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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 10:00

Chez Suzâme cette fois,  le thème est :

Que la poésie soit semence !

Demain les fleurs….

 

aloe 

 

En hommage à Katherine Mansfield 1888-1923)  écrivain néo-Zélandaise, de qui j’ai emprunté le nom, lui-même étant un pseudo car elle s’appelait en réalité Kathleen Beauchamp :

L’ALOES

Ne fleurit que tous les cent ans

Il vous ressemble et ruse avec le temps

Rare, précieux, éphémère

Vous rappelle votre île et la mer

Grâce, fragilité, innocence,

Symbolise votre enfance

Vous lui avez consacré une nouvelle écrite à Bandol

Et vous, papillon exquis, avez disparu en plein vol.

 

 Katherinemansfield

 

 

 

 

En clin d’oeil au festival de jazz Django Reinhardt de Samois-sur-Seine qui s’est déroulé le week-end dernier.

 

 rose tremières

 

ROSES TREMIERES

En longeant les maisons des bords de Seine,

Envoûtée par des arrangements mélancoliques et voluptueux

Ces notes de désespoir, ces sonorités douces et lointaines

Je vous ai observées, qui preniez un air mystérieux

Le vent dans vos trompettes, improvisait le blues,

Et vous épanouissait,  à me rendre jalouse.

 

 

220px-Django Reinhardt (Gottlieb 07301)

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 10:00

 

 

 

volage.jpg

 

 

 

Comment se rapprocher, lui glisser à l’oreille

Les phrases du moment, les morsures de l’instant

N’exposer que des mots, éviter les merveilles

Dans ses yeux  doux voir brûler un feu crépitant

 

S’être rendu esclave de son corps disponible,

Et l’espionner de loin lui devenait pénible

Désir de s’étourdir et de se perdre en elle

Sans toutefois promettre de lui rester fidèle

 

Caresser ses cheveux d’un blond si voluptueux

Un élan, une douleur, un besoin impérieux

Et dans le soir couchant quand pointent les étoiles

En dérouler la soie, s’en saisir comme d’un voile

 

S’interdire la ruse,  les formules falsifiées

Les scénarios tout prêts, beaucoup trop galvaudés

Réinventer la vie, créer deux personnages

Comme  ceux que l'on en fabrique en scrutant  les nuages

 

Qui gonflent, approchent, se fondent, s’effilochent enfin

Les suivre du regard, la prendre par la main

Et tandis qu’elle frissonne, qu’une ombre passe, cruelle

Se convaincre qu’elle savait ce qu’il attendait d’elle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 10:00

 

 baba.jpg

 

Elle m’a dit ce matin : « tu es bien belle aujourd’hui, tu as pris un amant ou une maîtresse ? » Elle m’a dit cela pour rire évidemment, avec sa gouaille et son franc parler. Elle a ajouté : remarque, j’te drague pas, à soixante balais, j’ai passé l’âge. Elle, c’est une de mes clientes à l’allure de baba cool, jupe de gitane, boucles d’oreilles surdimensionnées  et bagues assorties. Elle incarne l’est parisien et la banlieue à folklore. Ma banlieue. Elle jette ses mots comme des pièces sur le comptoir, ils cognent et se puis se posent. Il n’y a qu’à les ramasser et  les entasser dans les compartiments de la caisse enregistreuse. Elle lance des « ma belle, tu me connais, j’vais pas t’embêter ». Elle précise : « Prépare mon ordonnance, j’viendrai la chercher après la messe ». Elle me vante son site de brocante sur internet, me raconte sa passion pour les boutons anciens. Sait qu’elle accapare l’attention, les clients piaffent derrière elle. Alors elle se déplace, jette un œil sur les rayons, ou feuillette une revue mise à la disposition de la clientèle. Puis quand la pharmacie se vide, elle revient, l’œil pétille et la langue se déroule : « Alors dis-moi, tu sais bien que je n’aime pas vouvoyer les gens, qu’est-ce que tu caches ? Depuis le temps que t’es mariée, t’as besoin d’un petit extra ? ». Son rire est franc, tonitruant, malicieux. Lorsqu’elle s’en va, on a l’impression qu’un petit diablotin tout rouge la suit, portant une fourche avec des caoutchoucs sur les dents, pour ne blesser personne.

 

boucles.jpg

 

Comment dire ? Elle a égayé ma journée et celle de mes collaboratrices qui vont me mettre en boite, a apporté sa fraîcheur, son aisance, sa bonne humeur. La prochaine fois elle me racontera ses filles, étudiantes brillantes, parlera de son compagnon musulman, et me taquinera de nouveau. Elle est un exemple de partage, de tolérance, d’intelligence.  Est-ce si difficile ?

