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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 08:00
SOUS JUILLET

Et Paris soupire sous juillet

Dans les rues noyées de soleil

Un vent chaud lèche les pavés

Il me caresse les orteils

 

La saison a des tons vermeils

Qui jonchent déjà les trottoirs

Mais août programme son réveil

Il tient septembre en son pouvoir

 

Les jours s'étirent calmes et plats

Peu de touristes dans le quartier

La ville bourdonne sans éclat

Loin du Louvre, du Palais Garnier

 

Ici, la foule a recrée

Le décor de ses origines

Ceux que l'été laisse désoeuvrés

Tout près du canal s'agglutinent

 

A la surface du miroir

La lune étale des étoiles

Lorsque enfin s'annonce le soir

Glissant tel un bateau à voiles

 

Dans les coeurs chantent les vacances

Parfums d'épices, de baies sauvages

Fermons les yeux, comme en partance

Vers d'autres cieux, d'autre rivages

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 08:00
BERLINER DOM

Depuis les hauteurs du Berliner Dom, principale église protestante de Berlin, on aperçoit une ville semée d’églises, de jardins, de grues, de chantiers. A ses pieds la Spree s’entortille comme serpente la Seine non loin de Notre Dame, véhiculant son lot de touristes sur bateaux mouches. La ville conte ses heures grises et opaques, ses jours clairs et lumineux. Le visiteur est comblé, il peut immortaliser l’instant, la vue est magnifique et les souvenirs bloqués sur numérique illustreront blogs ou albums de famille.

Que dire de la Crypte ! Alignement de cercueils minuscules ou de taille acceptable, couronnes, métal forgé, empoussiéré, lourds rubans à pompons, murs nus, beiges, froids. Recommandations : respecter les lieux en sommeil, ne pas déranger, chacun a son heure. Heureusement, et sans que cela offusque tous ces Hohenzollern endormis, un arôme de torréfaction cueille les narines dans le mince couloir qui conduit à la cafétaria, vers les vivants. Un couloir que l’on franchit soulagé comme si Anubis refusant de peser des âmes trop légères les renvoyaient s’alourdir de l’autre côté du fleuve de l’enfer.

BERLINER DOM
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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 20:06
Annecy, le Lac

Annecy, le Lac

 

BLOG EN PAUSE .... MAIS PAS ENCORE EN VACANCES!

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 21:03
Grand Etang, Guadeloupe

Grand Etang, Guadeloupe

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 14:29
Retour de pêche à Sainte-Rose Guadeloupe

Retour de pêche à Sainte-Rose Guadeloupe

Dernier jeudi en poésie avant les vacances chez Enriqueta pour les croqueurs de mots : Oiseaux marins ou les îles

 

C’est le retour de pêche, déjà les pélicans

Peignent les bateaux bleus de leurs ailes d’argent

Imposent aux marins leurs becs affamés

Inspectent les casiers, les filets, en gourmets

 

Tandis qu’on improvise une halle sur le sable

Des locaux s’interpellent, rient, s’épongent; comme diables

Se prennent à marchander, que de cris et de rires,

Langoustes et dorades, à bouillir ou à frire

 

Et dans la bousculade, au milieu des badauds

Qui vont, déambulant, une cohorte d’oiseaux

Mouettes et cormorans se déploient, agressifs

Accourus, bec au vent, délaissant les récifs

 

Cependant, l’un d’entre eux, tutoyant les nuages

Et l’azur et le vent gouvernant son plumage

S’éloigne d’un battement ferme et glisse par un instants

Tel un surfeur habile mesure vagues et courants

DEFI 148: RETOUR DE PECHE
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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 08:00
Casablanca, vue (trouble) depuis ma fenêtre Rue de Péronne ,1970

Casablanca, vue (trouble) depuis ma fenêtre Rue de Péronne ,1970

148ème et dernier défi avant les vacances chez Enriqueta : raconter sa mer ou son océan.

Eh bien moi je préfère l’Océan Atlantique parce que je suis née le nez devant, à Casablanca. De ma chambre je pouvais apercevoir les skieurs virevoltant dans le port et j’entendais les cornes de brume des bateaux, je voyais scintiller leurs feux qui faisaient la nique aux étoiles à la nuit tombée. Avec mes jumelles je regardais le phare dans les yeux.

La grande bleue, je l’avais partout sous les yeux. Parfois nous prenions un petit taxi rouge et allions goûter sur la Corniche dans un jardin public qui résonnait de cris d’enfants et du fracas des vagues derrière lui, tout à la fois. Où boire un jus d'orange face à la mer. Le dimanche c’était la plage, la pêche aux moules à marée basse, les parties de cache-cache dans les dunes. C’était le temps des repas géants, on amenait boissons fraîches et barbecues au bord de l’eau. Une eau pas toujours chaude, le ciel de Casa n’est pas celui de Pointe à Pitre, mais on avait les marées, l’iode et le vent qui fouette les jambes. Avec le thé à la menthe et des gâteaux au miel dévorés les pieds dans le sable, les ouili ouili ! des mamans inquiètes de voir les jeunes s’aventurer au loin, les olives et la Kémia circulant de tente en tente. Je me souviens de mes sauts dans les vagues avec une chambre à air de pneu en guise de bouée, et de la première fois où j’ai réalisé que je pouvais flotter.

