Les autres jours ne sont que douceur, bouchées pralinées et bulles partagées.

Les larmes du vin sont liées à l’alcool, elles adhèrent au verre et retombent lourdement lorsque le degré est élevé. Décembre est un vin fort, ses larmes sont épaisses. Ce sont les larmes de joie, de fêtes  autour de repas copieux et animés.

Au palais décembre est plutôt rond, il n’a plus l’amertume de novembre ni son acidité. Et là tout se mélange, décembre est ébrieux. Comment se prendre pour un Champagne léger, clair mais épais aussi, affichant plus de 13 degrés. La magie de décembre opère. Tout est possible.

Car décembre est parfumé, minéral, fruité, citronné, il sèche les gencives et tapisse la bouche tout autant. Il est long en bouche mais permet un plaisir immédiat. On peut le servir avec des fruits de mer sur un plateau ou avec des Saint Jacques au beurre. Avec le foie gras, le saumon, la dinde aux marrons ou la bûche au Grand Marnier…

Décembre est un peu fou, il a des confettis dans les cheveux et des serpentins autour du cou. Et même s’il a trop bu, il a bien le droit de s’éclater avant de finir en beauté !

 

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 08:00
DEFI 155: PICWICK

Croqueurs de mots défi 155 lancé par Lenaig : décrire un animal familier ou un personnage célèbre sans le nommer. Eh bien disons que j’ai un peu tout mélangé.

Mon dernier chaton a cinq mois. Je l’ai choisi dans une portée de 4 car dans mes bras il ne sortait pas les griffes, et puis ses petits yeux en goutte sont trop craquants comme dirait ma fille.

Il s’appelle Picwik, ça sonne comme un nom de héros de Charles Dickens ou de J K Rowlands. Très british ! D’ailleurs il porte son parapluie sur son dos en toutes circonstances, c’est un signe. Et puis, en magicien, il sait faire disparaître mon saucisson, les œufs dans ma salade, la pâtée de mon autre chat, mes mouchoirs en papier. Et j’en passe…

Je pense que la nuit il emprunte le Poudlar Express et se rend dans une école très spéciale où il avale une « potion à grandir » car il est déjà très haut sur pattes. On dirait un ado dégingandé ou un poor lonesome cowboy aux pattes arquées.

Il adore la petite abeille de la télé, vous savez celle qui est « petite oui mais espiègle ». C’est magnétique, elle le captive autant que la flèche qui se balade sur mon ordinateur et qu’il traque avec son museau.

Tel un renard signant d’un Z à la pointe de l’épée ou un reporter au Daily Planet, il porte un masque. Il ne lui manque qu’une cape lorsqu’il prend son envol et retombe lourdement sur le dos de ma chatte endormie qui le mordille gentiment et le lèche en petite maman.

Il est jardinier, fait des semis dans la maison avec tout ce qu’il arrache dans les jardinières de mon balcon. Je ne sais pas comment est Le Vôtre, hum … J’adore l’écologie, tant de talent, ça me comble !

Enfin bref, avec lui le temps passe vite et chaque jour a son lot de surprises auxquelles je m’adapte dans une zénitude absolue !

 

 

DEFI 155: PICWICK
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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 08:00
via ferrata

via ferrata

Voici à quoi tiennent nos vies. Légères, et maintenues par les harnais de l’entraide,  de la tolérance et de l’amour, elles avancent sur le fil du temps. Leur équilibre est fragile, dépend quelquefois du vent soufflant sur les esprits, pas les nôtres évidemment. Je pense aux esprits néfastes, armés dans l’intention de nuire,  qui  font trébucher ou éliminent. Condamnent nos projets, éteignent nos espoirs.  Fauchent nos silhouettes, alors même qu’elles se découpent tremblantes, peu assurées mais vaillantes au-dessus de la béance de l’avenir. Les fracassent contre les roches  de leurs convictions et imaginent que cela suffira à nous abattre.

Nous continuerons cependant, téméraires peut-être mais acharnés, convaincus, de chausser les baskets de l’aventure, de nous élancer, enthousiastes, sur le fil. 

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 08:00
DEFI 154. SE RECONSTRUIRE

154ème défi proposé par Jeanne fadosi pour les croqueurs de mots : Déclinaison à partir d’une expression de 14 lettres.

