Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 10:00

Reçue du Sénégal, de la part de Renée

 

Carte2.jpg 

 

Dans ses yeux de braise  flotte une douce lueur

Coiffure et natte  unique en rehaussent l’éclat

Bijoux ambrés,  boubou virginal,  quelle splendeur !

Sur une peau d’ébène, fantastique apparat

 

 

 

Reçues du Québec de la part de Mireille

 

Carte3

Clin d'oeil à Karl Lagerfeld    

 

Se dérobe aux regards, derrière un éventail

De verdure. Précieux, dresse fièrement la tête

Comme un ténor de la mode ; offre  le détail

De ses tours grises, ainsi qu’un  jabot  blanc d’esthète.

 

 

 

Carte1 

 

Dans Montréal illuminé,

Un carrosse blanc, rouge et doré

Piaffe dans la neige car à minuit

Cendrillon quitte son taudis

Auprès du Prince sera conduite

A rencontré l’amour si vite !

 

 

Merci à toutes deux, dont les cartes font rêver.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by mansfield - dans divagation
commenter cet article
14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 08:00

Pour commenter le tableau de Daumier, sujet de la quinzaine, proposé par Miletune

 

daumier avocats

 

Le sourire en pleine lumière d’une hydre à trois têtes happe le regard. Un sourire décomposé et pourtant harmonieux comme le discours persuasif, éloquent d’un expert du barreau. Chaque visage a l’éclat de la justice, la certitude tranquille du bon droit, et le port de la robe accentue la majesté des traits. Ces têtes pensantes et dodelinant crèvent la toile, on les toucherait presque. Elles demeurent indifférentes cependant, centrées en elles-mêmes, conscientes de leur importance, de leur pouvoir. Une sorte d’orgueil de caste, de clan, ou l’adoption d’une stratégie, une attitude de circonstance.

 Les cravates, les documents portés près du cœur, comme autant de preuves de  foi et sincérité,  offrent à la scène un air de virginité. Voyez comme la bête  se donne et dépense une énergie folle dans la défense du citoyen !  Derrière la porte close dans son dos, l’étendue de son talent s’exprimera tout à l’heure. Elle rencontrera le public, envoutera l’auditoire, c’est presque gagné. Un halo doré, éblouissant se répand  sur ce corps monstrueusement efficace. Et lorsque les têtes seront toutes trois auréolées de lumière, elles tourneront lentement.  Elles nous ferons face, nous fixeront, un rictus carnassier appliqué à l’endroit sacré de la parole. 

 

Repost 0
Published by mansfield - dans ecriture de soi
commenter cet article
12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 10:00

Voici ma participation aux textoésies de Suzâme dont le thème est : Naissance…un cri, une vie, un être.

 

 

20-juillet-2012-2498.JPG

 

Il y a des rencontres qui parfois nous surprennent

Le hasard, un contexte, un ailleurs déroutant

La chaleur, la moiteur, un décor envoûtant

Nos désirs  ne sont plus de stériles rengaines.

 

Il suffit d’un parfum ou du chant d’une aigrette

Du souffle chaud du vent le matin dès l’aurore

Et le cœur s’emballe,  et le corps entier d’éclore

Car la vie qui s’y installe, autrement, pour la fête

 

En l’âme exaltée enfle  un écho troublant

C’est un regard critique que l’on pose sur soi

Et l’être alors s’éveille, s’ébroue, donne de la voix

S’époumone et s’agite, comme  fait un enfant.

 

S'époumone et s'agite comme naît un enfant...


 

 08-03-2012 3099

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by mansfield - dans fiction
commenter cet article
10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 08:00

Le défi de rentrée chez Voilier consiste à laisser naviguer notre imagination sur le thème « Chants d’Encres », à partir d’une bande sonore issue de l’album de Patricia Dallio : « L’encre des voix secrètes », et dont le titre est « Intrigue». 

 

Ce serait un murmure, un chuchotement, un bruit de métal, de porte qui claque, une machinerie qui s’emballe, le début d’une intrigue au cinéma et la bande sonore qui l’accompagne. Ce serait une annonce, un départ, prévenir, indiquer l’imminence d’un danger. Et pourquoi pas un avant-goût du bonheur, du triomphe, du succès…

 

Ce serait une musique d’ambiance au restaurant, et l’évitement des regards constituerait le plat principal, le couple comprendrait qu’il n’en est plus un.

On penserait à  une consultation chez le médecin, à une chaise raclant le sol, avant le diagnostic suspendu au-dessus des têtes.

On imagine un concert, des notes, disparates, échappées des coulisses, prémices d’un show éblouissant.

