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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 08:00
IL ME SEMBLE...

 

Il me semble que si nous avions ce tableau chaque jour, si la mer s’invitait à notre réveil,  un ciel limpide  s’offrait à nos regards, des tuiles rougeoyaient au soleil, des voiliers incitaient au grand large, si des palmiers dansaient tout le long du rivage, une eau claire miroitait en écailles tremblantes, si le regard couvrait la côte et l’horizon, si la pluie ne durait que le temps d’une chanson, nos fenêtres n’auraient pas vraiment de barreaux, et nos vies éclairées de rayons tropicaux s’étioleraient doucement, pieds dans l’eau. A moins que l'ennui compagnon des rivages lointains, ne nous fasse regretter notre rythme trépidant....

 

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 08:00
Radisson Blue Hotel, Berlin: Mariage dans l'aquarium

Radisson Blue Hotel, Berlin: Mariage dans l'aquarium

 

Puisque l’insolite cogne à la porte des Croqueurs de mots par l’intermédiaire de Martine (Quai des rimes), voici ma participation.

 

S’il est un vœu pieu en amour

S’aimer aujourd’hui et toujours

Si construire une vie de bonheur

Eviter la routine et les heurts

Consiste à tricoter la vie

Une belle écharpe, un doux tapis

Epauler l’autre et le surprendre

Faiblir mais ne jamais se rendre

Si chaque jour est une victoire

Sur le temps qui sait décevoir

Si les semaines sont fiançailles

Tout autant que champs de bataille

Où les corps répondent aux cœurs

Baisers gourmands, fièvre et moiteur

Alors pourquoi ne pas sceller

Nos peurs, nos rires, nos destinées

Dans le décor d’un écran bleu

En soi la fougue des gens heureux

Rêvant d’espace et d’idéal

Comme des poissons dans un bocal

 

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 08:00
SI C'ETAIT VRAI...

 

...On le trouverait à chaque coin… de rue. Et on ne saurait pas quoi en faire. On le dilapiderait, le gaspillerait, il n’aurait aucune valeur. Quoique je me demande s’il court afin de fuir et s’il faut essayer de le rattraper.

L’amour c’est toi et moi, à la même vitesse sur le même parcours. C’est calquer mon pas sur ton pas, m’endormir au creux de toi, dans ton désordre. C’est ma folie contre la tienne et notre trottoir à partager.

L’amour c’est nos misères qui tiennent chaud et le monde à découvrir. C’est la poussière sous nos souliers et les ennuis qu’on laisse en chemin sur les pavés. C’est la moquette et le papier peint usés dont on se débarrasse afin de peindre les murs du salon et de poser du parquet. C’est transformer la morosité en enchantement.

L’amour se vit, se voit, s’écrit. Et lorsqu’il tente de courir, il y a toujours quelqu’un pour le freiner dans sa course et l’obliger à se plaquer tout contre un mur.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 08:00
DEFI 151: EN VOUS

Défi 151 chez Quai des rimes pour les Croqueurs de mots,  toujours dans le cadre des péchés capitaux.

Décor, un bord de mer sous les alizées. Il est midi, le soleil cogne mais un petit vent caraïbe arrive depuis le large et fait danser les barques. L’eau est bleue, verte, transparente,  presque blanche au soleil. Pas une vague, depuis la jetée on aperçoit le fond. Au loin, une petite plage de sable blond, des palmiers nous saluent.

Un punch en entrée, au rhum vieux, je préfère. Accompagné d’accras de morue. Puis un peu d’attente, mais ça vaut le coup. Des voisins de table aussi patients que nous, aussi heureux d’être là. Elle arrive enfin, charnue, grillée au feu de bois sur des feuilles de canne à sucre, ce qui lui donne un goût… divin ! Accompagnement, riz, salade, igname, banane pays et patate douce. En dessert, flan ou blanc-manger coco.

Et toujours le ciel bleu, la mer d’huile, et nos bras nus sous un soleil éclaboussant.

Ai-je réussi à susciter l’ENVIE… en vous ?

 

DEFI 151: EN VOUS
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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 08:00
Pompeï moulages de victimes , éruption du Vésuve

Pompeï moulages de victimes , éruption du Vésuve

 

Défi 151 chez Quai des rimes  pour les Croqueurs de mots : illustrer l’un des péchés capitaux.

