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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 19:02
Les Péniches  André Lhermet

Les Péniches André Lhermet

Si dans la vie tout était bleu

L’Olympe choisirait pour les Dieux

Des nuances peu artificielles

Bleu indigo, marine ou ciel

 

Or dans tes yeux le monde est vert

A des variances où je me perds

Olive, émeraude, ou impérial

Auprès de toi, je suis fatale

 

Alors imagine le tableau

Nous deux à l’avant du bateau

Pris dans les tons vert indigo

Des nuages se mirant dans l’eau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 08:00
MOROSITE

C'est une photo qui me fait du bien. Quand le ciel est gris même s'il ne fait pas trop froid, que les jours n'en sont pas ou si peu, quand novembre célèbre ses morts et la fin de la grande guerre, quand l'automne court vers l'hiver, quand Thanksgiving ne signifie rien, et qu'on songe à se vacciner contre la grippe, ajuster son bonnet, son écharpe, marcher dans le vent et la pluie...

Eh bien moi, je pense aux matins clairs et au soleil diffractant ses rayons, à l'ombre généreuse des arbres et aux sols couverts de verdure, j'ai envie de m'asseoir juste dessous, de remplir mes poumons de l'odeur du gazon et de m'endormir là, bercée par la brise et les chants des moineaux. Je ferme les yeux, je fais le vide, je me détends... Et vous?

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 08:00
DEFI 133: ALLONS FLANER....

Sujet libre ce jeudi pour le Défi 133 chez Harmonie pour les Croqueurs de mots

Allons flâner à Carcassonne, vois les remparts !

Sur les pavés des pas résonnent, glisse l’histoire

Et des croisés nobles et fiers, des jouvencelles

Se jouent de l’ombre, des matins clairs, dans les ruelles

 

Le jour se lève, la cité chasse les nuages

Aucune trêve et le temps poursuit ses outrages

Une foule avide devant ses portes agglutinée

Traque les rides d’une châtelaine trop assiégée

 

Toutes ces boutiques derrière des porches installées

Où des répliques, brassards, armures et gantelets

Offrent du rêve aux enfants sages, émerveillés,

La nuit s’enfièvrent du murmure des chevaliers

 

Et de la route, la citadelle lance des flammes

Un long ruban, un étendard, une oriflamme

Dame Carcas et Charlemagne sont es héros

Dont la légende entre ses murs trouve un écho

 

 

 

 

 

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 08:00
DEFI 133: A LA VOTRE!

 

Mise en scène de mon pseudo cette semaine, chez Harmonie.37. pour les Croqueurs de mots et le défi 133.

Sur Internet il est porté par des personnalités célèbres,  Jane ou Katherine par exemple, c’est un nom de ville ou d’états, Australie, Québec, Etats Unis, Royaume Uni. Il apparaît aussi dans le titre d’un roman de Jane Austen : Mansfield Park. Il existe une marque de chaussures qui a presque la même orthographe : Manfield. Et je cherchais un pseudo qui ne soit pas moi, qui ne me ressemble pas, ne me laisse pas deviner. Car si je n’évoque pas Katherine Mansfield, personne ne pense à elle. Personne ne se dit que la lecture puis l’écriture m’ont conduite vers elle.

On peut imaginer que je fantasme sur Jane ou que j’ai le goût des voyages, supposer que cette célébrité par procuration me fait du bien, me flatte, me porte. Après tout, comment expliquer un pseudo qu’on n’a pas réellement choisi, mais dont on a décidé un jour, sur une impulsion. J’ai dit, c’est ça, ça sonne bien, c’est suffisamment nébuleux, je prends.

En réalité j’ai retenu que nous avons trois éléments en commun Katherine et moi, l’amour des mots, une origine îlienne donc une attirance toute particulière pour la mer, et un lieu de vie bien ancré dans les terres. Pas mal, pour le choix d’un pseudo. Partageons une pinte de bière pour conclure. A la vôtre!

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 08:00

A l'occasion du défi 133 lancé par Harmonie pour les Croqueurs de mots, je dédie cet acrostiche à l’écrivaine à laquelle je dois mon pseudo : Katherine Mansfield.

 

Météore flamboyante surgie du Pacifique

Aimant des mots la force et des sons la musique

Nature contemplative, observant, décrivant

Silhouette indécise ballotée par le vent

Fille du temps et des champs, des couleurs de l’été

Immense nouvelliste au langage désuet

Elle fut emportée par un siècle trop pressé

La pierre qui la couvre et l’attache à Avon

Dépouillée, oubliée, au passant crie son nom

 

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 08:00
SORCIERES ETC....

 

Halloween ! Bien sûr, ils vont encore inventer des histoires qui font peur, de sorcière et de balai ou de tronçonneuse et de morts vivants. Mais nous, on veut avoir peur gentiment. Les sorcières doivent être un peu fofolles, du genre qui n’aiment pas la soupe ou qui ne se lavent pas les dents, et obéir au grand lézard vert qui donne les consignes pour la préparation des potions. Elles habitent dans de grandes maisons orange et noir et le lézard a donné une partie de la formule à chacune. Elles ont à mélanger leurs soupes dans le gros chaudron sur la grand-place et ça bouillonnera puis deviendra rouge sang.

