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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 19:08

Pas toujours agréable la nature. Elle sait se faire cruelle, séductrice, maléfique. Elle attire, elle subjugue, elle est un piège à moucherons et petits insectes naïfs et gourmands. Dans ce jardin botanique de plantes exotiques près d’Auch dans le sud ouest, on se balade au milieu de corolles emplies d’eau et faussement rafraîchissantes. Les victimes se noient alors qu’elles souhaitent s’abreuver en toute innocence. D’autres attirées par des couleurs vives se retrouvent enserrées dans des dents qui s’enchevêtrent afin de ne laisser aucune chance.
 



Et parfois ça donne des idées aux affreux mangeurs d’enfants !












Comme quoi méfiance, il n’est pas question de butiner de fleur en fleur, de baguenauder le long d’un étang, de se faire la cour dans les nénuphars, c’est comme la vie, la nature ça s’apprend, ça s’apprivoise, ça se contemple. De ses richesses viennent les nôtres, de ses dangers surgissent nos drames quelquefois. C’est un plaisir autant qu’un frisson de l’observer.





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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 12:19

Les soirs d’été à Paris au quartier Latin sont magiques. Il y a la douceur de l’air et les odeurs de grillades des petits restaurants. Une foule jeune et bigarrée circule, des camelots ventent leurs marchandises, la musique envahit les rues et les touristes massacrent nos oreilles. Des éclats de rire, des voix haut perchées, ça c’est l’effet rosé frais dans les verres.

Mais moi qui suis une fille, plus très jeune, plus très fraîche, je regarde les filles. Je les regarde et je les admire. Je ne les envie pas car j’ai des  bonheurs et des joies qui  me conviennent et que je n’étalerai pas. Je veux simplement parler de ces magnifiques jeunes femmes qui montrent leurs jambes, leurs seins, leurs fesses, sans honte, sans gêne  et parfois sans pudeur. Certaines sont merveilleuses, on dirait des mannequins, les robes glissent sur elles. De hauts talons dévoilent des jambes galbées, bronzées, des chevilles des mollets fins. Leurs cheveux ondulent au vent, leurs yeux lancent des étoiles, on les sent aériennes, orgueilleuses, filantes, détachées. Je ne vois pas leurs hommes, ils paraissent presque inexistants à leurs côtés mais ils ont un sourire fier et possessif. Normal ! Normal.

 

D’autres ont un ventre rond, des chevilles fortes, le cheveu gras. Elles s’en foutent, elles osent le short, la ceinture ajustée, le décolleté tombant, la cellulite triomphante. Elles ont raison, elles sont jeunes, n’ont qu’une vie et le droit de vivre comme les filles de leur âge. Si je me souviens, lorsque j’avais vingt ans, dans les années 80, on osait moins, on était plus complexé, compliqué ?  Je crois qu’il faut avant tout faire ce dont on a envie et quand on le souhaite, même si ça déplaît, même si ça dérange. Les hommes qui les accompagnent sont tout aussi fiers, tout aussi heureux. Entre 16 et 25 ans, on n’a pas encore de rôle social important à jouer, de code professionnel, de challenge. Ce qui compte c’est de s’éclater, alors LES FILLES NE VOUS EN PRIVEZ PAS.

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 20:54

Pour illustrer le thème de Dana cette semaine: les vacances.

Les vacances, c’est fait pour les résolutions légères et sans prise de tête. Alors on peut partir loin et découvrir des paysages époustouflants, des autochtones passionnants, enrichissants, des coutumes dérangeantes. On peut se faire des amis, ou en perdre parfois. Une trop grande promiscuité peut coûter cher. On peut découvrir de nouvelles activités, pratiquer des danses orientales, avoir recours à la sophrologie, parfaire son bronzage ou lire le dernier Marc Lévy. Et puis on peut faire comme eux, je les ai observés. On peut s’adapter.

 

Lézarder au soleil, plaqué au sol tout comme cet anoli paresseux qui se plaque à l'écorce d'un arbre. Il s'étire autant qu'il peut, a les yeux clos. Relax.... 

   











Butiner de fleur en fleur, s'emplir le coeur de souvenirs comme ce papillon s'enduit les pattes de pollen et séduire, séduire...



















Cheminer dans les sous bois, lentement, faut pas pousser, ballader sa carcasse avec bonheur, s'enivrer de l'odeur des feuilles et de la mousse.














Goûter à la cuisine locale en toute convialité.












Les regarder vivre et profiter de leur sagesse, savourer chaque minute, se dire qu'être vivant est le plus beau des cadeaux. 










Se fondre dans la masse des vacanciers et se faire oublier.










Cajoler son doudou, le redécouvrir...