 

 diablotin.jpg

 

 

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 10:00

 

Elle avait saisi son sac ce vendredi dix-huit novembre. Je lui avais emboîté le pas, je désirais tellement la convaincre de rester, ou de revenir, ou de m’appeler. Me précipitant à sa suite, j’avais coincé mon pied  dans la porte de l’ascenseur. Prendre l’ascenseur alors que j’habitais au premier ! Moi, je préférais les escaliers.  Pour elle c’était une habitude, elle n’y pensait pas. Elle  avait jeté son sac à terre, s’était tiré les cheveux à se brider les yeux. Elle s’était massé les tempes,  avait sifflé entre ses dents : « Je ne veux plus te voir, tu comprends, je n’en peux plus. »

dispute.jpg

 

Elle souhaitait gagner le rez-de-chaussée mais j’avais le pouce sur le bouton d’ouverture de la porte et mon bras l’empêchait de sortir. L’ascenseur s’ouvrait, se refermait. Nous tournions en cage, comme  une mangouste et un serpent. Elle était le trigonocéphale, elle ondulait, mes dents ne lui faisaient pas peur. Elle m’inoculait son venin paralysant et mortel. J’avais le museau tendu, l’œil rond, je subissais. Je n’avais pas esquissé un geste pour  me défendre. Son mascara coulait le long de son nez ainsi que sur mes mains levées vers elle. Elle s’agrippait à moi, me repoussait puis se collait contre les parois de la boîte métallique. Elle piaffait. Ses trépignements se répercutaient le long de la colonne.

« Mais pourquoi, pourquoi… bredouillai-je. 

- Laisse-moi,  Marc, s’il te plaît, laisse-moi… »

Nous avions des rimes pitoyables.

Et ce fut l’obscurité. Elle me donna le dos, elle se mit à pleurer doucement. Ses épaules tressautaient, la boucle de son ceinturon éraflait la peinture de la cage. Nos reniflements marquaient le silence. Nous étions hagards, débraillés, sentions le whisky et la cigarette. Je réprimais un frisson. 

La lumière nous surprit subitement, l’ascenseur descendit tout droit vers les parkings. Nous nous raidîmes comme des coupables à l’énoncé d’un verdict. D’instinct je marchai en titubant  vers ma voiture, elle me suivit sous l’œil inquiet d’un couple qui montait vers les étages. Et je ne sais plus…

 

Un détail me revient à l’esprit. Avant de la courser, j’avais retourné la seule photo que je possédais et qui nous représentait ensemble. Je l’avais retournée contre la tablette du téléphone. Avais-je senti combien cette poursuite était vaine?     

 

 

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 10:00

Le casse-tête cette semaine chez Sherry est : chemin.

 

Ils sont de deux sortes : j’avance sur les uns et emprunte les autres. Les premiers sont censés mener vers une destination bien précise. On y marche en mesurant ses pas, on détermine le temps que dure un parcours. En général, je regarde devant moi sans voir personne. Ou je fonce tête baissée. Mon champ de vision est fait de blocs, de vitres, de monuments, de statues.  Mais tout cela reste flou. Ces chemins sont en ville le plus souvent, les arbres poussent cadenassés dans leur petit carré de verdure. Dans ma ville de banlieue, ils ont les pieds dans l’avoine comme des citadins ayant troqué leurs mocassins pour des sabots. Et pour se donner des airs ma ville fleurie a aussi ses jardins amateurs, tâches rouges et violettes posées au milieu des immeubles comme les portraits d’Andy Warhol colorisés sur fond noir. Je les longe rapidement sur le chemin.  Happée par mes préoccupations, je les oublie. Je tourne dans mes pensées et dans les bruits de l’agglomération,  comme un hamster dans sa roue. Parfois cependant,  je m’attarde, rattrapée par le monde alentour. Ainsi, ce petit bonhomme au ras du trottoir, qui porte fièrement un stetson  sur la tête, comme un grand, et pour lequel cheminer s’apprend en donnant la main. Je m’arrête un instant, et lui adresse un sourire.

Chemin1.jpg

Ah, cheminer à Paris sous la pluie!

