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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 17:00
Orgueil et Préjugés, version de 2006, ma préférée

Orgueil et Préjugés, version de 2006, ma préférée

La Saint Valentin approche. Indissociable de l’amour, elle m’a donné envie de revisiter certains lieux magiques. Des cadres romantiques, au cinéma et en littérature, que je cite pêle-mêle au gré des souvenirs.

Le bac qui relie Saigon à Sadec dans l’Amant de Marguerite Duras. Propice à la rencontre banale mais symbolique entre une jeune fille sage et un homme à chapeau sur le Mékong. Colonialisme, lenteur, moiteur, pesanteur…

Les rues de Rouen, pour Emma Bovary et Léon, selon Flaubert. Un fiacre, des chevaux à vive allure, des rideaux baissés, un itinéraire vagabond. Des passants étonnés. Et l’amour à l’intérieur, à peine évoqué, tellement suggestif.

Le planétarium de Los Angeles pour  Ryan Gosling et Emma Stone dans La La Land,   de James Dean et Natalie Wood dans La fureur de vivre. Emblème de LA, symbole de l’amour, immensité, envol, infini…

Les quais de Seine, en carton-pâte dans La La Land,  et pour de vrai dans Midnight in Paris De Woody Allen. O Paris so romantic ! Les boutiquiers, la Seine envoûtante, et pourquoi pas un cliché de Doisneau en arrière-plan.

Les hauts de San Francisco pour Matthew Modine et Melanie Griffth, inquiétants tout autant qu’idylliques dans Fenêtre sur Pacifique ; le Berverly Wilshire Hotel  de LA où Julia Roberts s’achète une réputation auprès de Richard Gere dans Pretty Woman. Un salon,  un jeu d’échec au centre, cadre du jeu subtil de chat et de la souris entre Steve Mcqueen et Faye Dunaway dans l’affaire Thomas Crown. Torride !

La plage de Deauville pour les Chabada de  Jean Louis Trintigant et Anouk Aimée; l’appartement reconstitué à Paris, identique à celui des parents d’Haneke pour Amour avec le même Trintignant et Emmanuelle Riva. Quand amour est aussi accompagnement de fin de vie.

Le Pemberley imaginaire  d’Orgueil et Préjugés, collines, boisées, cours d’eau, nature respectée, où Elisabeth et Darcy apprennent à se connaître, selon Jane Austen. Tant d’autres encore…

Beaulieu sur Dordogne, pour mon chéri et moi. Mais je m’égare ! Et pour vous, quels sont les lieux qui font la magie de l’amour, au cinéma, en littérature ou dans la réalité ?

 

 

 

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 08:00
CE SOIR, OUBLIONS...

Oh et puis zut ! Oublions les élections, Donald et ses couacs de canard, la grippe et la contagion, de nos journées les avatars.

Dirigeons-nous vers le salon. Champagne en robe mandarine, angostura, note sybilline. Quand l’appétit vient au palais, laissons le bonheur s’installer. Roulés de crêpes au saumon, petits fours frais, pâte maison, piments chatouillant les papilles, dans la cheminée, le feu brasille. Je vous ressers ?  Bien volontiers.  Mais sans façon,  pour moi  c’est non.

Passons à table les amis. Saint Jacques aux petits légumes, croûte dorée, percée, qui fume. Un verre de Pernand-Vergelesses ? Entretenez notre faiblesse ! Chut ! Déguster relève de l’art, les bougies voilent les regards. Un rôti farci au foie gras, des pommes de terre à la truffe. Gourmand  ce fabuleux repas, le cuisinier n’est pas Tartuffe ! Une larme de Léo-Pessac ? Encore des tours dans votre sac ? Voyons, salade sans façon. Fromage, dessert : une Pavlova. Ne me dites pas que… vodka ? Café, liqueur de mandarine, comme on a commencé on termine !

Quand la raison hurle prudence, vers la maison rouler patience… Quand partager, se retrouver, échanger fous rires et nouvelles, quand des soucis se libérer, fait dire que la vie est belle.