Et l'embrasser à pleine bouche au clair de lune.
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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 14:55


Il est parti comme un voleur, comme ça dans son coin, tout seul et sans rien dire. Après avoir bouffé du médicament, s’être goinfré comme un gourmand. Et des dégâts, yen a. Sur lui, c’est fini, c’est passé, il s’en sort au final, grandi, auréolé. Il appartient au mythe, à la légende. Il a rejoint Steve McQueen, qui s’est évadé au même âge, sans grande illusion.

 

Sur moi, qui suis de sa génération, sur d’autres plus âgés, et sur les jeunes, les trentenaires, les ados, les enfants, les séquelles sont graves. Il avait une emprise dans nos vies, ses chansons ont bercé nos soirées, nos plans drague, et moins romantique, nos courses au supermarché. Ses clips étaient envoûtants, ses danses subjuguaient, sa voix ensorcelait. Il jouait un rôle, se déguisait, dans sa chair, par ses costumes. Ce n’était jamais lui, mais un enfant. Il avait une part d’innocence qui lui faisait côtoyer les êtres les plus purs, les plus fragiles. Il était un peu perdu, je pense, et vulnérable. Malgré le succès et la reconnaissance. Comme s’il n’avait jamais existé aux yeux de ceux qui comptaient le plus, ses parents. Je m’aperçois que je fais le portrait d’un manipulateur. A la différence d’un vrai manipulateur, il ne nous enlevait rien, ne nous dépossédait pas. Au contraire, il insufflait le supplément d’âme, le peps, la pêche. Il nous accompagnait, il nous guidait.

 

La tristesse aujourd’hui, est bien légitime. Elle vient du manque, du sevrage. Elle vient de l’emprise. Mais nous avons la chance de nous y soumettre, il suffit d’un clip, d’un DVD et ça repart. Nous avons le choix d’y renoncer, et la musique nous surprend, au détour d’une allée. Mais jamais pour nous abattre, c’est pour nous stimuler. « Let us move and shake our bottom ! » 

Alors merci à toi Peter Pan, pour tous ces titres que je n’ai pas besoin de citer, ces airs que je n’ai pas à fredonner car ils bourdonnent dans nos têtes. Merci à toi, qui permet aux fans de se rencontrer, de se consoler, de se raconter, en hommage, pour saluer ta mémoire. Merci gentil manipulateur, j’use sciemment du paradoxe, toi qui rit avec nous là haut. 

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 14:35

Jakline m'a recommandé de participer au Tag en bleu. Pour cela j'indique son site sur ma page, et je tague 7 autres bloggeurs avec un lien actif,  pour les inciter à publier 7 images en bleu issues de leur blog. J'ai décidé de contacter :
Maous Artiste Défiant l'Olibrius

Eric
Embrum
Jeanne
Pauline
Chaton
Perfecta
C'est arbitraire, un peu vicieux, un peu méchant, mais je pense que l'échange, est le plus beau cadeau que procure un blog, alors tous les moyens sont bons pour en abuser. Bonne continuation à tous.

 Presque immaculé le ciel!


Un peu facile le portable bleu, mais j'assume










                                                   Une bise à toi Alain.




 La chambre Bleue de George Sand à Nohant.





Un essai photo de mon cher et tendre





Une tenue vestimentaire qui me plaît beaucoup


  Une belle affiche en ces jours de canicule.

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 14:08

-         Tu as vu le thème cette semaine

-         Oui, c’est plutôt sympa, « les arbres ».

-         Peut-être mais c’est difficile aussi, elle a tout dit Dana avec cette photo, des enfants qui enserrent un tronc énorme. Ca évoque tout, la fraternité, la communication, l’amour de la nature Que dire de plus.

-         L’important c’est de faire passer ton message, d’afficher tes images. Tu peux faire dans l’exotique, tiens l’arbre du voyageur si commun sous les tropiques, montre-le !

-         Ouais et pourquoi pas un fromager ou un baobab, après tout.

-         Tu peux aussi montrer de beaux paysages continentaux, les couleurs, les nuances, les reflets dans l’eau.

-         On ne parle pas de paysages mais d’arbres.

-         Oui, de la verdure, de l’espace, la liberté c’est tout ça, les arbres. Ca n’est pas seulement un tronc et des feuilles isolés.

-         Bof, je me sens découragée.