On se laisse porter, les yeux fermés, allongé sur un tapis, une voix douce s’adresse à nos muscles, nos articulations, nos corps noués.

 

yoga.jpg

 

On déambule dans les salles immenses mises à la disposition d’une exposition d’art contemporain, ferrailles hétéroclites,  blocs de ciments entassés, colorés, agressifs, et fond sonore adéquat.

 Tressaillements, cœur hypertrophié, pupilles dilatées, oreilles bourdonnantes à l’heure du premier rendez-vous.

Ce serait un matin de fin d’été à la campagne, des champs vallonnés,  voluptueux, tondus, se préparant à l’automne, au givre de l’hiver.

Je suis assise à la terrasse d’un café, une fontaine  chuinte sur une place aérée, des voitures circulent avec lenteur, ciel gris ; un souffle d’air chaud dans mon cou,  tournoiement de notes dans ma tête. Un  jeune homme  lit « Les frères Karamazov » à la table d’à côté. Dégringolade de cheveux roux sur les pages.  Comme il est beau !

Je me promène dans un sous-bois en me gorgeant de mûres, je m’assieds sur un banc caché sous les arbres, et la forêt vient à moi, les feuilles, les branches des frênes conversent dans leur langage porté par le vent, la trouée d’eau verte de l’étang vrombit de mille élytres. Un planeur promène sa masse sombre juste sous les nuages, mon regard file tout là-haut vers la dentelle ciselée par le soleil dans le matériau végétal.

 

20-juillet-2012 2495


C’est la rentrée, la routine, l’agitation nerveuse et stérile. Le renouvellement de tâches devenues lassantes. Un instant encore, à se harnacher de sons comme  d'un bouclier, une protection. Partir, dans le désordre de la pensée. Le monde, cotonneux, perçu comme un chatouillis…

 

 

 

 

Repost 0
Published by mansfield - dans ecriture de soi
commenter cet article
18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 10:00

 

Photo-0004--2-.jpg

 

POUR MOI LES VACANCES COMMENCENT. JE LAISSE MON BLOG A MIMIE MA PETITE CHATTE. MAIS JE NE LUI  FAIS PAS CONFIANCE. JE VOUS RETROUVERAI AVEC PLAISIR LE 10 SEPTEMBRE ET JE VOUS PRESENTE MON DERNIER TEXTE EN ATTENDANT...

 

 

 

Pour illustrer le thème "émerveillement" dans les textoésies de Suzâme

 

 

 

etretat.jpg

 

 

DESENCHANTEMENT

 

Je m’étais invitée chez lui en Normandie

Emerveillée de peu, admirative aussi

Comme de ces châteaux qu’on bâtit sur le sable

Et qui vous stupéfient par leur structure instable

 

Il avait des sourires, des regards perforants

Qui brisaient cette armure, forgée avec les ans

M’obligeaient à me tordre, à ramper vers le jour

Que l’or de ses pupilles disait être de l’amour

 

J’aspirais à l’entendre, à jouir de sa présence

Et dans la solitude, sublimer son absence

Et c’est pour mieux le fuir, pour me repaître enfin

Que je m’offrais à lui et me louais en vain

 

Car il a piétiné mon élan  et ma flamme

Avec la volupté dont  on comble une femme

Et mon sang palpitait sous les assauts féroces

De ses mots dégradants, de ses formules atroces

 

On dit que la nature, l’air et le vent apaisent

Découvrir  Etretat, l’aiguille et ses falaises

Opérer un transfert, un désenchantement

Survienne de l'enfer, un émerveillement!

 

Il se peut que les Dieux croient parfois au bonheur

Qu’en exauçant nos vœux, ils pansent nos douleurs

Debout sur cette plage le nez dans les embruns,

Je me fonds au rivage, le coeur en paix soudain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by mansfield - dans poésie
commenter cet article
16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 10:00

 

 Inspiration libre, avant les vacances qui arrivent, en fin de semaine pour moi...

 

 

2009 036

 

Août est encore installé et brûle l’été

Mais déjà les arbres comme les saisons s’affolent

Ajustent leurs parures,  dansent une farandole

Car septembre à la porte, refuse de trépigner

 

 

 2009 122

 

Dans les rues de Caylus, écrasée de chaleur

Il promenait sa truffe et des yeux de clown triste

Comme si le Moyen âge, et toute sa splendeur

Avait dans son regard laissé des cicatrices.

 

 

2009 134

 

Quel accueil sur le toit, quel est ce trouble-fête ?