J’avais prévu de citer Patrick Pelloux, son dévouement d’urgentiste et l’horreur vécue en janvier dernier. Malgré la perte d’amis chers, la volonté de continuer à se battre pour l’homme, pour sa dignité, l'acharnement de ce médecin sont admirables. J’avais prévu d’évoquer sa ressemblance avec Daniel Balavoine, ses coups de gueule. J’avais envie de dire…

Il n’est pas un héros car… Tâcher de repartir, ou de continuer à mener son métier en dépassant l’horreur était devenu difficile. Sauver des vies est son job, difficile de n’avoir pu préserver des proches. Il explique pourquoi il quitte Charlie, pourquoi l’absence de Charb a cassé quelque chose en lui. Il indique combien il est difficile de SE RECONSTRUIRE.

Et puis il y a eu vendredi 13. Alors oublié mon défi. Désolée Jeanne, je garde les 14 lettres comme tu le demandais, elles sont le titre de mon article. Mais je ne trouve pas de phrase assez dure pour cadrer avec mon sujet et la consigne à la fois. Je me demande quels mots peuvent expliquer ce que ressent Mr Pelloux aujourd’hui. Ceux qui le font tenir debout, encore. Ce qu’il vit, ce que nous vivons, c’est la destruction d’une forteresse « solidarité » et « tolérance », le massacre d’un peuple dans lequel on croit pouvoir shooter au quotidien, afin de dominer le monde.

Puisque les termes n’existent pas, les cœurs s’expriment et saignent, nous sommes tous victimes. Mais nous défendons nos valeurs, luttons contre le terrorisme, ne courbons pas l’échine. C’est ce qui compte, ce qui motive. C’est pourquoi Patrick Pelloux, à l’instar de nos dirigeants, continuera de poursuivre ce qui constitue sa vie en dépit des tentatives, comment dire, d’ « intimidation ». Un mot ridicule, je répète je n’en trouve pas d’assez percutant, d’autant que, ne nous leurrons pas, certains, endeuillés désormais, ne pourrons jamais se reconstruire.

 

 

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 08:00
MENAGE A TROIS

Tout ça pour dire que dans mon lit, il y en a deux qui se tapent l’incruste. N’est-il pas raisonnable, lorsqu’on est un chat domestique qui se respecte de posséder un lit moelleux dans lequel se lover le temps d’une sieste réparatrice ? Comment expliquer à certains que leurs bisous baveux et leurs doigts de pied remuants troublent ma sérénité ?

Je ne souhaite me brouiller avec personne, je peux être diplomate. Il est toujours possible de câliner la main qui me nourrit, d’y mettre des formes, de rentrer les griffes. Et je crois jouer le jeu, on attend de moi quelques bêtises et beaucoup d’affection. On me chiffonne et on me tord, on me gratte les coussinets comme s’il s’agissait des doigts potelés d’un nouveau-né. Soit ! Je ne m’insurge pas, j’ai les pattes dans le velours, mes crocs s’obligent à mordiller et ne s’enfoncent jamais. Je peux être sauvage et ne le montre pas.

Alors par pitié, évitez les selfies quand je profite de moments extatiques sur l’édredon, soyez discrets, étouffez vos rires, écartez-vous, éteignez les lumières et faites silence. On ne réveille pas une star qui dort.

 

 

 

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 08:00
Napoléon en Mars pacificateur, Milan,Cour du Palazzo di Brera; détail

Napoléon en Mars pacificateur, Milan,Cour du Palazzo di Brera; détail

Des propositions de Dômi, pour ce 153ème défi chez les croqueurs de mots, j’ai choisi celle-ci :

 De qui êtes vous né(e) : soleil

 Lieu de naissance : asphalte

 Dans quelles circonstances êtes-vous né(e) : vitesse

 Votre particularité en naissant : rouge

 Qualité transmise : combatif

 Paroles prononcées lors de la naissance : on a eu chaud

 

 

Je tutoie le SOLEIL, dans la paume de Napoléon

Je partage sa gloire, je le rejoins au Panthéon

Mon socle n’est pas l’ASPHALTE mais le marbre d’Italie

Les ailes de la Victoire sont le symbole qui nous lie

Passant toi qui m’animes, et poses le ROUGE à mes joues

Vois, je suis COMBATIVE et la VITESSE est mon atout

Je m’appelle Nikê, souvent j’accompagne Athéna

Mars en son poing me voulait, or le génie Canova

Nous assembla tous trois, flattant l’Empereur  et son ego

Scénario improbable,  mélo inepte, ON A EU CHAUD.