-         Alors cause littérature, je ne sais pas moi, le Chêne et le roseau, ça ne te rappelle rien ? Ou le Saule d’Emile Verhaheren, qui est un bien joli poème. Et puis tu pleurniches un peu trop, ça te va bien le saule. Ecoute un extrait :

 

                                              Ce saule-là je l'aime, comme un homme.
                                              Est-il tordu, troué, souffrant et vieux !
                                              Sont-ils crevés et bossués, les yeux
                                              Que font les nœuds dans son écorce !
                                              Est-il frappé dans sa vigueur et dans sa force !
                                              Est-il misère, est-il ruine,
                                              Avec tous les couteaux du vent dans sa poitrine,
                                              Et, néanmoins, planté au bord
                                              De son fossé d'eau verte et de fleurs d'or,
                                              À travers l'ombre et à travers la mort,
                                              Au fond du sol, mord-il la vie, encor !

 

 

-         -  C’est ça, rajoutes-en, lance moi des vannes.

-         -  Oh et puis parle de l’arbre à came ou du tronc cérébral.

-         -  Han, han…

-         -  Voilà, tu souris.

-         -  Non, t’es pas marrant. Mais t'as pas tort, je  vais en montrer un d'arbre, juste le pied et mon chat qui fourrage dedans. Tu ne vois pas lequel?



 

 

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 21:50

...Sourire. Je me suis demandée de quoi j’allais parler.

Ce mardi mon horoscope disait : vous vous sentez vivre. Tout vous émerveille, vous semble inédit et magique. Et comme j’avais oublié ma clef, je me suis retrouvée coincée dans le couloir de mon immeuble. J’ai ainsi découvert la magie des lampes qui s’allument, qui s’éteignent, qui s’allument… Et j’ai souri. Aux voisins qui passaient, pour faire bonne figure. Puis j’ai tambouriné à la porte jusqu’à ce que ma fille réagisse. Vous savez, l’air de rien, agacée de l’autre côté de la porte : ça va, ça va, t’énerve pas, je cherche ma clef !

 

En ouvrant le journal, j’ai lu cette petite phrase de François Chérèque, secrétaire général de la CFDT : «  quand il y a un déficit de la sécurité sociale, c’est toujours la faute des arrêts maladie, mais les arrêts maladie, c’est quasiment rien, ils représentent dix pour cent des dépenses de santé ». Quelle a été ma réaction, à votre avis, devant mon bol de thé et mes tartines beurre, confiture ?

 

Dimanche, c’est la fête des pères. Enfin celle des magasins Nicolas, Marionnaud, FNAC et autres DARTY. Et j’ai flashé sur cet appareil photo HD, le premier reflex CANON EOS 500D à 949 euros avec optique 18-55. Des fois que mes mômes, à court d’idées, tombent sur la page cadeaux de METRO, afin d’alléger leur porte monnaie. Le sourire ? Je crois l’avoir esquissé. A peine.

 

Mais je râle, je râle…. Et j’oublie que la fonction première d’un sourire, c’est l’échange, le partage. Heureusement, je suis comme vous, je garde des traces, des preuves. Les miennes ont environ dix sept ans et je les contemple avec la même tendresse que vous envers les vôtres. Ces preuves donnent un sens à deux fêtes  qui ont lieu cette année, durant le même mois, à quinze jours d’intervalle.  

 

 

BONNE FETE MESSIEURS!

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 17:00


Pour répondre au thème de la semaine: la première fois.


Mon fils est aujourd'hui un grand gaillard de vingt et un ans épanoui et à l'aise dans ses baskets. Je pense que l'éducation sans faille que nous lui avons donné, son père et moi y est pour quelque chose. Jugez plutôt.



Sa première prière: il est concentré, lèvres serrées, les mains tendues et le regard fixe. C'est l'extase d'un moment inoubliable, d'un recueillement sincère.



Sa première leçon de conduite. Tout est dans la tension des bras vers le volant, qui fait qu'on écrase un abdomen grassouillet. Et dans cet enfoncement discret dans le siège qui dissimule la couche sous le short.



















Sa première cuite: Comment faire face à une découverte fondamentale: sans argent et sans carte bleue, on n'obtient rien dans la vie. Junior n'avait qu'une solution, noyer son blues dans l'alcool!

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 09:55

Pour répondre au thème de la semaine, de Dana: l'empreinte ou les empreintes.






Dimanche c’est sa fête. C’est son empreinte que je vais évoquer, ce qu’elle a laissé en moi, qui m’a façonnée. J’étais une enfant sage, timide, réservée. Elle était douce, présente, attentive.  Mon enfance a été calme, sans heurts.  Même si elle détestait les fêtes à l’école et n’y mettait jamais les pieds. J’en ai souffert un peu et puis j’ai oublié. Quand il s’est agi de suivre mes enfants dans leurs fêtes, dans leur école, je me suis obligée à participer. Je tenais des stands de pâtisserie ou de pêche aux canards pour leur faire plaisir. Mais je détestais ça. A cause d’avant, pour moi.