CE SOIR, OUBLIONS...
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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 08:00
PAPILLONS

Il sort en salle mercredi, alors pourquoi en parler avant.  Quoi dire ? Le sujet du film c’est persévérer pour faire reconnaître son talent.  Hollywood, des couleurs pastel ou pétantes, la danse, la musique. Les déceptions balayées par la fougue, l’endurance, la confiance en soi. Les pleurs, le chagrin, la rage. La joie, les rires, de l’émotion en feu d’artifice, le sentiment d’apesanteur. La nuit, des étoiles, des réverbères, le jour lumineux, le blanc immaculé. Des décors, des costumes, des plans magistraux. L’amour plus fort que tout. Voilà ce que You tube enseigne.

Voici sur quoi ce film renseigne avant même que des files se forment devant les cinémas. L’époque, morose, a besoin d’enchantement, de rêve, de folie, de légèreté. Le spectateur a une âme de midinette et le cœur fait pour la romance. On ne le stimule jamais assez.  Il aime s’échapper sans recourir aux paradis artificiel.  Il est beau jeune, en pleine santé, il a un avenir, une raison de vivre. Et quand le générique de fin se profile, il atterrit en douceur. Dans sa tête, des papillons pollinisent les petites cellules grises. La semaine peut démarrer.  

1967 avait ses Demoiselles, 2017 a La La Land

 

PAPILLONS
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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 16:05
NEIGE

Elle doit arriver cette nuit. Ça fait une semaine qu’on nous l’annonce. Le vent, la pluie, de la glace fondue l’ont précédée. Elle se fait attendre. Derrière la brume, elle prend le pouls de la ville. Elle entend : « C’est à toi dans deux minutes ! » Elle s’ébroue, le ciel claironne : « Et maintenant, la voici, c’est elle, faites une ovation à.. ». A la télé  Laurent Delahousse prévient : « Madame, monsieur, bonsoir. Grands froids attendus dans les jours à venir. EDF est sur les dents. »

Elle secoue sa crinière cotonneuse, fait voltiger ses paillettes, tourbillonne dans un grand show, tant de lumière, tant de blancheur. Et le silence se fait, un public ébahi la regarde évoluer, électriser l’atmosphère, réinventer le décor. Attention, la touche ultime, la chute des derniers flocons.

La star s’éloigne, qui voulait mourir sur scène.  Avec son manteau blanc le rideau est tombé. 

 

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 08:00
COMME LUI

Elle lui ressemble. Elle est icône, on se la représente, ronde, joufflue, dorée. Il est pictogramme, on le dessine jaune, circulaire, rayonnant. On la relie à l’enfance, à la naïveté. Il évoque douceur, lumière et clarté. On  l’associe au cidre, à la fève ou à la couronne comme lui au ski, à la plage, aux vacances. On la photographie, entière ou  tranchée,  on zoome sur le feuilleté de sa pâte. On l’immortalise sur disque dur par goût des clichés,  pour épater ses amis ou se créer de radieux souvenirs. Elle est coutume, tradition, il est phénomène culturel. Elle est remède, réjouit, rassemble. Il est médicament, réchauffe, apaise. Elle est divinité païenne, il est astre providentiel.

Alors pourquoi ne pas le temps d’un partage, les réunir.

 

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 08:00
Entracte, Edward Hopper, 1963

Entracte, Edward Hopper, 1963

Un moment étrange. Le film, ou la pièce, n’a pas commencé.  Peu de spectateurs, il est trop tôt. Ce qui compte c’est la femme assise, sage, attentive, un peu raide. Résignée aussi. Ce qui va se dérouler sous ses yeux ne regarde qu’elle. C’est à peine si nous percevons l’estrade, entrevoyons  le rideau.

Elle est belle,  jeune encore. Sa robe dévoile des bras blancs et potelés, une ligne fine, laisse entrevoir  de petits seins pointus, s’enroule aux genoux. Glisse sous les doigts. La femme est distinction, détachement, recul. Elle est une île au milieu des vagues de velours  que sont les fauteuils. Il y a ce mur comme en prison, blafard, interminable. La porte à ses côtés est échappatoire. La remarque-t-elle ? Elle baisse les yeux, renonce-telle ? Son nez est volontaire, ses joues sont creusées. Ses talons marquent la moquette au sol. Elle est sur le point de… Elle a trouvé sa place,  excentrée, choisi son jour, dimanche 1er janvier.

