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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 15:41

La Nartuby sortie de son lit à Draguignan, le 16 juin, après les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la région. Une paisible rivière qui, soudain, s'est transformée en un fleuve monstrueux et dévastateur. (Lionel Cironneau/AP)

 

 

 

 

Divagation pour illustrer les casse-têtes des deux dernières semaines chez Lajemy : les caprices du temps et le bricolage.

J’évoquerai le petit bonhomme là-haut tout seul dans ses nuages aux commandes des manettes de l’univers. Il bricole, il bricole…. Ou alors il cuisine. Parce que, soit il cloue des balles de coton dans le ciel, soit il saupoudre nos têtes  de rayons de soleil tiède pour qu’on s’habille léger et qu’on s’enrhume.

Il est pervers, il est vicieux, il souffle le chaud et le froid et il dispose de tout plein d’outils de torture. Dans le Var, il a tout cassé à coups de marteau. Les maisons, les hôtels n’ont plus de toit et le courant emporte des vies et des arbres sur son passage comme la tondeuse à gazon de Freddy. A certains moments on entend des bruits de perceuse, on perçoit des éclairs de chalumeau et ça dégringole dru. On, je dis on car je ne veux pas  nommer l’affreux bonhomme, a perforé de ciel avec une chignole on alors on l’a coincé dans une passoire et il arrive ce qui doit se produire.

 

Si seulement il savait se servir des vis et des écrous qui sont dans son atelier, s’il savait fabriquer du sec, chaud et brillant dans son établi, nous aurions un moral bien meilleur. Il lui faut un prof doué qui manie la scie sauteuse et fracasse les nuages une bonne fois pour toutes, qui passe une couche de vernis sur les rayons de feu cachés derrière. Il lui faut un artiste, un ciseleur, qui bricole les couleurs, il lui faudrait un peintre qui mette de l’éclat sur la grisaille des jours. Mais je lui fais confiance, il veut qu'on attende, juste un peu, qu’on se languisse et qu’on dépende de lui. C’est comme une drogue, on attend, on attend… Patience, bientôt nous serons comblés. Le temps d’un dernier tour de manivelle, d’un polissage, d’un coup de ciseau.

Parce qu’il sait faire des merveilles quand il veut, et comme avec l’équipe de France de football, on ne veut pas perdre espoir, on y croit.

 

 

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 13:55

 

Cette semaine dans le casse tête de la semaine chez Lajemy: Eloge de la lenteur.

 

 wonder-woman.jpg

 

Comment faire l’éloge de ce qui me paraît impossible. C’est-à-dire prendre le temps de me regarder vivre. Tu es une petite énervée me dit mon fils. Et il m’observe qui m’agite en tous sens comme Wonder Woman. Comme si j’avais le monde à sauver et l’univers à préserver.  D’ailleurs je viens de déménager, de remplir des cartons et des papiers, de passer des tas de coups de fil, de faire couper le gaz et l’électricité. D’appeler France Télécom. De changer les rideaux pour le nouvel appart, de déplacer mes meubles pour la énième fois. De courir à la déchetterie, d’un coup de parapluie comme Mary Poppins. J’ai tendance à conserver des habitudes, alors je jette mes ordures dans le lave vaisselle qui est à gauche comme la poubelle dans l’ancien appart. Enfin, je me retiens, à la dernière minute, je tourne sur moi-même et je manque de renverser le chat. Goguenard le chat, avec sa démarche chaloupée de vieux de la vieille.

 

C’est comme ça depuis toujours, dans mes amours je m’emballais, je croyais à « pour toujours », je faisais des projets, démarrant à cent à l’heure. Je faisais peur. Je faisais fuir.  Mon doudou lui a compris dès le début. Sa sorcière bien aimée, il sait la calmer avant qu’elle ne chiffonne son nez. Il fait le dos rond. Ca  passe, au bout d’un moment je fatigue.