 

J’étais une ado sérieuse, calme, bosseuse. Pas brillante mais besogneuse. De celles qui font des études parce que c’est ce qu’elles font le mieux. Je ne sortais pas beaucoup, ne fleurtais pas, n’étais inscrite à aucun cours de danse ou de musique. J’étais lisse et prévisible. Sans piquant, sans mystère. Alors mes enfants ont fait du judo et de la danse, du basket et de la flûte, de la guitare et du violon. Tout ce qu’on fait faire aux jeunes aujourd’hui, pour les former soit disant, pour les modeler. Parce que de nos jours, les enfants il faut les occuper, le mercredi surtout. Et j’ai suivi leurs études, qu’ils prennent un bon départ, qu’ils aient un bon niveau. Comme moi, grâce à elle.

 

Elle ne sortait pas souvent, avait peu d’amis, nous recevions peu à la maison. Je dois toujours faire des efforts surhumains pour inviter, décorer la maison, recevoir. Elle ne savait pas nager, ni conduire. J’ai attendu d’avoir vingt puis trente quatre ans pour pratiquer chacune de ces activités. Comme si je ne m’y autorisais pas avant. Elle était plutôt classique dans ses tenues, rigide dans ses raisonnements. Faut-il que je dise que je lui ressemble, le plus souvent. Sauf dans ces moments où j’ai envie d’être une autre, de montrer de la fantaisie, de l’humour, un grain de folie. Parce que c’est moi aussi. Parce qu’il y a des instants où ton empreinte devient pesante, qu’elle m’écrase malgré ton départ. Et je me révolte. Doucement. Tellement je t’aime Maman.

 




Il est une empreinte que j'avais aussi envie de vous montrer. c'est le résultat d'une bagarre entre mes deux chats, l'un ayant laissé la marque de sa victoire sur l'autre. Bien fait, un morceau de griffe près de l'oeil!



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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 21:58




Elles étaient deux, installées derrière moi au cinéma. Et elles piaillaient en attendant le début du film.

-         Ouais, t’as vu, elle a enfin décidé de le quitter.

-         C’était pas trop tôt, le pauvre avec la tronche qu’il avait.

-         J’osais pas le dire, il était moche, t’as raison.

-         On se demande ce qu’elle lui trouvait, j’avais mal pour elle.

-         D’autant que tous ses mecs d’habitude, ils sont plutôt mignons, ils sont pas de la loose, quoi.

-         Ouais et tu te rappelles à la soirée brésilienne, comme elle s’est dépêchée de le remplacer.

-         Faut dire qu’Eric est super beau gosse, attends, t’as vu l’autre à côté !

-         Ya pas photo.

 

Alors là je m’étais retournée. Des fois qu’elles aient eu l’intention de me plomber  le film, j’avais envisagé la solution repli, quatre rangées plus loin. Et puis j’avais imaginé des minettes, dix sept, dix huit ans, des  minis et des bottes, des yeux charbonneux et des cheveux lissés au fer avec des doigts qui jouent dedans. Eh bien, j’avais eu le regard bloqué en vol. Mes nénettes approchaient de la trentaine, c’était dans la tenue, déjà classique, déjà dadame, et dans l’économie de gestes. Dans l’absence de maquillage et la dureté du regard. Les voix aigües et excitées tranchaient avec le look. Elles m’avaient dévisagée un instant, et avaient baissé la voix comme pour me punir de mon indiscrétion. Je n’avais pas demandé mon reste, j’avais obtempéré en fixant l’écran. Et c’était reparti de plus belle.

 

-         C’est pas facile d’aller sur MSN, je te jure, pour communiquer.

-         Ouais, les types, ils trouvent toujours qu’on est trop mystérieuse, qu’on n’en dit pas assez.

-         Ils sont vite collants, moi je les bloque, c’est pas cool mais ils sont lourds.

-         Moi, j’ai du mal, c’est pas comme ça que je rencontre des mecs d’habitude, et je sais pas si j’ai envie de les voir tous ces nazes.

-         Faut en prendre et en laisser, t’as qu’à essayer une fois.

-         Et toi, t’en penses quoi ?

-         J’sais pas pour le moment j’ai Walter.

-         Ah…

 

J’avais envie de cogner dans le tas, de leur écrabouiller le nez. Je ne sais pas si c’était ma cinquantaine envieuse, mes kilos superflus ou l’approche de la ménopause mais il fallait que je me les fasse. La salle a été plongée dans le noir, elles se sont tues.  Quand la lumière est revenue, elles avaient déjà quitté leurs sièges, en prévention. Comme si elles avaient redouté la haine d’Attila. 

  

    

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