Elle pense à son couple, solide, un peu terne, à ses enfants éloignés. Qui ne reviendront que pour lui placer un bébé entre les bras. Elle a des pulsions, des passions que son métier ou les voyages ne comblent pas. Elle a une vie devant elle, vers laquelle embarquer. Quitter l’île ! Elle ressent des fourmillements dans les pieds.  Gagner l’estrade, succomber à l’appel de sensations extrêmes, de situations fantasques.  Crever l’écran 2017. Renaître.

La femme est sur le point de se lever.

 

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 19:23

BLOG EN PAUSE

QUE 2017 VOUS SOIT DOUCE!

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 08:00
J'AIME ASSEZ

J’aime assez l’idée d’un livre voyageur qui parcourt le monde par la poste. Et dont les pages sont couvertes d’empreintes, de poussière de tous les pays. Pliées, chiffonnées, par des lecteurs curieux et avides. Dont les mots, entourés, soulignés, ajoutés dans la marge sont la preuve de l’intérêt qu’on manifeste à la lecture. Dont la couverture cornée ou arrachée, la reliure décollée, la quatrième de couverture inexistante, les grains de sable, les tâches de graisse ou de chocolat certifient : « j’ai été manipulé, adoré ou rejeté, trimballé dans un sac, lu dans les transports, dans un lit ou aux toilettes mais j’ai apporté quelque chose».

J’aime assez l’idée d’un voyage par la lecture. Echappatoire, découverte, enrichissement, enseignement, divertissement. Oubli du lieu, du moment, de l’entourage. Perte de la notion de temps ou d’espace, des sensations de fraîcheur, de chaleur, des besoins de boire ou dormir. Lire assis à une table à la bibliothèque, debout entre deux rames du métro, à genoux entouré d’enfants aux yeux écarquillés, à plat ventre sur le canapé, dans la position du lotus ou sur un tapis à clous, peu importe. Pourvu que ça signifie : « J’en apprends autant qu’avec une valise ou un sac à dos en parcourant le monde »

J’aime assez ce cliché car à lui seul, il rassemble  deux idées  qui me sont chères.

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 08:00
AU SOL HUMIDE ET FROID

 

Qui t’as déposée là

Au sol humide et froid

Dressée tout contre un arbre

Aussi dur  que le marbre

 

As-tu  couru la lande

De Bretagne ou d’Irlande

Sifflé  sur la colline

Vibré,  cœur grenadine

 

Es-tu tombée à terre

Lancée par Marc Knopfler

Le nez dans le ruisseau

Faute à Manu Chao 

 

Penses-tu comme Nicolas

Qu’on ne veut pas de toi

Clames-tu ici et là

Je n’brigue pas d’autre mandat

 

Sur la mule de Pancho

Danses-tu le Flamenco

Promenais-tu Django,

 Jazzy, au fil de l’eau

 

Sous les doigts fins, agiles

D’un jeune ado fébrile

Qui caressait tes cordes

Semais-tu la discorde

 

Tu étais jeune et belle

Avide de ritournelles

Et tu ronges ton frein

Nul sac à sapin

 

Masquant ta déchéance

De ce trou la béance

Escamotant le bois

Si lustré autrefois

 

Sais-tu qu’au cimetière

Repose à même la pierre

Ta p'tite sœur de chagrin

Veillant sur Fred Chichin

 

Il  suffirait de peu

Le geste d’un curieux

Artiste mélomane

T’emportant dans ses mannes

Tombe de Fred Chichin ( Rita Mitsouko), au cimetière Montmartre

Tombe de Fred Chichin ( Rita Mitsouko), au cimetière Montmartre

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 08:00
FOLKLORE

Décembre en place, c’est Noël qui s’oublie. La fête approche et file entre nos doigts. Se prépare dans l’effervescence. Dans une débauche de lumière, de couleurs. La foule gesticule, se masse, se bouscule. Odeurs de parfums et de sueur, chaleur oppressante des grands magasins. Nourriture étalée, coffrets, boites, papier glacé, bolduc, ficelles. Sapins emmaillotés, jacinthes pailletées, thuyas enneigés. Etoiles en vitrine, marchés, épicerie fine, repas d’entreprise, cadeaux surfant sur la crise, robes scintillantes,  bourses parfois défaillantes. Surprendre et faire plaisir. Offrir et recevoir. Un mois de frénésie, de courses et de folies. D’intenses préparatifs, d’assauts démonstratifs.

Pour un soir pareil aux autres, dont la  magie est de rassembler ceux qui s’aiment. Au-delà du folklore de décembre.

 

 

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