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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 21:55
DE LA PAIX

De là-haut, la planète semble apaisée telle une colombe qu’un vol aux quatre coins de la terre aurait comblée. Trop beau pour être vrai, trop irréel, flou, hors de portée. La nature pourtant fait bien les choses et ne laisse rien au hasard. Le paradis n’existe pas mais on peut s’en approcher, l’imaginer, tendre vers lui.

On peut s’unir et ne céder ni à la panique, ni aux menaces. Depuis l’hydravion du futur, percevoir un territoire où il fait bon vivre, partager ou respecter des idées, des croyances, sans violences et sans heurt. Depuis les nuages, entrevoir un monde naviguant sur les eaux calmes de la tolérance.

DE LA PAIX
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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 19:47

 

 

BLOG EN PAUSE

A BIENTOT

 

 

 

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 08:00
COMMUNIQUER

C’était samedi soir, un bar comme un autre. Une scène et un groupe, guitaristes et chanteur, de la musique pour tous les âges, Manu Chao, Mark Knopfler, de la bonne musique, des spots lumineux, on siffle, on applaudit, on chante aussi, on n’ose pas encore danser.

On consomme, une pinte de Guiness, un verre de vin, un coca, une assiette à partager, un burger, des frites. On est entre amis, on s’amuse, on échange, un week-end comme un autre, une fin de soirée banale.

Il y a ces filles qui entrent, elles sont trois, portent des bottes, des shorts, ont  des cheveux blonds, une coiffure afro, elles s’installent. Aussitôt absorbées, silencieuses, immobiles, concentrées, elles m’intriguent. Pas un bruit à leur table, pas un chuchotement, pas une parole échangée. Rien. Isolées ensemble, au coude à coude, elles parviennent à ne pas se regarder, une réussite ! Car ces rencards entre filles, ces retrouvailles après une semaine de travail ont un but. Vite, vite, ouvrir son sac, sortir son téléphone portable, s’installer confortablement, se pencher sur son siège, croisant les jambes, provoquante sans le savoir et… pianoter, pianoter… Une soirée d’enfer !

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 08:00
Défi 160: D'UNE INCONNUE

Pour ce 160ème défi chez les Croqueurs de mots,  Lénaïg a choisi pour thème: un personnage sort du livre. J’ai choisi d’être cette inconnue dans la nouvelle : "Lettre d’une inconnue " de Stefan Zweig

 

Mon cher Stefan,

Pourquoi aujourd’hui, pourquoi ma révolte ? C’est que Valentin est passé la semaine dernière, a déposé ces roses blanches sur la table de ma cuisine. Les souvenirs me rongent.

Il y a eu ce romancier R., auquel tu m’as liée à l’âge de treize ans. Tu m’as ôté l’insouciance, tu m’as rendue femme, amoureuse et lucide déjà, tristement lucide. J’aimais sans espoir, au-dessus-de ma condition, j’aimais un homme jeune mais plus âgé que moi, un homme à femmes, collectionneur, viveur, sans attache.

Quand j’ai eu dix-huit ans tu as provoqué nos corps à corps, m’obligeant à renoncer à l’union des cœurs car R. ne voyait que ma peau fraîche de demoiselle peu farouche et la promesse d’instants légers, de peu de conséquence. J’avais de l'audace, j'étais moderne avant l'heure,  revendiquais mon indépendance,  ne voulais pas peser sur sa vie. Je suis fière de ce personnage-là, de ses actes, de sa volonté. Je me plais autant que tu as pris du plaisir à me créer.

Je t’en veux pourtant car tu imaginé le gâchis et la douleur d’une fin de vie misérable. Je meurs du chagrin d’une mère qui perd un enfant de cinq ans. C’est l'enfant de R. qui gît dans mes bras et je l’en informe, à l’heure de disparaître à mon tour. Cet esprit volage  se souvient à peine de moi, dans sa tête une petite musique, c’est tout. Mais pourquoi ne m’as-tu pas unie à l’un de ces hommes riches qui me courtisaient et se disaient prêts à élever mon fils ?

Même Phillippe Besson n’a pas eu le cœur aussi sec. Lui a inventé un fils à Marcel Proust, un fils adoré de sa mère, ignoré de son père, et qui découvre l’amour, le vrai, partagé, fusionnel avant de mourir dans les tranchées de la Grande Guerre. Moi, je me consume, je me refuse au cours médiocre d’une vie sans R. et je prive mon enfant du bonheur sur terre. Je suis amour déçu, amour vaincu, je ne suis plus. Je suis toi, bien avant ta propre désillusion.

Mais je traverse le temps, nous le traversons ensemble. Là est notre victoire, je ne suis pas réellement en colère.