Parce que je n’ai rien de surhumain. Si au travail j’énerve tout le monde, avec mes sauts de puce, si je cours de la piscine au Monoprix en passant par Promod et Etam, au bout d’un moment je ralentis. Contrainte, forcée... Pour moi, c'est contre nature.tornade_02.jpg

Deux exceptions pourtant,  les vacances pendant lesquelles je déchausse mes crampons et je pantoufle. Et la lecture de vos blogs, il faut bien que je m’attarde à vous lire, à vous remercier, vous qui m’avez souhaité bon courage.

Ca y est cette fois c’est parti, je retrouve la communauté avec plaisir. Je fonce, comme une tornade,  lire vos posts…. Incorrigible, n’est-ce-pas ?

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 16:14

 

 

 

 

 

 

                                           MANSFIELD s'accorde une pause, en effet je déménage, je suis dans les cartons et mon blog va souffrir un peu. Je ne vous oublie pas amis bloggeurs qui maintenez la chaîne de l'amitié et entrenez la bonne humeur, même quand ça ne va pas toujours bien pour tous.

 

A bientôt pour de nouveaux échanges.

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 21:02

 

 

Le casse tête cette semaine chez Lajemy est : carpettes et tapis.

Alors je ferai bref et plutôt facile, enfin pas prise de tête. Je vous suggère un tapis de cadeaux, rien de mieux pour se blottir la truffe au chaud.

 

 

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 12:02

 

Le casse tête cette semaine chez Lajemy est: cloches et chocolat.

 

 images-copie-1.jpg

 

 

 

De beaux papiers dorés, froissés, peinturlurés,

De gros pompons élaborés avec adresse,

Des boules, des poules, toute une basse cour endimanchée,

Enveloppée dans des paniers quelle prouesse,

De la friture, de grands poissons multicolores,

Des cloches et des lapins, des œufs et des poussins,

En classe on imagine d’incroyables dessins,

Des rites et des usages, coutumes et traditions,

Un commerce bon enfant entoure la religion,

Pour vous, je ne sais pas, mais enfin moi j’adore.

 

Et oh surprise, douce émotion quand bien plus tard,

Minet retrouve un chocolat dans un placard.

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 11:43

Nous les avons rencontrés dans un restau-pub à Dublin. Musique celtique, Guiness à flot et spectacle de danse folklorique pour l’ambiance. Applaudissements, verres entrechoqués, envoûtement. Les chants de la lande, les rires, une lumière rasante sur des visages subjugués. Par les cordes des guitares, les voix au registre impressionnant, les jambes tricotant l’air.

 

Ils se sont installés à nos côtés, éméchés d’ailleurs, et résolus à poursuivre, titubants, hilares. Ils étaient quatre et arboraient une soixantaine chauve et bedonnante. Ils avaient l’air de petits garçons. Parce qu’il ne suffit pas d’avoir dix ans et une play, pour être un petit garçon. C’est dans les gestes, le regard, la malice. C’est dans l’envie de s’amuser, un soir avec les copains, de fêter un anniversaire vaguement, comme si ce n’est pas la véritable raison. Apercevant nos gueules d’étrangers qui s’encanaillent, ils nous ont demandé :

-         Where do you come from?

-         From France, I said.

-         ……..........

-         Je ne comprends pas, j’ai dit

-         Oh excuse me for my accent, répondit l’un d’eux. I’ll try to speak slowly, we’re from Scotland. Et il ajouta dans un français bon enfant, suivi d’un baise main:

-         Enchanté de vous connaître, oh, oh, oh, oh, oh…. That’s all I can say in french. Do you enjoy the show, you don’t have this in France!

 

J’ai évoque le French cancan et il a ri aux éclats. Nous avions remarqué que tous les quatre avaient la Guiness confortable. Sitôt qu’une chope s’élevait dans leurs mains, quatre autres apparaissaient sur le comptoir. Et leur entrain, leur tangage, leurs baise main évoluaient à mesure. Nous nous demandions comment nous dépêtrer de ce gentil piège.  Ils se sont mis à chanter et l’un d’eux me renseigna dans son anglais « exprès pour moi »: 

      -  Nous venons tous les ans ici, la dernière semaine de février depuis dix ans.

         Pour boire. To get drank.

Et moi grosse bête, j’ai tenté :

       -   Why ?