Un dragon de métal à la pierre enchainé

Il se tapit dans l’ombre et crache sur les têtes

Des visiteurs qui passent et foulent le gravier

Qui rompent le silence, et par leurs galipettes

Brisent l’éclat vernis de ce beau ciel d’été

 

 

2009 021

 

S’asseoir là, sur la pierre, juste face au  reflet

Se fondre dans la lumière et se laisser couler

Le long de la rivière, des pétales argentés

Couvrent les plaies amères des âmes tourmentées.

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by mansfield - dans ecriture de soi
commenter cet article
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 10:00

 

Voici ma deuxième participation au jeu de Lénaïg

Proposition A : inventer une histoire qui commence par :

"Il leur avait semblé à tous les trois que c'était une bonne idée d'acheter ce cheval"...

et qui finit par :

"On entendait leurs doux pépiements sortir des cases."

 

 Noel2.jpg

 

Il leur avait semblé à tous les trois que c’était une bonne idée d’acheter ce cheval à bascule. Car Julie en rêvait depuis si longtemps. L’an dernier à Noël, elle avait eu un vélo et une voiture. Mais sur le vélo elle s’ennuyait, elle était distraite et regardait les gens, les arbres, les papillons. Elle ouvrait de grands yeux perplexes comme si la lune allait rentrer à l’intérieur, et l’empêcher de voir que l’ami Pierrot affûtait sa plume. Elle était dangereuse, il avait fallu non pas lui courir derrière mais se placer devant. La recevoir de plein fouet comme un tank. Elle avait éclaté d’un rire de petit cabri, comme dit son père. Une légère stridulation qui s’achève  comme le clapotis de la grêle sur de la tôle. Très amusant la première fois mais au troisième coup de guidon dans les jambes, tonton Paul avait râlé. Ta fille, c’est une brute, il avait dit. Aussi délicate que toi, ma sœur, il avait ajouté. Je me demande bien comment Roger se débrouille avec vous. 

Dans la voiture, Julie était concentrée. Elle fronçait les yeux, son front paraissait plus bombé et brillant que d’habitude. Elle rentrait le menton dans son cou grassouillet, à nous deux, le monde ! Ses deux mains bien parallèles s’emparaient du guidon, un pouet pouet de klaxon et gare à vous. Les roues glissaient sur le plancher, comme une jeune vie vers son avenir. Pétarade, vitesse, coin de table et ouin, ouin….

Tonton Paul avait déclaré, solennel, l’année prochaine c’est moi qui choisit. Les deux autres n’avaient trop rien dit. Ils devaient reconnaître que c’était souvent tonton Paul qui jouait les bottes de paille dans les tours de piste improbables de Julie. Et puis Julie était très gâtée, elle avait appris à les « faire tourner farine », tous les trois. On le voit bien là, sur les photos avec le Père Noël et le petit frère. Julie est en gros plan, en avant. Comme si elle avait gagné la course, et qu’elle devait figurer en première page dans le journal. Entre nous, le Père Noël peut jouer au grand monsieur, il a l’air tout ridicule avec son ours et son ballon gonflé avec des yeux. Julie, elle, mérite la coupe du vainqueur.

 Noel1

 

Donc cette année ce serait un cheval à bascule. Mais tonton Paul, il n’avait pas tout prévu. Que Julie allait hurler parce que ça n’avançait pas, que la bascule rayerait le parquet, que les ressorts à force de s’étirer briseraient un petit os dans les oreilles de papa, et que maman finirait par jeter cette horreur à la poubelle.

 

La solution vint de Julie elle-même.  Elle réclama un ordinateur. Enfin une boite avec des boutons pour faire apparaître des images. Des images qui défilent vite, qui font rouler les yeux dans les orbites, et de la musique avec. On lui offrit une Nintendoplay quelque chose… avec un CD pour apprendre les notes. Elle s’asseyait à même le sol, sa tête reposait contre l’assise du canapé. Elle pouvait rester longtemps ainsi, dans le tripotage d’un engin moderne et rudement instructif. On distinguait des carrés sur un écran. Au centre de chacun, des moineaux ouvraient le bec et produisaient un son correspondant à une note, lorsqu’on appuyait sur une touche. On entendait leurs doux pépiements sortir des cases.

 

 

 

Repost 0
Published by mansfield - dans nouvelle
commenter cet article
12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 10:00

2009-131.jpg

 

Je me suis installée devant et  me suis demandée pourquoi j’avais choisi celle-là. Qu’avait-elle de spécial, à part le fait d’avoir été prise depuis le jardin du château de Saint Projet dans le Tarn-et-Garonne, où dormit la Reine Margot, paraît-il. Elle me fascinait comme la photo d’une icône. Comme un produit, une marque de fabrique. Quelque chose de reconnaissable dans l’ensemble. On dit j’aime, parce que ça fait partie d’un tout, il y a une signature. On est presque forcé d’aimer, de penser c’est beau, de cette beauté universelle qui met tout le monde d’accord.