Elles se sont concertées et en grattant leur grand nez crochu, se sont demandées comment un mélange de petits pois, brocolis, haricots longs et fins, salades, ciboulette, persil, courgettes et épinards peut devenir rouge sang sur la grand-place et pourquoi. Le lézard leur a dit de ne pas réfléchir, lui il sait, et puis il ajoute un petit truc qui fait la différence, faut pas se poser de question. Pourquoi ? Ben, les questions ça fait parler les idiotes !

Alors elles ont fait ce qu’on a demandé et sur la grand-place, la soupière sent bon les légumes. Le lézard a dessoudé une de ses écailles et l’a jetée dedans. Hum quel parfum, et ces grosses bulles à la surface ! Le chaudron a éclaté et de la grenadine s’est déversée  sur la place balayant les sorcières qui se sont retrouvées jupons retroussées et les fesses à l’air. Le lézard a aspiré ce mélange de sorcières à la grenadine  et  a fourré des muffins à la cannelle avec.

Dire qu’il faut s’y prendre tôt, dès le 31 octobre, pour ne pas éveiller les soupçons. Et puis c’est meilleur, en préparant  les gâteaux par avance, il suffira de les décongeler pour Thanksgiving.

Ah, ça fait du bien de délirer un peu, juste avant Noël !

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 08:00
DEFI 132: JUSQU'AUX OS

Défi 132 pour les Croqueurs de mots, chez dimdamdom59: expression de la langue française revisitée à ma manière et en poésie.

 

Aujourd’hui une pluie fine a balayé l’automne

Octobre et ses jours plats s’imposent monotones

Séquestrent les couleurs et installent la nuit

Dans un ciel  aux nuages bas, ouatés, bleuis

 

Mes pas se font pesants et puis soudain légers

La ville en gémissant effraie les marronniers

Leurs  troncs sont  gris, luisants,  leurs branches desséchées

Et la brume s’incruste partout dans la cité

 

J’avance et le vent claque, s’enroulant à mon cou

Il m’étrangle, il m’enivre et je tombe à genoux

Sur l’asphalte où se collent les restes mordorés

Des habits de lumière dont se parait l’été

 

Il semble que la bourrasque m’a taillé un costume

En me plaquant au corps les poussières du bitume

L’eau ruisselle sur mes bras, s’infiltre sous ma peau

Et profond en moi ; JE SUIS TREMPEE JUSQU'AUX OS

 

 

 

 

 

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 08:00
DEFI 132: FIN DE JOURNEE

 

Défi 132 chez dimdamdom59 pour les croqueurs de mots : une expression courante de la langue française réinventée par moi.

 

C’est l’instant  où le jour se retire  comme une vedette déchue qui ne supporte plus son physique dans la glace. Il garde encore un peu de sa gloire passée et fanfaronne, explique, j’étais beau alors et lumineux et chaud.  Mais les heures se sont déroulées longues et courtes, attente ou ennui, bonheur ou  tristesse, pluie ou soleil. Il y eut des moments graves et solennels, des instants rares dans la fureur, des hurlements dans le silence.  Le temps s’est écoulé sans  qu’on puisse le brider ou le tenir en laisse.

Pour l’heure il s’échappe en jappant dans les jambes de l’après-midi qui se  met à courir, droit  et aveuglé par le clair de lune, les feux des réverbères et les phares des voitures. Puis les aboiements du temps deviennent  hurlements prolongés, insistants d’une meute en chasse. Et la nuit s’installe dans cette cacophonie ENTRE CHIEN ET LOUP avant de s’abattre, implacable sur nos épaules. 

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 08:00
DEFI 132: SI JE POUVAIS...

Défi 132 chez dimdamdom59 pour les Croqueurs de mots : raconter à sa manière une expression courante de la langue française. Désolée, je n’en explique pas vraiment l’origine !

 

Si je pouvais tromper le temps

Freiner le cours de mes journées

Si l’amour était innocent

Rendait au monde sa pureté

 

Je me satisferais de nous

Et de nos souffles emmêlés

Formulant tous ces projets fous

Pris dans l’élan de nos baisers

 

Si je m’exerçais à cueillir

Les bonheurs calmes de l’existence

Les mots que j’aimerais te dire

Sont douceur, tendresse et patience

 

Si j’écoutais ses battements

Je saurais bien pourquoi mon cœur

Subit tant de tiraillements

CHERCHE MIDI A QUATORZE HEURES

 

 

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 08:00
A LA FRANCAISE

A Castres devant le Musée Goya, les jardins à la française sont une tapisserie de verdure. La nature se plie aux caprices de l’homme, s’enroule et s’entortille, se met en boule, trace des lignes et des volutes, forme des angles, suit des allées. Elle se fait dessin, tableau, broderie, canevas. Domestiquée, elle se laisse admirer, comme un mannequin habillé couture et aux dimensions parfaites suscite des murmures enchantés lors d’un défilé. Car chacun occulte travail, discipline et torture, ces vilains mots cachés derrière un long parcours au résultant bluffant. Et puis, quelle approche, quel hommage,  cette peinture végétale au taille-haies  et au ciseau  juste avant de découvrir l’autre, à la gouache et au pinceau !

 

Et de près, lorsqu’on se promène dans ce parterre de buis, on le voit qui ondule au soleil lui empruntant l’éclat de ses rayons et battant des cils quand ils se font aveuglants. Bridée, la nature ? Je la crois faussement docile et toujours résolue à surprendre, courtiser, séduire l’humain qui ne demande qu’à succomber.

 
A LA FRANCAISE
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