 

Les seconds se repèrent avec soin, et le temps qu’on leur consacre, en ville ou à la campagne,  est variable. Ils se dégustent comme les glaces et les tartes aux fruits que Kérouac avalait sur la route. Nourriture et gourmandise à la fois. Mieux encore,  alors qu’on avance sur le chemin en solo, on l’emprunte comme on assiste à un concert dont l’environnement est le chef d’orchestre. On donne un nom aux arbres, aux plantes, aux monuments, aux statues, comme on distingue précisément les instruments, lors d’un concert. On pose les pieds sur le bitume ou dans un sentier herbeux, on marche allegro ou fortissimo. Le chant des oiseaux, les odeurs de sève ou de foin, les parfums des fleurs, l’arrondi d’un bassin de pierre ou le jet  d’une fontaine, créent une harmonie parfaite. L’onde se propageant sur un lac dans le sillage des canards, la pluie tambourinant  au sol, la lune pianotant sur la cime des pins, se répondent. Tout éveille les sens au bord d’un chemin que l’on emprunte. Quand cela m’arrive, je me laisse submerger par la musique, prête à applaudir au signal du chef.

Dans la vie il arrive que les chemins choisis et empruntés se révèlent décevants, que les autres, obligés, enrichissent, épanouissent. C'est ce qui rend l'existence cruelle et passionnante à la fois.

 

chemin2.jpg

Tableau d'Edouard Vuillard, je l'ai choisi car son travail influançait la musique de Claude Debussy.

 

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 08:00

 

Pour répondre au défi 84 posé par ABC : faire le tour de soi-même en 80 mots.

 

 1tourbillons.jpg

 

Têtue, butée, frondeuse, je ne sais que foncer

Orgueil et poings serrés, je suis un vrai bélier

Une fois dans ma vie, faire preuve de souplesse

Ravaler ma fierté, cette raideur d’ogresse

Blessante pour autrui,  et pour moi bien stérile

Ignorer  les rancœurs et me montrer habile

Laisser l’autre approcher, briser la forteresse

Libérer mes pulsions, afficher ma tendresse

Oublier ma  personne  et  mes foutus démons

Noyer cette précieuse qui en toute occasion

Sème la zizanie et veut avoir raison.

 

 

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 10:00

Pour illustrer le sujet de la quinzaine chez Miletune

 

 solitude.jpg

      Tableau de Paul Delvaux.

 

Il a dit tu m’attends sur le quai, au train de vingt et une heure quarante-six.  Ne te trompe pas de jour. Il a même envoyé un texto ce matin au salon. Et la patronne m’a passé un savon parce que je consultais mon téléphone. Oui mais quand même, ça fait quinze jours que je ne l’ai pas vu, c’est long ! Elle ne sait plus elle, c’est une vieille. Comme toutes ces mémères qui vont au cours de gym du club à Djerba. Parce que je l’ai rencontré là-bas. J’ai craqué quand je l’ai vu dans son marcel. Il était trop beau ! Le bronzage, les muscles et tout. Et  la mèche de cheveux platine, super, ouais, super.  Les yeux, je ne vous raconte pas, bleu lagon, à tomber ! Il s’appelle Victor, c’est un pro de l’aquagym, de la planche à voile et du step. Ses cours c’était de la folie ! Il a dit que j’étais super belle en maillot, que je remplissais bien tous les bouts de tissu. Quand il a dit ça, j’ai trop balisé, c’était à moi qu’il parlait. J’ai failli m’évanouir.

Et le soir en boite de nuit, comme il a mis le feu ! Comme il remue les hanches, c'est trop de la balle! Vertes, elles étaient les autres quand il m’a embrassée. Je vous assure la dernière journée et la nuit aussi, je n’arrivais pas à le quitter, j'vous dis pas !

 

Elle est drôle cette gare, il n’y a personne. Des bâtiments qui filent dans la nuit, des trains aussi. Et la lune pour les éclairer dans leur course. Enfin, elle n’éclaire que d’un côté, on dirait ça cligne de l’œil autour de moi. Ou alors c’est moi, je suis éblouie. N’empêche les trains, on ne les voit pas arriver. Quand Victor va descendre dans la lumière blanche du quai,  grand et mince, avec du gel dans les cheveux, ce sera un Dieu. Peut-être qu’il arrivera par la passerelle, genre je viens du ciel. Trop top !

Tiens la blonde devant moi, qui se retourne, qu’est-ce qu’elle me veut ? Avec son manteau, on dirait un coquelicot dans le désert.

-         Pardon mademoiselle, vous n’auriez  pas l’heure ? Le train a du retard on dirait. J’attends mon fiancé. D’habitude je ne viens pas le chercher à la gare, c’est une surprise. Il est animateur dans un club de vacances et s’appelle Victor. J’espère que ça lui fera plaisir !

 

 

PS: Je demande pardon aux ados dont j'ai massacré le langage!

 

 

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 10:00

Les textoésies de Suzâme ont pour thème cette fois : présence ou absence de l’amour.