 

Défi 153: MELO INEPTE
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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 08:00
IL ME SEMBLE...

 

Il me semble que si nous avions ce tableau chaque jour, si la mer s’invitait à notre réveil,  un ciel limpide  s’offrait à nos regards, des tuiles rougeoyaient au soleil, des voiliers incitaient au grand large, si des palmiers dansaient tout le long du rivage, une eau claire miroitait en écailles tremblantes, si le regard couvrait la côte et l’horizon, si la pluie ne durait que le temps d’une chanson, nos fenêtres n’auraient pas vraiment de barreaux, et nos vies éclairées de rayons tropicaux s’étioleraient doucement, pieds dans l’eau. A moins que l'ennui compagnon des rivages lointains, ne nous fasse regretter notre rythme trépidant....

 

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 08:00
Radisson Blue Hotel, Berlin: Mariage dans l'aquarium

Radisson Blue Hotel, Berlin: Mariage dans l'aquarium

 

Puisque l’insolite cogne à la porte des Croqueurs de mots par l’intermédiaire de Martine (Quai des rimes), voici ma participation.

 

S’il est un vœu pieu en amour

S’aimer aujourd’hui et toujours

Si construire une vie de bonheur

Eviter la routine et les heurts

Consiste à tricoter la vie

Une belle écharpe, un doux tapis

Epauler l’autre et le surprendre

Faiblir mais ne jamais se rendre

Si chaque jour est une victoire

Sur le temps qui sait décevoir

Si les semaines sont fiançailles

Tout autant que champs de bataille

Où les corps répondent aux cœurs

Baisers gourmands, fièvre et moiteur

Alors pourquoi ne pas sceller

Nos peurs, nos rires, nos destinées

Dans le décor d’un écran bleu

En soi la fougue des gens heureux

Rêvant d’espace et d’idéal

Comme des poissons dans un bocal

 

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 08:00
SI C'ETAIT VRAI...

 

...On le trouverait à chaque coin… de rue. Et on ne saurait pas quoi en faire. On le dilapiderait, le gaspillerait, il n’aurait aucune valeur. Quoique je me demande s’il court afin de fuir et s’il faut essayer de le rattraper.

L’amour c’est toi et moi, à la même vitesse sur le même parcours. C’est calquer mon pas sur ton pas, m’endormir au creux de toi, dans ton désordre. C’est ma folie contre la tienne et notre trottoir à partager.

L’amour c’est nos misères qui tiennent chaud et le monde à découvrir. C’est la poussière sous nos souliers et les ennuis qu’on laisse en chemin sur les pavés. C’est la moquette et le papier peint usés dont on se débarrasse afin de peindre les murs du salon et de poser du parquet. C’est transformer la morosité en enchantement.

L’amour se vit, se voit, s’écrit. Et lorsqu’il tente de courir, il y a toujours quelqu’un pour le freiner dans sa course et l’obliger à se plaquer tout contre un mur.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 08:00
DEFI 151: EN VOUS

Défi 151 chez Quai des rimes pour les Croqueurs de mots,  toujours dans le cadre des péchés capitaux.

Décor, un bord de mer sous les alizées. Il est midi, le soleil cogne mais un petit vent caraïbe arrive depuis le large et fait danser les barques. L’eau est bleue, verte, transparente,  presque blanche au soleil. Pas une vague, depuis la jetée on aperçoit le fond. Au loin, une petite plage de sable blond, des palmiers nous saluent.

Un punch en entrée, au rhum vieux, je préfère. Accompagné d’accras de morue. Puis un peu d’attente, mais ça vaut le coup. Des voisins de table aussi patients que nous, aussi heureux d’être là. Elle arrive enfin, charnue, grillée au feu de bois sur des feuilles de canne à sucre, ce qui lui donne un goût… divin ! Accompagnement, riz, salade, igname, banane pays et patate douce. En dessert, flan ou blanc-manger coco.

Et toujours le ciel bleu, la mer d’huile, et nos bras nus sous un soleil éclaboussant.

Ai-je réussi à susciter l’ENVIE… en vous ?

 

DEFI 151: EN VOUS
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