J’ai pris le temps de découper l’image, d’en examiner les morceaux, de jouer les expertes. La vasque au premier plan, qu’on dirait ajoutée après coup apporte un surcroit de couleurs. Ces boutons orangés sont installés au-devant d’une scène de campagne classique, comme des personnages. Ils se dressent  et foulent des champs tondus, hachurés et coiffés tels des enfants de cœur, avec des raies sur le côté. Ils dansent au gré du vent et avec une certaine fièvre, luttant contre la courbure du terrain.

 Les maisons à l’arrière-plan, fichées ainsi que des piquets aux pointes rouges, contre balancent l’ensemble. Restaurent un équilibre, ce sont les duègnes qui contiennent la jeunesse turbulente. Un enroulement de verdure au fond, molletonne le décor. Comme si le ciel intensément bleu ne devait pas rencontrer le sol ocre de manière trop abrupte. Si l’on devait morceler ces couleurs chaudes, claires, éclatantes. De la lumière certes, mais une intensité progressive, installée, harmonieuse. Les lignes sont marquées, horizontale pour la vasque,  le mur de pierre  et le ciel, verticale pour les fleurs et les maisons, arrondie pour le champ.

Alors oui, j’aime beaucoup cette photo. Mais  son étude est une élucubration de ma part. La tentation d’appliquer quelques codes d’analyse de la peinture, à une photo prise comme ça, dans l’impulsion du moment. Parce que je suis conditionnée, cette photo me rappelle un peintre. La toute première fois que je l’ai vue, je me suis écriée : oh, on dirait du Van Gogh ! en connaisseuse du dimanche.

 

 

Repost 0
Published by mansfield - dans ecriture de soi
commenter cet article
10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 10:00
  1. Le casse-tête cette quinzaine chez Sherry est : « Jeux de plein air »

 

 20-juillet-2012-0459.JPG

 

Il s’agit d’un  jeu cruel.  Je l’avais évoqué, lors d’un article précédent : DISPUTE.  C’est une activité pratiquée dans les îles,  les photos que je montre ont été prises à la Martinique. On fait se rencontrer un serpent fer-de- lance appelé à tort trigonocéphale et une mangouste.

 

20-juillet-2012 0464

 

Dans la nature tous deux cohabitent paisiblement.  A l’origine on a introduit la mangouste  afin de combattre le serpent dans les plantations de canne à sucre. Mais les affrontements n’ont lieu réellement que pour le spectacle, et dans l’espace clos que constitue la cage de verre.

 

20-juillet-2012 0465

 

Les assauts de la mangouste sont des morsures éparses, de quoi déstabiliser le serpent qui n’a pas son agilité. De surcroit, le petit mammifère est en partie immunisé contre le venin. Le dernier  assaut est fatal pour le reptile puisqu’il se produit au niveau de l'arrière de la tête.

 

20-juillet-2012 0467

 

On organise des combats pour le public comme c’est le cas ici. La mangouste a souvent la vie sauve mais peut ensuite succomber à ses blessures. Aujourd’hui elle est un véritable fléau car elle s’attaque à de nombreux animaux: iguanes, couleuvres, poules.

Aussi quand ma  « Dispute » évoquait ce combat, c’était une exagération car la colère doit être constructive, appuyer sur ce qui va mal afin d’y remédier. Et non pour achever l’adversaire par KO. N’est-ce pas ?

20-juillet-2012 0480

Repost 0
Published by mansfield - dans ecriture de soi
commenter cet article
8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 10:00

 

 

Dans le cadre des textoésies de Suzâme : «  La Solitude »

 

 

Photos_20110715_000.jpg


Ca n’existe pas, susurre Nicoletta

Sa voix cajole, enveloppe, vous prend dans les bras

Puis elle forcit, affirme, décolle, ne doute pas

Provoque des frissons, de l’émotion, convaincra

 

Elle clame, tranche,  harangue, prend à témoin

Puis réalise, s’est emballée, baisse d’un ton

Change de tempo, moque les poètes, les baladins

Enfle, toise, perchée haut c’est la voix de la passion

 

Résonne, raisonne, fortifie, console,

Se fait sensuelle  et use d’onomatopées,

C’est du jazz, c’est du blues, toutes les notes s’envolent

Chavirent, la solitude existe, accompagnée.

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by mansfield - dans divagation
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de mansfield
  • Le blog de mansfield
  • : instants de grâce, parcours chahutés, affirmation de soi. J'aime saisir ces moments dans la vie qui font vibrer et se sentir vivant.
  • Contact

Rechercher