Il m’a regardée surpris, décontenancé d’abord puis amusé :

       -   Why not ?

 

Eh bien oui,  pas besoin de justifier qu’on apprécie la vie.  De temps en temps on décompresse, on s’offre une petite folie. On ne fait de mal à personne. On s’oublie un peu. Enfin dans leur cas, il y a quand même la notion d’habitude, on ne tient pas l’alcool comme ça. Mais je ne creuserai pas davantage. J’aime le principe, sortir des rails  pour mieux s’arrimer ensuite et supporter le quotidien, banal, et parfois stressant, angoissant. Afin de gérer les surprises, les problèmes et les baisses de moral.  

 

Nos quatre amis se sont inquiétés plusieurs fois, do you enjoy ?, nous ont poussé à danser, et devant notre refus timide, nous ont souhaité bonne continuation. Ils avaient été enchantés de nous connaître. Really.

 

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 11:21

Le casse-tête cette semaine chez Lajemy est : « Aromates et épices ».

 

Il m’est difficile d’évoquer tous les exhausteurs de goût sans citer les mets délicieux qu’ils accompagnent. Tous les bœufs mirotons, pâtes au pistou, couscous, colombos et autres poulets Tikka.
Sel, poivre, basilic, paprika, ras el hanout, mélanges aux cinq épices, curry…. Et j’en passe… Je suis une piètre cuisinière, je l’ai déjà dit et … Heureusement ça ne dérange personne à la maison. 

 

Je ferai autrement. La vie offre une quantité de bons petits plats qu’il faut savoir assaisonner avec intelligence pour leur ôter acidité et amertume. Et leur permettre de croustiller sous la dent, titiller les papilles, fondre au palais. Doser savamment, apporter de la couleur, du liant, ouvrir l’appétit. Tout un programme !


mosaique epices

Je commence, suivez-moi. Vous enregistrez ? Vous notez ? Vous salivez ? Déjà !

Chaque jour a besoin d’une  bonne dose d’enthousiasme, levez-vous du bon pied, étirez-vous, expirez, inspirez. Si  vous souhaitez que la matinée se déroule agréablement, greffez-y des sourires en gousses.  Chaque heure demande une pincée d’humour. Saupoudrez vos week-ends  d’oisiveté. Vaporisez de l’ironie,  ici et là. De l’imagination, mettez du sel dans vos soirées: sorties, amis, conversations au téléphone. Un peu de poivre, mais léger, léger : de l’imprévu, des coups de folie, des dépenses idiotes. Pas trop de piment : imprudence, étourderie. Gare à l’estomac ! 

Et parfois, quand vous souhaitez vous recroqueviller, comme un pâté sous sa croûte, que la solitude est votre réconfort, n’oubliez pas de déposer une couche de bonne humeur en surface. Car la vie n’est supportable qu’aromatisée et parsemée d’épices. 

  

 

 

 

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 16:40

Un petit récit en partie autobiographique pour illustrer  deux "casse-tête de la semaine" chez Lajemy: Le cuir et le sport.

Ce soir là, j’avais ôté ma veste en cuir rouge, je l’avais suspendue à un cintre et rangée dans mon armoire. Jusqu’à la prochaine fois. Quand j’aurai envie de la porter avec un jean et un tee shirt en toute  décontraction. J’adore cette veste, c’est un beau cuir souple et brillant, une marque bien connue. Et je l’avais payée à moitié prix durant les soldes.    9037983414.jpg

Quand j’ai voulu retrouver les copines dans un bar, hier soir, j’ai pensé à ma veste dans l’armoire. Je l’ai enfilée en toute hâte, comme d’habitude. A toujours vouloir tout faire au dernier moment ! Un coup d’œil dans la glace avant de partir. Mais quelque chose clochait. Je me suis rapprochée, ai tiré la manche à me tordre le bras. Foutue la veste ! Je ne sais quel félin rageur avait lacéré le cuir consciencieusement, histoire d’entretenir le tranchant de ses griffes. Ou plutôt, si, je sais. Il me regardait d’un air angélique et délicieux. J’ai enfilé mon pull noir en laine.