Mes souvenirs oscillent entre exotisme et décors éternels des bords de mer. Mais je préfère l’Atlantique parce que c’est l’Océan de mon enfance.

Avec mon frère, sur la Corniche

Avec mon frère, sur la Corniche

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 08:00
DEFI 148: INSTANTS SUR LE PORT

148ème et avant-dernier jeudi en poésie proposé par Enriqueta pour les Croqueurs de mots : Marins ou ports.

 

Ils étaient en partance toutes voiles dehors

Ils tranchaient le métal des eaux moirées du port

La coque poudrée d’écume et ployant sous la houle

Attrapant les vivats et les cris de la foule

 

Debout sur la jetée, dans l’ombre grise du phare

Les joues mangées de sel, j’écoutais chaque soir

La plainte rompue des lames percutant les rochers

Le chuintement mousseux des vagues écrasées

 

Des relents d’encablures, de bois et d’air iodé

Et de butin de pêche serré dans des filets

Envahissaient les quais ; alors, les yeux fermés

Je me représentais des rivages étrangers

 

Où l’Orient se parfume de jasmin, de curry

Où la mer et le ciel au soleil se marient

Où des rayons fuyant le disque entaillé

Empourprent l’horizon, creusent un lit safrané

 

DEFI 148: INSTANTS SUR LE PORT
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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 08:00
Soir d'été à Kingston, Canada

Soir d'été à Kingston, Canada

Un vent léger tourbillonnant, l’après-midi bien entamé, un soleil plutôt timide, un ciel gris, lourd, l’été s’annonce en demi-teinte. On n’y croit pas trop encore, parce que la lumière n’est pas maximale et les jours ne semblent ni longs, ni gais. La foule s’amasse pourtant, elle joue le jeu, alors les oiseaux s’éloignent, leurs chants se font rares. A chaque carrefour, sur les pelouses, au centre des grandes places, des troupes se sont installées en musique. Ce jour est le leur, on passe, on les écoute, on applaudit. La saison n’a pas besoin de soleil et de ciel bleu, de pépiements, ni de jardins fleuris et parfumés ce jour-là, qui précède la Saint Jean et la fin de l’année scolaire. Elle s’enivre de mélodies, de notes, elle est joyeuse, elle danse, elle roucoule. Et nous avec.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 08:00
ALLEGORIE

S’estimer protégé derrière des rochers

Pesants, lisses et luisants tout comme ses pensées

Acquises, intemporelles, et si peu essentielles

C’est le credo de l’homme, aveugle, superficiel

 

Car il refuse de croire du fond de sa caverne

Que le monde se tient loin de ses balivernes

De ses idées toutes faites, de son conditionnement

Des ombres dans sa tête, de leur alignement

 

Dans sa réalité n’entre pas la lumière

Son univers entier n’est que nuit et poussière

Osera-t-il avancer vers l’autre paradis

Du savoir éclairé qui d’emblée éblouit

 

Peut-on lui signifier qu’un Maître se tient prêt

Qui l’aiderait à grandir, humblement, sans apprêt

Qui lui ferait franchir le seuil de sa prison

Qui lui enseignerait la doctrine de Platon

 

Hum, un peu philosophique mais après tout pourquoi pas….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:00
DEFI 147: CAPITAINE
DEFI 147: CAPITAINE

Défi 147 mené par ABC Jardin-des-mots pour les Croqueurs de mots: Les matelots n'ont pas le choix du capitaine, sont-ils à la fête?


Le capitaine rêve. Il songe à sa bien-aimée restée à quai ou peut-être se prend-il pour Hemingway décrivant un vieil homme au teint buriné, imagine-t-il le Captain Achab pourchassant Moby Dick, ou craint-il la révolte du Bounty, pense-t-il au conflit qui opposa Lou Larsen et Van Weyden, songe-t-il à reconstruire le Kon Tiki, ou à ressusciter Manu Reva, émigre-t-il vers de nouveaux territoires à bord du Mayflower, souhaite-t-il qu’on lui tricote un bonnet rouge pour embarquer sur la Calypso, le gustaria irse a bordo de la Santa Maria como el gran Cristobal Colon, is he as famous as The Amiral Nelson is, ou plus banalement envisage-t-il de faire carrière sur un navire marchand ? Toujours est-il que sur le pont d’un bateau des Corsica Ferries reliant Bastia à Marseille, materné par une Pilotine, il se demande s’il n’est pas passé à côté de la gloire.

Mais nous matelots vacanciers, un peu insouciants, cela nous est indifférent, nous avons soleil, ciel et grand bleue. Vive les vacances !

DEFI 147: CAPITAINE
DEFI 147: CAPITAINE
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