 

images--99-.jpg

 

 

Je la suivais alors, décérébré, absent,

Elle m’attirait si fort  et couvrait lentement

Chaque repli de ma peau de baisers enflammés,

Elle ancrait dans ma chair  le désir de lutter.

 

Sollicitait ma rage, pesait de tout son poids

Sur mon corps, sur mon âme et s’emparait de moi,

L’amour était une guerre dont l’enjeu  bien réel

Etait  sursaut de vie, en finir avec elle.

 

Un jour elle décida de gagner les tropiques

Un endroit enchanteur aux couleurs magnifiques

Où l’ombre des cocotiers s'amuse avec la lune

Moi, je n’avais qu’à joindre Venise et la lagune

 

Elle disait qu’en amour, je ne ressentais rien

Et à bouts d’arguments, elle m’a laissé son chien

Car je n’étais sensible qu’aux odeurs et au sexe

J’étais un animal, j'agissais par réflexe

 

Me voilà aujourd’hui balloté par le vent,

Flamboyant privé de son manteau de safran.

Ni paletot, ni muse de qui être le féal.

Et pourtant quoiqu’on dise, je rêve d'un idéal.

 

 

 

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 10:00

 

Je remercie Mireille pour les jolies cartes qu’elle m’a fait parvenir du Canada et qui m’ont inspirée. Ces textes courts auraient pu figurer aussi dans les textoésies de Suzâme

 

 

Titanic-copie-2.jpg

 

Colosse aux pieds d’argile

Goliath et charpente fragile 

Hélices aux pâles fracassées

Par iceberg dévorées

Une sombre nuit d’avril

Talon d’Achille.

 

 

 

 

CanadaFleur-copie-1.jpg 

 

Hémérocalles, pétales de sang

Calice d’or, jeux des amants,

Belles à offrir

Pour le plaisir

Toutes aux couleurs de l’Espagne

Quand désir et amour nous gagnent.

 

 

 

 

Tableau de Nilda Beaupré, artiste peintre québécois  

 

peinture-copie-1.jpg

 

A la porte choisir de toquer

Prétendre aimer se réfugier

Derrière le bois et les secrets

De sa blancheur immaculée

Quand le jardin ensoleillé

Semble  un Eden trop parfait

 

 

 

 

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 10:00

 

 

Le casse-tête cette semaine chez Sherry est : siège.

 

20120612.jpg

 

D’ici on ne voit que lui, échoué près du grillage. Personne n’a envie de s’asseoir sur ce banc qui semble froid, lisse et dur  en hiver, brûlant et râpeux l’été. Les amants s’y arrêtent pour un baiser furtif mais ne s’y attardent pas. Comme s’ils devinaient que je veille. Ce banc n’a pas besoin d’attouchements, et se passe de démonstrations de tendresse. Ma présence, ma jalousie en découragent plus d’un. A moins que ce ne soit la courbure de mes hanches, et la manière dont je bombe le ventre. Ou le mouvement de mes jambes pleines et lascives. Mon port de tête  peut-être, fier altier, légèrement incliné, mon regard soumis. Ce banc est mon siège. Je l’aime et il m’appartient. C’est une brûlure, une histoire impossible, un sentiment éternel. Comme deux étudiants, chacun à une extrémité de l’amphi, se mangent des yeux et en oublient de noter le cours. Comme un petit poisson, un petit oiseau, s’aimant d’amour tendre et ne sachant guère s’y prendre.

Il y a ce message chuchoté par le vent et qui nous lie. Qui incommode les curieux. Ceux qui osent s'installer, se bouchent les oreilles, rajustent leurs écharpes l’hiver, et éternuent au soleil, l’été. Il y a la lumière des petits matins, quand le jardin est désert. Un brouillard plane sur la ville et nous enveloppe dans son écorce de coton, adoucit nos contours qu’il rend laiteux, opalescents. C’est l’unique instant où nos peaux de pierre sont en contact, où s’ébauche une caresse entre nous.

 

Certains y calent une fesse pour téléphoner, l’œil collé à la montre. Lire une annonce dans  le journal, dévorer un croissant ou un sandwich, se poser essoufflé, rajuster le pantalon d’un enfant joueur.  Ils  ne s’enracinent pas. Ce siège n’incite ni à la rêverie ni à la confidence. Il éjecte. Et  ressemble à un passant  qu’une foule agacée aurait porté dans son flot puis déposé là, comme une barque ensablée.  A la merci de mon regard.

 

Clin d’œil à l’exposition Eugène Atget, photographe, 1857-1927, au Musée Carnavalet à Paris. Photo : Cassandre, par le sculpteur André Millet, jardin des Tuileries, 1er arr., 1911.

 

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