 

Mais ce matin pour ne pas réclamer une piqûre assassine au  vétérinaire, j’ai enfilé mon maillot et j’ai couru à la piscine, un bassin de 50 m aux longueurs monotones et bienfaitrices. D’habitude j’y vais pour combattre le stress, j’inspire, je souffle, durant un kilomètre, sans m’arrêter. Je m’abrutis et je rentre, une bonne douche et hop, un somme sur le canapé avec l’affreux Ronron sur les genoux. Cette fois, au lieu de m’exercer à une brasse magnifiquement déliée, j’ai cogné l’eau comme un putching ball, ça calme, ça détend. Ca casse. C’est bizarre, il m’a semblé qu’on s’écartait de mon chemin.


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Sitôt rentrée, sitôt douchée, je me suis enfermée dans ma chambre. Ronron miaulait devant ma porte, j’ai pas cédé. Non mais !    

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 21:37


Voici ma participation au casse tête de Lajemy cette semaine : les quatre saisons.



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D’abord ce sont des clichés : les bourgeons, les moissons, les vendanges et la neige. Et Vivaldi pour les mélomanes, les mois en R pour ceux qui apprécient les fruits de mer, les saints pour les chrétiens : Jean, Barnabé, et les dictons qui vont avec. Il y a la Saint Glin glin pour les athées, en quelle saison déjà ?  Il y a les marchands… des quatre saisons.  A la saison des soldes, on se précipite, on fait comme tout le monde. Quand c’est pas la saison, on se résigne et on attend. Et on soupire. A mi-saison, on s’impatiente, on ne sait plus comment s’habiller. Et des fois même, ya plus de saison, on va où ma brave dame !



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Si on a de la culture, des saisons, on en fait le tour. Comme un vieux « Singe en hiver », on raconte des « Légendes d’automne » ou on ressasse le « Songe d’une nuit d’été » en attendant qu’une « hirondelle
fasse le printemps".








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Si on a de la constance, on sait que l’amour en comporte plusieurs. La rencontre est la plus exaltante, la plus trompeuse aussi. Suivie de l’idéalisation, elle se frotte au quotidien banal, puis à la tendresse. C’est une saison bien douce, pour les plus chanceux.  

On avance dans la vie à quatre, deux puis trois pieds, droit puis courbe au gré des saisons. Celles-ci sont longues et ne reviennent plus, dommage. Comme les autres cependant, elles rythment le temps.

 

Pour conclure, je pense à ceux pour qui saisons, ne veut rien dire. Enfin, au nombre de quatre. Les tropicaux, les îliens, qui se foutent pas mal des collections automne-hiver et printemps-été des couturiers. Ceux qui ont chaud tout le temps. Car pour ces petits veinards, il n’y a qu’une saison sèche et une saison des pluies. Et j’en connais qui rêvent d’un manteau bien chaud et lourd qu’ils ne porteront jamais !

 

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 19:18

 
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Hier j’ai assisté à lecture d’une nouvelle de Zola relatant la crue de la Garonne en 1856 : l’Inondation.

Un texte bouleversant, désespéré, cruellement humain. C’était à la mairie du XVIIème à Paris, le comédien JC Dreyfus en faisait la lecture.  Il avait la prestance et la truculence, le coffre nécessaires à des mots qui sonnent comme un témoignage. Ses petites manies autour de lui,  son thé, ses gâteaux, la lampe sur son visage, ses bras, ses mains qui volent et tourbillonnent. Il postillonne, il éructe, sa voix graillonne, rauque, tombante parfois, aphonie, grattement de gorge. Sa petite chanson en fin de lecture apporte une gouaille et une note désabusée à un texte dont le malheur infini accable l’auditeur qui aimerait que cela cesse. Pas la lecture, pas la truculence, pas la vie dans la voix mais tout ça, la couleur d’un ciel moqueur et blanc, comme pur, la lente montée d’une eau sans pitié, l’allongement de la liste des cadavres, et la survie d’un vieillard  qui sait l’injustice de survivre aux siens.

 

Un texte à découvrir ou redécouvrir, d’une actualité poignante en ces jours dramatiques que vit la Vendée.   

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