 

 

 

 

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 20:00
POURTANT DEJA

Saison grise et pluvieuse, jours tristes et nuages, soleil fier mais timide, lumière incertaine,  matins flous et midis ternes, vent giflant l’après-midi, façades décolorées, arbres nus, frileux et chancelants, réverbères flirtant avec le jour, muselant la nuit, balcons en berne, froid insidieux, vieilles douleurs, vacances lointaines, projets diffus, carnavals déjantés, ronflements sous la couette, séries TV, soupe aux vermicelles, pommade Vicks, Doliprane.

Pourtant déjà, fragiles, précoces, soulevant le bitume…des jonquilles.

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 08:00
DEFI 159: VALENTINE, VALENTINE

Défi 159 proposé par Fanfan pour les Croqueurs de mots, poster une annonce sur MEETIC en utilisant les mots suivants : foire, poirier, carambar, marchandise, bois, tagada, rose, yatch.

MEETIC je m’en fiche un peu, alors l’annonce sera fantaisiste et/ou plausible selon l’inclination des cœurs.

 

Et si la société n’avait qu’à faire silence, si nous nous offrions des ROSES sans offense

Si nous nous embrassions mêlant nos CARAMBARS, le rouge de nos lèvres, et de nos joues les fards

Si allier nos odeurs, allier nos phéromones, s’opérait sans pénis et sans testostérone

Si l’union de nos cœurs était une vaste FOIRE où l’absence d’œstrogène était plus qu’une gêne

Si dans les bras d’une fille, n’étant que MARCHANDISE, j'apprenais le plaisir, l’amour et le désir

Et si je le savais, depuis longtemps déjà, m'exerçant au POIRIER gavée de fraises TAGADA

Et si intimement ce n’était que cela, une femme pour une femme, elle et moi, elle émoi

Je hurlerais au BOIS ou sur le pont d’un YATCH 

M'exprimerais sans honte, légère,  avec fierté,

Je hurlerais la vie, la joie, la volupté

D’être la Valentine d’une Valentine aimée

D’être une âme câline par une autre adorée

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 10:00
DANS LA TETE

Il est entré dans l’officine d’un pas lent et hésitant, en appui sur une canne, un feutre lui couvrait le crâne. Sa voix chevrotait mais ses yeux noirs pétillaient, il savait parfaitement ce qu’il voulait : un médicament pour le transit. J’ai annoncé des noms : DULCOLAX, MICROLAX, PURSENNIDE, MODANE etc…

« Oui c’est ça » il a dit, et puis « mais non, cherchez dans votre ordinateur. »

J’ai demandé s’il voulait des suppositoires ou des comprimés. Il a dit : « des comprimés marron » puis a affirmé « MICROLAX, c’est ce que je veux !

  • Ce sont des suppositoires, monsieur.

  • Eh bien, je ne sais pas moi. La dernière fois, vous aviez trouvé tout de suite et si je reviens chez vous, c’est pour ça.

  • La dernière fois, vous deviez avoir une référence à nous montrer !

  • Oui et alors ! Vous n’avez qu’à chercher dans votre ordinateur! »

Il s’entêtait, faisait les cent pas le long du comptoir, levait les bras, tapait le sol avec sa canne. Ses joues rosissaient, sa bouche édentée frémissait de colère. Alors j’ai tourné l’écran vers lui, ai fait défiler les photos de tous les laxatifs connus, il niait chaque fois : « Non, ce n’est pas ça ! ». J’étais à bout d’arguments, je l’ai laissé repartir… Bredouille. Arrivé à la porte, me tournant le dos et secouant la main avec impatience, il a déclaré : « Franchement à notre époque, je ne comprends pas que vous aussi, vous ne soyez pas des ordinateurs !»

Nous nous regardées ma préparatrice et moi, ce petit intermède psychédélique était peut-être une caméra cachée, qui sait !

 

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 10:00
SUR PAUSE

Prendre la zapette et mettre le temps sur pause. On en a tous envie, ne serait-ce que pour juger du temps parcouru, se confronter à soi plus jeune, aux autres et essentiellement à ceux de notre génération. Voir comment ils ont grandi, physiquement et dans leur tête. Mesurer l’importance qu’ils avaient ou ont encore à nos yeux, repérer des erreurs, lever ou instaurer des doutes, pousser des soupirs. Regrets, soulagement, bien-être.

Les occasions ne manquent pas, le retour sur soi est quasiment obligatoire aujourd’hui grâce au net, aux réseaux sociaux, aux communautés. On se souvient, on se revoit ou pas, on se raconte aussi, on poste des photos d’hier ou des clichés actuels. On fige le temps. C’est ce qu’on croit.