 

Le cœur s’emballe et puis s’arrête

Car dans la baie, un monstre guette

Un ciel serein, une mer étale

Et puis soudain des cris, des râles

 

Squelettes figés, rompus, à terre

Pris dans le plâtre et la poussière

Renoncement, effroi, tendresse

Des cendres, mortelle est la caresse

 

Il suffirait pourtant d’y croire

Et d’effacer de sa mémoire

Récits, lectures et épopées

Tirant Pompéi du passé 

 

Quand allongés et les yeux clos

Lourds de sommeil, membres au repos

Ces corps offerts, éparpillés

Prennent la pose à tout jamais

 

Un instant flou, apesanteur

Sur des peaux moites de chaleur

Pleuvent des nuages de suie

Drus comme le soleil de midi

 

Puis le silence étend son voile

Le jour est nuit, une lueur pâle

Surprend des silhouettes en détresse

Ou flagrant délit de PARESSE

 

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 08:00
L'ARLESIENNE

L’un de mes grands-pères est originaire des Anses d’Arlet en Martinique. Il y fait bon passer le temps, se promener tôt le matin sur la plage. L’air est doux et les vagues clapotent sur la jetée. L’eau est claire, les poissons se déplacent en bancs argentés et ne cherchent pas à fuir les pêcheurs. Ils se laissent mollement capturer, chaque ligne ramène un trophée. Après la messe, vers huit heures, ces dames sortent de l’église, face à la mer. Elles portent de jolies robes et un chapeau de paille. Elles interpellent le touriste, l’une d’elles m’invite à déguster la langouste dans son restaurant situé plus loin à Petite Anse.

Les rues sont calmes et déjà engluées de chaleur. Les boutiques sombres laissent entrevoir des marchandises entreposées pêle-mêle et qui attendent d’improbables acheteurs.

Mon nom de famille est très présent ici. Porté par les rues, ou inscrit sur les plaques de cuivre de ceux dont la profession l’exige. Au cimetière, il s’incruste autant sur les tombes éventrées du début du siècle dernier que sur les carreaux de faïence nouvellement posés. Tout le monde est cousin ici, vous avez forcément de la famille et vous ne le savez pas, m’a-t-on-dit. Vous êtes arlésienne. C’est la deuxième fois depuis dix ans, que je reviens aux Anses d’Arlet, que j’y côtoie des ombres, que tout le monde parle de moi sans me voir, finalement. Ou sans me connaître. Je m’y sens importante, bien loin de Daudet et de sa Provence, j’alimente les conversations. Je suis l' "Arlésienne"aussi.

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 08:00
Pavillon Français

Pavillon Français

Pavillon Russe

Pavillon Russe

L'arbre de vie

L'arbre de vie

Pour ce 150ème défi au thème libre chez Jill Bill : impressions… décousues…

La foule, l’attente, les bousculades

Piétinements dans la chaleur

Milan et ses pantalonnades

L’exposition nous mène ailleurs

 

Qu’ils soient d’Allemagne ou du Japon

Des pavillons sont pris d’assaut

Une heure de queue, bah à quoi bon

Se retrouver pris en étau !

 

Comment tout faire, comment tout voir

Dans les allées, on s’interpelle

Toutes les langues dans ces couloirs

Entonnent un hymne universel

 

La Suisse affiche l’art en bouteilles

L’Espagne projette des tortillas

Quand certains baillent aux corneilles

Un panier coiffe les Emirats

 

L’Expo est aussi artifice

Repos sur de faux matelas

La Hollande use de malice

En plastique sont ses Goudas

 

De longues lianes se déhanchent

Au Vietnam, en Azerbaijan

Soudains comme des avalanches

Se succèdent parades et chants

 

La Pologne se veut romantique,

La Slovénie vante Lubljana

Si accueillante et authentique

Ce soir spectacle : Allavita !

 

La Russie est un livre ouvert

Immense grenier des USA

Et bientôt un flash, un éclair

C’est soi-même que l’on aperçoit

 

En France les huitres pendent au plafond

L’Italie s’exprime haut et fort

Une courgette fait des bonds

Monaco, ses méduses, son port…

 

Le soir exalte ses lumières

L’expo est une île enchantée

Dont l’arbre de vie éphémère

Célèbre peuples et libertés

Parade

Parade

C'est soi-même que l'on aperçoit!

C'est soi-même que l'on aperçoit!