Si je dis ça c’est que je viens de revoir Marius sur Arte, le tout premier évidemment, celui de Pagnol et d'Allégret. La première fois que ça « m’a fendu le cœur » j’avais huit ans et j’écoutais le texte dans la chambre de mes parents. On avait placé un trente-trois tours sur un tourne disques. Alors pour raviver mes huit ans, mon insouciance, pour me retrouver vautrée sur le lit avec mon chien Moustache et ma poupée Hélène, il a fallu que je ferme les yeux, que je me détourne de l’écran. Car le film regardé avec mes yeux d’adulte n’avait pas la saveur du passé.

On se raconte des « trucs de couillon ». Le passé c’est comme la poussière, ça se dépose. Alors pour le remuer on soulève les bibelots, les souvenir quoi, on passe un chiffon et on ne repose pas le cendrier ou la photo de grand-mère exactement au même endroit. Les souvenirs, ils ont bougé et c’est déjà plus les mêmes. Du temps a encore passé.

 

 

 

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 08:00
ORDINAIRE

Constater que les jours allongent, comparer les galettes, les tailles les prix, la quantité de beurre et de frangipane, sortir emmitouflée par un temps froid et sec, débusquer un rayon de soleil pris dans le ciel glacé, courir les soldes et ne rien trouver à acheter, finir les boites de chocolat, faire un tour du côté du Canal Saint Martin vidé et exposant ses trésors, découvrir les impacts de balle sur les murs de l’hôpital Saint Louis face au Petit Cambodge, souhaiter une bonne santé à chacun mais pas trop car ça nuirait au commerce, faire la queue pendant deux heures devant le Grand Palais afin de saluer Mme Vigée Le Brun, relire Baudelaire et apprivoiser le mal en attendant les fleurs,  partager les points de vue d'autres blogueurs, renouer avec le passé en parcourant Facebook, me recueillir au cimetière du Père Lachaise et réaliser que Michel Delpech est tout prêt d'un caveau ami,  me répéter que, sous terre, les hommes et  l’humus c'est pareil,  et… Continuer une vie ordinaire car l’année qui démarre, au-delà des projets ou des objectifs que l’on se fixe, c’est aussi la routine.

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 08:00
DEFI 157: PENGUIN

Défi 157 chez Quai des rimes pour les Croqueurs de mots : Prendre six résolutions pour la nouvelle année, en choisissant de faire rire et en utilisant dans chacune l’un des mots suivants : humour, TGV, toit, solution, arbre, silence.

Ma fille a passé le réveillon à Londres et m’a demandé : »Veux-tu que je rapporte quelque chose ? ». J’ai tout de suite pensé aux chocolats PENGUIN de mon adolescence. Ici ils sont introuvables. Ces biscuits chocolatés à la crème de chocolat sont pour moi une … Tuerie. Je dois l’avouer. Ils font partie de mes madeleines, j’ai treize ans quand j’en mange, je suis en vacances à Felixtowe near Ipswich, ma copine c’est Marie Françoise, les beaux gosses se nomment Dany et Bernard ( il faut prononcer le d), je me goinfre de jelly verte, de fishs and chips qu’on achète dans les guitounes devant les cinés et qu’on emballe dans du papier journal, je vais à la fête foraine, la même que dans Barnaby sans les crimes, ma chambres est violette des rideaux au papier toilette, je grimpe dans des double decker buses et chante le générique de «Autobus-à-impériale». Sitôt ma dernière bouchée avalée, je retrouve la Place de la République à Paris et je déprime.

Alors ma résolution, la seule qui vaille la peine comporte six conditions, six trucs à respecter pour savourer le Graal, Hercule avait bien eu douze travaux à effectuer avant d’accéder à l’immortalité.

Je respire une bonne fois et vous lance tout en vrac : La SOLUTION est de poser mes fesses dans le TGV trans Manche, l’Eurostar bien sûr, et de foncer chez Harrod’s, de dévaliser les étals, tous les étals. Agir avec maîtrise, sang-froid et en SILENCE, remplir un sac à la Mary Poppins de lingots de chocolat. Grimper sur le TOIT du monde ou dans les tours de Westminster Abbey, tutoyant les ARBREs alentour. Répondre aux curieux amassés devant le portail ouest, et m’agressant avec HUMOUR d’un « What’s the matter ? »

  • I miss them, you know. I love these chocolates! Can you imagine one day without Prince William, Princess Kate and their babies ? That should be awfull !

  • Car l'Angleterre sans sa famille royale, c'est juste insupportable et c'est aussi à la mesure de mon manque.

 

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