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 08:00
DEFI 150: QUAND ON AIME D'AMOUR

    150ème défi chez  jill-bill pour les Croqueurs de mots : d’après photo et en suivant la structure du texte de la magnifique chanson ( Quand on n'a que l'amour)  d'un Grand Monsieur, ton compatriote, Jill: Jacques Brel

 

   Quand on aime d’amour

Parvenu à cet âge

Où fanent les visages

Et les pas se font lourds  

Quand on aime d’amour

Quand se croisent les doigts

En un signe de foi

Pour affronter les jours

Quand on aime d’amour

Fi des mots, de l’ivresse

La vie devient kermesse

Pas besoin de discours

Quand on aime d’amour

Si les gestes s'enrayent

Les regards s’émerveillent

Dans les rues, les faubourgs

 

Quand on aime d’amour

Au-delà des saisons

Du vide à l’horizon

D’un sentier un peu court

Quand on aime d’amour

On avance serein

Et l’on prend le chemin

De  la fin du séjour

Quand on aime d’amour

Traverser des rivières

Ou combler des ornières

S’accomplit sans détour

Quand on aime d’amour

Entendre ce cœur qui bat

Au plus profond de soi

Est piège de velours

 

Quand on aime d’amour

Avec au creux des reins

La douleur des matins

Lancinante chaque jour

Quand on aime d’amour

Car plus aucun poison

Nulle comparaison

Toujours un brin d’humour

Ne plus demander rien

Que la grâce d’aimer

Nous oserons demain

Braver l’éternité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 08:00
Exposition universelle Milan 2015,  Pavillon du Maroc

Exposition universelle Milan 2015, Pavillon du Maroc

Thème libre pour ce 150ème jeudi en poésie chez Jill Bill pour les Croqueurs de mots

 

Et la lumière s’en est allée

Avec les restes de l’été

Septembre maquille son teint pâle

L’automne soigne son nouveau hâle

 

Sous les tropiques les alizées

Lessivent des ravines détrempées

Une odeur forte de terre chaude

Couvre des forêts émeraude

 

Et si le ciel pouvait s’allier

Aux phénomènes saisonniers

Se produirait un fait étrange

Je crois qu’il pleuvrait des oranges

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 08:00
INEXORABLEMENT

Samedi 12 septembre, le théâtre de l’Olympia affichait complet. J’avais retenu mes places depuis novembre. Alexandre Astier donnait son Exoconférence. Les extra-terrestres comme on n’a jamais osé les évoquer, entre amusement, absurde, canulars, incrédulité, exposés de thèses scientifiques sérieuses, et boutades. Un public conquis par avance, une salle surchauffée.

Stupéfaits, nous avons vu Lionel Astier, père de l’humoriste et comédien lui-même, ainsi que sa compagne, s’installer dans les sièges juste devant nous. Nous l’avons tous reconnu et pris soin de ne pas l’embarrasser. Il paraissait parfois crispé, guettant les réactions du public, parfois détendu, riant aux éclats. A la fin, certains n’ont pu résister à l’idée de lui exprimer leur joie, de féliciter son fils. D’autres ont quémandé un selfie. Il s’est prêté au jeu, tranquille, humble, très agréable.

Mais le spectacle était aussi dans les conversations du public. Derrière moi, un papa se vantait d’avoir assisté à l’un des concerts du groupe Téléphone provisoirement reformé. Il a qualifié la prestation d'« Insu » comme insupportable et Téléphone portable. Jeu de mots douteux… La conversation qui a suivi, avec sa fille d’environ dix ans m’a laissé rêveuse aussi :

  • C’est un groupe français le groupe Téléphone ?

  • Oui bien sûr, il était très célèbre il y a trente ans ! D’ailleurs tu connais l’un de ses membres qui est dans le jury de de The Voice à la télévision, Louis Bertignac

  • Ah oui, je vois mais c’est Jennifer la plus connue, elle anime aussi The Voice Kids !

  • Les autres membres présents hier étaient Jean Louis Aubert et Richard Kolinka

  • Ah oui, Aubert, je connais, c’est une station de RER…

Une soirée parisienne comme une autre, la foule, les rires, les boulevards, et l’insolite qui permet de tout relativiser. Le temps passe, on l'occupe. On vieillit... Inexorablement. Et on l'oublie un peu.

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  • : instants de grâce, parcours chahutés, affirmation de soi. J'aime saisir ces moments dans la vie qui font vibrer et se sentir vivant.
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